Archives pour juin 2009
Ouverture du nouveau musée de l`Acropole
30/06/09
Prévu au départ pour 2007, c`est le 20 juin 2009 que le nouveau musée de l`Acropole a été inauguré avec faste en présence de 400 invités. Il est situé devant le Parthénon, à 300 mètres au sud de l`Acropole, dans le centre d`Athènes. Sa réalisation a été confiée à l`architecte franco-suisse Bernard Tschumi qui compte plusieurs réalisations dont le parc de la Villette, dans le XIXe arrondissement de Paris. Commencée en septembre 2003, sa construction a coûté 130 millions d`Euros, utilisant 16,000 m2 de marbre et 4,390 m2 de plaques de verre. Sa superficie est de 25,000 m2 dont 14,000 m2 d`exposition. Il contient 4,000 objets, dont 300 au moins sont des chefs-d`œuvre. Le parcours va de 1000 ans avant J.-C. jusqu`à 700 après J.-C. Dirigé par Dimitrios Pandermalis, le musée rassemble des objets provenant des monuments et des fouilles sur l`Acropole comme des bas-reliefs, des statues et des céramiques.
Philosophie Magazine, no. 21 (Lévi-Strauss)
24/06/09
Philosophie Magazine, no. 21 (juillet-août 2008), 98p. [10.50$]
Le Dossier a pour thème « L`essence du temps ». Le lecteur est invité à réfléchir sur trois dimensions de la vie humaine : le temps de la nature, celui de la conscience et celui de la communauté. Dans un premier article, le philosophe Marcel Conche, interrogé par Alexandre Lacroix, réfléchit sur les temps de la nature (qui est infini) et du monde (qui est infiniment périodique), et éclaire le sens de l`expression « faire une pause ». Il rappelle que l`homme avec toutes ses activités n`a de cesse de temporaliser le temps. Éphémère et condamné à mourir, l`homme a besoin de croire à son existence. À cet égard, dit-il, la philosophie est un moyen de s`absenter, de prendre du recul par rapport à cette temporalisation, cela s`appelle l`art de vivre. Pour Conche, il faut se ménager des ouvertures à la sérénité tranquille : « À la surface de notre âme, il y a l`agitation, les vagues, les tempêtes, les harcèlements, les impatiences, mais dans le fond, comme dans la profondeur de la mer, doit régner un calme absolu » (p.40).
BD, finitude et quotidienneté
19/06/09
A thousand kisses deep.»
– Leonard Cohen *
Geo Histoire, no. 6 (Grèce antique)
17/06/09
Geo Histoire, no. 6 (juin-juillet-août 2008), 136p. [14.00$]
Dossier « La Grèce antique ».
Ce numéro estival est consacré à la civilisation hellénique. Le lecteur y explore des lieux (Péloponnèse, Attique, Cyclades) mais voyage aussi entre légende et réalité, entre mythes et histoire. Ce dossier spécial se divise en trois parties : 1. Une civilisation bénie des dieux 2. Des héros beaux et braves 3. Athènes, l`invention de la cité. Dès les premières pages, on rappelle que le monde hellénique inventa la cité et la démocratie tout comme le théâtre et la poésie. Si bien que cette même culture imprègne toujours notre société, vingt-cinq siècles plus tard.
Dans le chapitre traitant du patrimoine, l`historien Marcel Detienne, professeur à la Johns Hopkins University, à Baltimore (États-Unis), balaie les idées reçues sur nos lointains ancêtres. Il se demande ici de quoi sommes-nous réellement redevables aux anciens grecs ? Et ce dernier de répondre : peut-être simplement de l`art de savoir questionner le monde. Dans son article intitulé « Le mythe de l`idéal grec », il affirme que la « civilisation grecque » (celle dont parle les manuels) est une invention du XIXe siècle européen. Pour lui, ces 1500 cités-villages qui composent la Grèce entre le VIIIe s. av. J.-C. et le IVe s. ap. J.-C. étaient rarement urbanisées. De sorte que chacune avait la possibilité de mettre en œuvre des pratiques singulières, de choisir des « institutions » de la vie commune, de s`inventer au cours du temps.
Entrevue avec Jean-Marie Schaeffer
15/06/09
On peut lire une entrevue, dans Le Devoir, avec le philosophe Jean-Marie Schaeffer.
Un extrait :
«[…] Dire qu’il n’y a pas d’exception humaine ne veut pas dire qu’il n’y a pas de spécificité de part et d’autre des espèces. Ce qui est en cause, c’est la croyance que ces particularités permettent de couper tout lien entre les différentes formes de vie. Évidemment, l’homme se particularise par sa capacité exponentielle d’accumulation culturelle rendue possible par le langage. De même, certaines espèces savent voler, mais pas la nôtre. On peut penser la différence sans la penser comme une exception ontologique. […]»
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