Archives pour mai 2009
Le Lycée d`Aristote : réouverture bientôt
21/05/09
Le journal montréalais La Presse rapporte dans son édition du samedi, 16 mai 2009 en page 7 du cahier « Vacances/voyages », cette nouvelle de l`Agence France-Presse (AFP) concernant le site archéologique du Lycée d`Aristote. Découvert en 1996 dans le centre d`Athènes, celui-ci sera bientôt aménagé et ouvert au public a annoncé M. Antonis Samaras, ministre grec de la Culture. Ce dernier ajoutant que : « Le Lycée d`Aristote et l`Académie de Platon sont les premières universités du monde ».
En effet, c`est au cours de travaux de déblaiement d`un terrain destiné au départ à ériger un musée d`art moderne que les pelleteuses avaient mis à jour les vestiges du fameux Lycée que les archéologues recherchaient depuis des siècles. Le projet d`aménagement prévoit la pose d`un grand abri de verre et d`acier, de 12 mètres de haut, sur un demi-hectare qui recouvrira la palestre du gymnase du Lycée fondé par Aristote en 335 avant notre ère.
Présentation
Le mot Lycée, en grec Lukeion, est un lieu situé à l`est d`Athènes, au pied du Lycabette, colline de l`Attique de la chaîne du Pentélique, aujourd`hui intégrée dans Athènes. C`est une plaine dégagée sur les bords de l`Ilissos, petite rivière qui traverse Athènes.
À Athènes, on désigne sous le nom de Lycée, un des deux principaux gymnases de la ville. Ce gymnase est ainsi appelé parce qu`il est situé dans le voisinage d`un temple consacré à Apollon Lycien (selon les uns, tueur de loups et plus probablement dieu de la lumière). Déjà embellit par l`homme politique athénien Périclès (v. 495-429), le gymnase du Lycée l`est encore, au temps d`Aristote, sous l`administration de l`orateur et homme politique athénien Lycurgue (v. 390-324). C`est sous les ombrages des jardins ou des galeries couvertes du gymnase qui en dépendaient qu`Aristote enseigne la philosophie, et de là vient le nom de Lycée, donné à l`école de ce philosophe.
Au Moyen Âge, le « Lycée » désigne une école de philosophie d`après l`ancienne école des péripatéticiens d`Athènes. De plus, le nom de certaines institutions scolaires actuelles, notamment en France, y trouve également son origine.
Le samouraï et le poisson rouge : une exemplification du scepticisme philosophique
15/05/09
«Lorsqu’une influence se fait sentir avec trop de force,
on essaie d’ouvrir une fenêtre.»
– Michel Foucault, Dits et écrits II, Quarto Gallimard, p. 1599.
«Que vaudrait l’acharnement du savoir s’il ne devait assurer
que l’acquisition de connaissances, et non pas, d’une certaine façon
et autant que faire se peut, l’égarement de celui qui connaît ?»
– Michel Foucault, Histoire de la sexualité II, tel Gallimard, p. 15.
Première lecture l’été passé. Relecture de quelques passages récemment. Une impression demeure : le livre que l’historien Paul Veyne consacre à son ami Michel Foucault apporte une perspective singulière, qui dépasse la biographie comme la simple présentation de ses idées, en exemplifiant une manière d’incarner un scepticisme philosophique.
Le point de départ de Paul Veyne dans «Foucault. Sa pensée, sa personne» (éd. Albin Michel, 2008), c’est que toutes les tentatives de ramener Foucault à une forme de relativisme seraient injustes. Selon Paul Veyne, qui à ce sujet prend appuie sur les témoignages de Jean-Marie Schaeffer (à qui il attribue «la clé philosophique»), Foucault ne serait ni relativiste, ni nihiliste, ni subjectiviste, ni même structuraliste, mais plutôt un penseur sceptique, au sens philosophique du terme – dans une lignée faite de Carnéade, Montaigne, Hume… Et à cet égard, tel que cela a déjà été fort bien exposé (voir notamment à partir du 5e paragraphe), on peut dire que malgré certains aspects de l’ouvrage qui laissent sur notre faim, c’est là l’apport singulièrement intéressant de ce livre : exemplifier un scepticisme philosophique, autant dans ses ramifications dans le travail intellectuel que dans la vie privée et publique – et, ce faisant, montrer que le scepticisme philosophique ne débouche pas nécessairement sur des impossibilités, ni sur l’inaction.
Le Monde de l`éducation, no. 371 (penser, apprendre)
12/05/09
Le Monde de l`éducation, no. 371 (juillet-août 2008), 84p. [6.95$]
Dossier « Leçons pour penser et apprendre le monde » Ce numéro, conçu et coordonné par Nicolas Truong, propose de nouvelles leçons de choses. En effet, les auteurs ici présents plaident pour la centralité de nouvelles humanités. Le sommaire est divisé en trois parties : penser, enseigner, éveiller. Dans chacune d`elle, on retrouve des extraits de textes et des entretiens avec divers spécialistes et auteurs.
La première partie « Penser » contient quatre entretiens. On nous y dit que « Capable de penser son univers sans recourir au religieux, l`individu contemporain doit apprendre à reconnaître la diversité des espèces et des cultures sans renoncer aux valeurs qu`il a forgées » (p.8). Dans le troisième entretien qui porte sur la diversité humaine, l`anthropologue Françoise Héritier invite à dissoudre les hiérarchies sexuelles et culturelles face aux nouvelles formes de racisme et de relativisme. Elle allègue que « C`est donc à partir de la diversité que l`on peut extraire un certain nombre de lois générales de fonctionnement de l`esprit humain » (p.30). Dans le quatrième entretien, qui porte sur la religion et le spirituel, le metteur en scène Jean-Claude Carrière s`insurge contre la captation du spirituel par la religion. Citant l`écrivain français André Gide (1869-1951), il nous invite à « suivre ceux qui cherchent la vérité et à fuir ceux qui l`ont trouvée » (p.30).
La vérité de la science (340-3Y3-RI)
9/05/09
Notre département de philosophie offre 4 cours de formation spécifique dans le programme Histoire et civilisation, dont le cours sur La vérité de la science.
Ce cours revêt une double visée : tenter de mieux comprendre la nature de la science et l’aventure de la science. En quête d’universalité, la science cherche à se dégager des contingences sociohistoriques de son activité. Il est donc d’intérêt de tenter, d’une part, de mieux saisir la nature de la science en tant que science, de mieux cerner ce qui fait le propre de sa quête, de ses moyens, de sa vérité. Mais d’autre part, pour mieux la comprendre et éviter de la désincarner et de la déformer en la transformant en «idole», il faut aussi interroger les liens entre l’essence de sa quête et son existence réelle, de même qu’interroger sa présence au sein d’un horizon socioculturel.
Les Raisons dans l’histoire (340-4Z3-RI)
9/05/09
Notre département de philosophie offre 4 cours de formation spécifique dans le programme Histoire et civilisation, dont le cours sur Les Raisons dans l’histoire.
Ce cours vise à établir le sens et la portée des idées et des institutions dans la civilisation occidentale. Dans ce cours (qui s’appuie sur le cours Les idées architectes), l’étudiant est amené à examiner les rapports complexes que les idées ont entretenu et entretiennent encore avec diverses institutions (éducation, science, politique, économie, militaire, etc.). La finalité de ce cours est de permettre à l’étudiant de dégager les fils conducteurs des «idées architectes» et leurs relations avec les institutions, afin d’élaborer une conception ou vision de l’histoire exprimant la spécificité du monde occidental.
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