Philo et Musique
Vidéo de la 2e Performance Musique et philosophie
3/04/13
Vidéo de la Performance «Musique et philosophie», dans le cadre de la 2e Semaine de la philosophie au Cégep de Trois-Rivières.
Performance «Musique et philosophie» du 21 février 2013
Animateurs : Patrice Létourneau et Dany Roy-Robert
Chanteuse : Alexandra Willett
Musiciens : Antony Joubert-Tremblay (batterie), Anthony Richard (guitare) et Gabrielle Gélinas (basse)
Chansons interprétées et analysées :
- Society d’Eddie Vedder (avec des liens développés à propos des notions de «nature» et de «culture» selon Jean-Jacques Rousseau)
- Tel un seul homme de Pierre Lapointe (avec des liens développés à propos de la condition humaine selon Martin Heidegger)
- Le déserteur de Boris Vian (avec des liens développés à propos de la notion de désobéissance civile, que Henry David Thoreau fut le premier à théoriser — et qui est mise en pratique par des gens tels que Gandhi et Martin Luther King)
- Vivre debout de Jacques Brel (avec des liens développés à propos des notions de «faiblesse», de «dernier Homme» et de «surhumain» selon Friedrich Nietzsche)
- Jailhouse Rock d’Elvis Presley (avec des liens développés à propos de l’illusion de la liberté selon Baruch Spinoza)
Date : le jeudi 21 février 2013, au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières
Vidéo de la soirée Musique et philosophie
5/03/12
Partie 2 :
Partie 3 :
Performance «Musique et philosophie», qui a eu lieu lors de la Semaine de la philosophie
Animateurs : Patrice Létourneau et Myriam Ross
Chanteuses : Charlotte Maltais-Hardy, Débora Perron et Maxine Gauvin-Dupéré
Musiciens : Nicolas Gosselin (basse), Antony Joubert-Tremblay (batterie), Charles Martel (guitare) et Ïoan Bastarache (clavier)
Chansons interprétées et analysées :
- Smells like Teen Spirit de Nirvana (avec des liens à propos des notions d’amour de soi et d’amour-propre chez Rousseau)
- Creep de Radiohead (avec des liens à propos de la métaphore du chameau chez Nietzsche)
- La nuit je mens d’Alain Bashung (avec des liens à propos de la notion de mauvaise foi chez Sartre)
- Sans exigences de Jacques Brel (avec des liens à propos de la notion des relations avec autrui selon Sartre)
- One de U2 (avec des liens à propos du mythe de l’androgyne selon Platon)
Date : le jeudi 23 février à 19h, au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières
Photos de la Semaine de la philosophie (Ajouts)
3/03/12
La première Semaine de la philosophie au Cégep de Trois-Rivières a mobilisé quelque 750 participations. Les objectifs de cette semaine étaient notamment de cultiver l’intérêt et la curiosité des étudiants pour la philosophie, de même que de contribuer au rayonnement et à la valorisation de cette discipline au cœur de l’institution. À la lumière des échanges, commentaires et échos reçus, nous pouvons dire que l’événement a été une réussite. D’ailleurs, les membres du comité organisateur envisagent d’ore et déjà de reconduire l’événement l’an prochain, avec une nouvelle mouture enrichie grâce à cette première expérience.
Pour mémoire, nous vous présentons dans la suite du présent billet quelques photos. Par ailleurs, pour les personnes intéressées, les DVD des captations vidéo de la conférence de Gérald Allard et de la soirée « Musique et philosophie » sont disponibles au local de la coordination du département de philosophie, ainsi qu’à la bibliothèque.
Enfin, il est à noter qu’en plus de celles-ci, quelques autres photos sont disponibles dans l’album de la Semaine de la philosophie du Service des communications du Cégep.
Brel et la culture
31/10/11
«J’essaie de réaliser les étonnements, plutôt que les rêves. (…) Un Homme qui n’a pas peur, c’est pas un Homme (..) La bêtise, c’est de la paresse. (…) La bêtise, c’est un type qui vit et qui dit «ça me suffit». «Ça me suffit, je vis, je vais bien, ça me suffit.» Et il ne se botte pas le cul tous les matins en se disant «c’est pas assez». «Tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne fais pas assez de choses». C’est de la paresse pour moi la bêtise. Une espèce de graisse autour du cœur qui arrive – une graisse autour du cerveau.»
Rock’n philo
13/09/11
Ce que l’on appelait autrefois «l’honnête Homme» ne douterait pas que la poésie soit un art à part entière. Mais en est-il autant pour la musique qui s’adresse à un plus large public ? Qui, à l’écoute d’une chanson de Jacques Brel, n’a pas déjà eu l’impression que se condensait en quatre minutes ce qui autrement s’expliquerait en une cinquantaine de feuillets ?
Jusqu’à quel point peut-on faire des liens entre des conceptions philosophiques et la musique accessible à un large public, et en particulier la musique que nos étudiants sont susceptibles d’avoir déjà écoutée?
C’est cette question que creuse Francis Métivier, avec «Rock’n philo» qui vient de paraître aux éditions Bréal. Sa thèse ne consiste pas à laisser entendre que les groupes de rock sont des philosophes, mais plus simplement que, parce qu’un bon nombre de chansons rock s’attachent à donner à voir des perspectives sur la vie, ces chansons recèlent bien souvent, implicitement, des conceptions philosophiques.
En partant de ce filon, Francis Métivier (professeur depuis 25 ans au Lycée et titulaire d’un doctorat de philosophie de La Sorbonne) creuse les liens entre, par exemple, «Ironic» d’Alanis Morissette et le concept d’ironie chez Kierkegaard, «Cargo de nuit» d’Axel Bauer et «l’exploitation de l’homme par l’homme» chez Marx, l’anarchisme chez Stirner et «God save the Queen» des Sex Pistols, la chanson «Francis» de Coeur de pirate et le langage chez Wittgenstein, «The End» des Doors et le mythe d’Œdipe, «Rock is dead» de Marilyn Manson et le concept de catharsis chez Aristote, les Beatles et Rousseau, Bob Dylan et Hobbes, Led Zepplin et Pyrrhon, Pink Floyd et Merleau-Ponty, ainsi que tant d’autres.
Au total, une quarantaine de titres analysés en un peu plus de 400 pages.
La philosophie peut aider à «réapprendre à voir le monde» sous un nouveau jour, dit-on – ici, il semble bien qu’elle peut aussi aider à réapprendre à écouter ce que l’on entendait sans y être forcément à l’écoute.
À écouter aussi : une entrevue avec l’auteur à la Première chaîne de Radio-Canada, avec Katerine Verebely et Michel Desautels (à partir de 35:10).
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