Philosophie et littérature
Aristote, Humain, trop Humain
13/09/11
«Un philosophe a-t-il une vie ? […] Telle est la question qui fut posée, en octobre 1996, à un colloque organisé par la New York University. Dans une intervention improvisée, Jacques Derrida commença par rappeler :
«[…] Vous vous souvenez sans doute de la formule de Heidegger à propos d’Aristote : «Quelle fut la vie d’Aristote ?» Eh bien, la réponse tient en une seule phrase : «Il est né, il a pensé, il est mort.» Et tout le reste est anecdote.»
Cette position, pourtant, n’était pas celle de Derrida. […] [Il] appelait alors à inventer «une nouvelle problématique du biographique en général, de la biographie des philosophes en particulier» pour penser la frontière entre «le corpus et le corps.».»– Benoît Peeters, Derrida, Paris, Éditions Flammarion, 2010, page 9.
Du fond des formes…
25/02/10
Si l’on est intéressé par des échos «de l’intérieur», alors il peut être utile de prendre connaissance de ce petit texte, apparemment (mais les apparences!!…) sans prétention, de l’écrivain Nicolas Dickner qui «rêve parfois d’un grand livre qui s’intitulerait : Une histoire de la littérature moderne en 50 exclusions» : Ghettos et chapelles.
Ghettos et chapelles. Un petit rien, qu’un grain de sable. Mais qui sait ce que peuvent faire les grains de sable, lorsqu’ils trouvent leurs huîtres !
Renouveau du débat sur le rôle de la critique en littérature ?
14/03/08
Est-ce que poindrait un renouveau de ce débat dans la sphère anglo-saxonne ? Pour les personnes qui s’intéressent au débat sur l’expertise critique et sa place face à l’évaluation de la valeur des œuvres artistiques, signalons la récente recension (par John Mullan) de The Death of the Critic – un ouvrage de Rónán McDonald sur la place des jugements sur la valeur dans le domaine littéraire. Si le sujet intéresse, on peut aussi lire l’écho de René Audet à cette recension, dans Le rôle de la critique.
L’homme qui savait tout
13/10/07
Catherine David, journaliste au Nouvel Observateur et romancière, nous offre avec L’homme qui savait tout, une perspective intéressante sur un penseur qui n’est plus guère aujourd’hui connu que de nom : Pic de la Mirandole.
Le roman nous conduit dans les méandres dramatiques de la fin du Quattrocento à Florence, puisque l’histoire de Pic est indissociable de celle de Florence et de l’idéal humaniste dont la cité des Médicis a été le giron.
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