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	<title>PhiloTR &#187; Magazines-Revues</title>
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	<description>Département de philosophie Cégep de Trois-Rivières</description>
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		<title>L`Actualité, Vol. 35, no. 6 (philosophie)</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 14:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="112" height="153" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/actualite-vol-35-no-6.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="actualite-vol-35-no-6" /></p><em>L`actualité</em>. Vol. 35, no. 6 (15 avril 2010). 74p. [5.95$]

Dans le présent numéro du magazine québécois, on retrouve à la section « <span style="color: blue;">Tendance</span> » un article signé par la journaliste Isabelle Grégoire <a title="_ftnref1" name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a> intitulé « <em>Un Québec fou de la philo ! </em>» aux pages 54-56. Comme le dit elle-même l`auteur dans la présentation : « <em>Aux antipodes du prêt-à-penser, la philosophie offre des outils pour donner un sens à nos vies. Et elle est de plus en plus populaire. Des PDG d`entreprise, des clubs de loisirs et même des écoles primaires la mettent à leur programme </em>».

Grégoire rappelle que « <em>Pendant longtemps, le religion a répondu aux grandes questions des Québécois. Aujourd`hui, la majorité d`entre-eux ne pratiquent plus et cherchent des réponses ailleurs. Si la philo n`apporte pas de recettes faciles, elle aide à poser les bonnes questions. Et à prendre du recul</em> » (p.54).

<span id="more-502"></span>Dans l`article, on y découvre le parcours de François Brooks (col bleu de la ville de Montréal), l`intérêt pour la philosophie de Paul Desmarais fils (Power Corporation), de Robert Dutton (Rona), de Jacques Perron (Compagnie des philosophes), de Monique Lortie qui a été l`une des premières à offrir des consultations philosophiques en privé au Québec, de Christian Boissinot (cofondateur de la revue <em>Médiane</em>) qui a pour projet une série télé et un site Web qui serait la « <em>mémoire philosophique du Québec</em> », de René Villemure qui offre des « diagnostics éthiques » à divers organismes publics comme le Service de police de la Ville de Montréal ou la Fédération des caisses Desjardins.

De plus, le lecteur est invité à tester ses connaissances sur quelques notions de philo 101 à l`adresse suivante : <a href="Http://www.lactualite.com/quix" target="_blank">www.lactualite.com/quiz</a>. (section « Culture »). Le jeu-questionnaire est préparé par Christian Boissinot, professeur de philosophie au collège François-Xavier-Garneau, à Québec. Le concepteur nous invite à faire aller nos méninges sur les 12 questions à choix multiples.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient en savoir davantage, quelques sites Web sont proposés :

François Brooks : <a href="http://www.philo5.com" target="_blank">www.philo5.com</a>

Philosophis : <a href="http://www.philosophie.net" target="_blank">www.philosophie.net</a>

Compagnie des philosophes : <a href="http://www.cdesphilosophes.org" target="_blank">www.cdesphilosophes.org</a>

Institut québécois d`éthique appliquée : <a href="http://www.ethique.net" target="_blank">www.ethique.net</a>

Philosophie Magazine : <a href="http://www.philomag.com" target="_blank">www.philomag.com</a>

Philosophie pour enfants : <a href="http://fp/ulaval.ca/philoenfant" target="_blank">www.fp.ulaval.ca/philoenfant</a>

Info. : <a href="http://www.lactualite.com" target="_blank">www.lactualité.com</a>

<hr />
<a title="_ftn1" name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a><span style="font-family: Times New Roman; font-size: x-small;"> Isabelle Grégoire est collaboratrice de l`<em>Actualité</em> et correspondante à Montréal du magazine l`<em>Express</em>. Native du Québec, elle est diplômée du Centre de formation des journalistes de Paris.</span></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="112" height="153" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/actualite-vol-35-no-6.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="actualite-vol-35-no-6" /></p><em>L`actualité</em>. Vol. 35, no. 6 (15 avril 2010). 74p. [5.95$]

Dans le présent numéro du magazine québécois, on retrouve à la section « <span style="color: blue;">Tendance</span> » un article signé par la journaliste Isabelle Grégoire <a title="_ftnref1" name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a> intitulé « <em>Un Québec fou de la philo ! </em>» aux pages 54-56. Comme le dit elle-même l`auteur dans la présentation : « <em>Aux antipodes du prêt-à-penser, la philosophie offre des outils pour donner un sens à nos vies. Et elle est de plus en plus populaire. Des PDG d`entreprise, des clubs de loisirs et même des écoles primaires la mettent à leur programme </em>».

Grégoire rappelle que « <em>Pendant longtemps, le religion a répondu aux grandes questions des Québécois. Aujourd`hui, la majorité d`entre-eux ne pratiquent plus et cherchent des réponses ailleurs. Si la philo n`apporte pas de recettes faciles, elle aide à poser les bonnes questions. Et à prendre du recul</em> » (p.54).

<span id="more-502"></span>Dans l`article, on y découvre le parcours de François Brooks (col bleu de la ville de Montréal), l`intérêt pour la philosophie de Paul Desmarais fils (Power Corporation), de Robert Dutton (Rona), de Jacques Perron (Compagnie des philosophes), de Monique Lortie qui a été l`une des premières à offrir des consultations philosophiques en privé au Québec, de Christian Boissinot (cofondateur de la revue <em>Médiane</em>) qui a pour projet une série télé et un site Web qui serait la « <em>mémoire philosophique du Québec</em> », de René Villemure qui offre des « diagnostics éthiques » à divers organismes publics comme le Service de police de la Ville de Montréal ou la Fédération des caisses Desjardins.

De plus, le lecteur est invité à tester ses connaissances sur quelques notions de philo 101 à l`adresse suivante : <a href="Http://www.lactualite.com/quix" target="_blank">www.lactualite.com/quiz</a>. (section « Culture »). Le jeu-questionnaire est préparé par Christian Boissinot, professeur de philosophie au collège François-Xavier-Garneau, à Québec. Le concepteur nous invite à faire aller nos méninges sur les 12 questions à choix multiples.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient en savoir davantage, quelques sites Web sont proposés :

François Brooks : <a href="http://www.philo5.com" target="_blank">www.philo5.com</a>

Philosophis : <a href="http://www.philosophie.net" target="_blank">www.philosophie.net</a>

Compagnie des philosophes : <a href="http://www.cdesphilosophes.org" target="_blank">www.cdesphilosophes.org</a>

Institut québécois d`éthique appliquée : <a href="http://www.ethique.net" target="_blank">www.ethique.net</a>

Philosophie Magazine : <a href="http://www.philomag.com" target="_blank">www.philomag.com</a>

Philosophie pour enfants : <a href="http://fp/ulaval.ca/philoenfant" target="_blank">www.fp.ulaval.ca/philoenfant</a>

Info. : <a href="http://www.lactualite.com" target="_blank">www.lactualité.com</a>

<hr />
<a title="_ftn1" name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a><span style="font-family: Times New Roman; font-size: x-small;"> Isabelle Grégoire est collaboratrice de l`<em>Actualité</em> et correspondante à Montréal du magazine l`<em>Express</em>. Native du Québec, elle est diplômée du Centre de formation des journalistes de Paris.</span></p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le nouvel Observateur, no. 2292 (pouvoir intellectuel)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 17:48:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[Champ intellectuel]]></category>
		<category><![CDATA[intellectuels]]></category>
		<category><![CDATA[intelligentsia]]></category>
		<category><![CDATA[maîtres à penser]]></category>
		<category><![CDATA[pensée française]]></category>
		<category><![CDATA[République des lettres]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="156" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/nouvel-obs2292.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="nouvel obs2292" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le nouvel Observateur, </span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">no. 2292 (9-15 octobre 2008), 66p. [5.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème « <span style="color: blue;">Le pouvoir intellectuel en France</span> ».</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Il s`agit d`une enquête sur les 50 maîtres à penser d`aujourd`hui. Ces derniers sont catégorisés de la manière suivante : les incontournables (Claude Lévi-Strauss), les médiatiques (Bernard-Henri Lévy), les réformistes tendance (Marcel Gauchet, Pierre Rosanvallon), les conservateurs assumés (Alain Finkielkraut), les radicaux chics (Alain Badiou, Jacques Rancière), la jeune garde (François Cusset), les clercs du nouveau monde (Olivier Roy, Jean Tirole) et d`autres représentants.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-501"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">On peut trouver dans divers établissements ces mêmes stars de la pensée : soit dans des centres de recherche (EHESS), des universités (Nanterre), des maisons d`édition (Gallimard, Le Seuil), des lieux publics (Le Flore). Prenant prétexte de l`essai du journaliste américain Donald Morrison <em>Que reste-t-il de la culture française ?</em> (Denoël,2008), ouvrage dans lequel il souligne le peu de notoriété internationale dont jouiraient aujourd`hui les penseurs français, Aude Lancelin et Elsa Vigoureux se demandent que sont devenus les clivages traditionnels ? Qui sont les nouveaux maîtres à penser ? Quelle est leur influence en France et dans le monde ?</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Parlant du paysage intellectuel français actuel, Lancelin et Vigoureux soulignent que<span> </span>« <em>Jamais autant de revues ou de cercles de réflexion n`ont en effet essaimé que ces dernières années, </em>[…] <em>Sans parler de toute une myriade de publications " gauche<span> </span>de gauche "</em>. Selon Marcel Gauchet, des travaux de qualité existent même si le système médiatique les relègue dans les marges. Pour ce dernier, le problème n`est donc pas du côté de l`offre mais de la demande sociale. D`après Gauchet, l`intelligence globale est partout battue en brèche au profit d`une réponse technicisée aux problèmes. Il dénonce une tentative par l`« expertocratie » pour liquider toute pensée originale.<span> </span>En référence au mandarinat, Lancelin et Vigoureux affirment que « <em>Le conformisme intellectuel qu`il impose semble durement toucher toute une nouvelle vague de jeunes intellectuels</em> » (p.10). Elles terminent en disant « <em>La figure de l`homme-monde, celle de l`écrivain complet à la Voltaire ou à la Sartre, s`est cependant éclipsée de la scène intellectuelle française actuelle, aucun n`ayant incarné un renouveau décisif au cours de la décennie écoulée</em> » (p.10).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour sa part, Denis Olivennes, du Comité éditorial du <em>Nouvel Observateur</em>, parle plutôt de la victoire posthume de Raymond Aron. À propos de la République des lettres qui, aux dires de certains, n`est plus ce qu`elle était, Olivennes voit les choses autrement. En ce sens, il se demande : « <em>Et si, en vérité, la disparition des grands systèmes idéologiques – le marxisme, le freudisme, la phénoménologie, le structuralisme… – et des maîtres penseurs était finalement le signe d`une maturité plus grande ? </em>» (p.10). L`auteur voit à la place un nouvel âge intellectuel français peut-être moins flamboyant que le précédent mais pas moins fertile, qui lui aussi aura à dire le réel.<span> </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> <a href="http://www.nouvelobs.com" target="_blank"> </a></span><a href="http://www.nouvelobs.com" target="_blank">www.nouvelobs.com</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="156" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/nouvel-obs2292.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="nouvel obs2292" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le nouvel Observateur, </span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">no. 2292 (9-15 octobre 2008), 66p. [5.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème « <span style="color: blue;">Le pouvoir intellectuel en France</span> ».</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Il s`agit d`une enquête sur les 50 maîtres à penser d`aujourd`hui. Ces derniers sont catégorisés de la manière suivante : les incontournables (Claude Lévi-Strauss), les médiatiques (Bernard-Henri Lévy), les réformistes tendance (Marcel Gauchet, Pierre Rosanvallon), les conservateurs assumés (Alain Finkielkraut), les radicaux chics (Alain Badiou, Jacques Rancière), la jeune garde (François Cusset), les clercs du nouveau monde (Olivier Roy, Jean Tirole) et d`autres représentants.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-501"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">On peut trouver dans divers établissements ces mêmes stars de la pensée : soit dans des centres de recherche (EHESS), des universités (Nanterre), des maisons d`édition (Gallimard, Le Seuil), des lieux publics (Le Flore). Prenant prétexte de l`essai du journaliste américain Donald Morrison <em>Que reste-t-il de la culture française ?</em> (Denoël,2008), ouvrage dans lequel il souligne le peu de notoriété internationale dont jouiraient aujourd`hui les penseurs français, Aude Lancelin et Elsa Vigoureux se demandent que sont devenus les clivages traditionnels ? Qui sont les nouveaux maîtres à penser ? Quelle est leur influence en France et dans le monde ?</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Parlant du paysage intellectuel français actuel, Lancelin et Vigoureux soulignent que<span> </span>« <em>Jamais autant de revues ou de cercles de réflexion n`ont en effet essaimé que ces dernières années, </em>[…] <em>Sans parler de toute une myriade de publications " gauche<span> </span>de gauche "</em>. Selon Marcel Gauchet, des travaux de qualité existent même si le système médiatique les relègue dans les marges. Pour ce dernier, le problème n`est donc pas du côté de l`offre mais de la demande sociale. D`après Gauchet, l`intelligence globale est partout battue en brèche au profit d`une réponse technicisée aux problèmes. Il dénonce une tentative par l`« expertocratie » pour liquider toute pensée originale.<span> </span>En référence au mandarinat, Lancelin et Vigoureux affirment que « <em>Le conformisme intellectuel qu`il impose semble durement toucher toute une nouvelle vague de jeunes intellectuels</em> » (p.10). Elles terminent en disant « <em>La figure de l`homme-monde, celle de l`écrivain complet à la Voltaire ou à la Sartre, s`est cependant éclipsée de la scène intellectuelle française actuelle, aucun n`ayant incarné un renouveau décisif au cours de la décennie écoulée</em> » (p.10).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour sa part, Denis Olivennes, du Comité éditorial du <em>Nouvel Observateur</em>, parle plutôt de la victoire posthume de Raymond Aron. À propos de la République des lettres qui, aux dires de certains, n`est plus ce qu`elle était, Olivennes voit les choses autrement. En ce sens, il se demande : « <em>Et si, en vérité, la disparition des grands systèmes idéologiques – le marxisme, le freudisme, la phénoménologie, le structuralisme… – et des maîtres penseurs était finalement le signe d`une maturité plus grande ? </em>» (p.10). L`auteur voit à la place un nouvel âge intellectuel français peut-être moins flamboyant que le précédent mais pas moins fertile, qui lui aussi aura à dire le réel.<span> </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> <a href="http://www.nouvelobs.com" target="_blank"> </a></span><a href="http://www.nouvelobs.com" target="_blank">www.nouvelobs.com</a></span>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Philosophie Magazine no. 23 (Dostoïevski)</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/11/philosophie-magazine-no-23-dostoievski/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 15:40:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[Dostoïevski]]></category>
		<category><![CDATA[René Girard]]></category>
		<category><![CDATA[romancier]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="155" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/philo-mag-no-23.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="philo mag no 23" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Philosophie Magazine</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 23 (octobre 2008), 98 p. [10.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème « <span style="color: blue;">L`argent, totem ou tabou ? </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le <span style="text-decoration: underline;">premier</span> article, Martin Legros se demande si la prétention de la modernité à fixer la valeur de tous les biens n`est pas démesurée. À son avis, les philosophes des Lumières ont réhabilité l`ancienne cupidité (stigmatisée par Socrate, Aristote ou la chrétienté) car « <em>c`est une passion capable de neutraliser l`appel de toutes les autres en ramenant rationnellement l`individu à son propre désir</em> » (p.40). Dans le <span style="text-decoration: underline;">second</span> article, Peter Singer, professeur de bioéthique à Princeton (États-Unis), applique sa méthode d`une éthique utilitariste fondée sur l`expérience s`appuyant sur les travaux de Kathleen Vohs, publiés en 2006 dans la revue <em>Science</em>, l`auteur montre que l`usage de la monnaie ne serait pas neutre, mais aliénant. Il affirme en ce sens que « <span> </span><em>maintenant que nous avons conscience du pouvoir isolant lié à la simple pensée de l`argent, nous ne pouvons plus considérer que son rôle est entièrement neutre</em> » (p.43).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-500"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <span style="text-decoration: underline;">troisième</span> article s`intéresse aux pathologies de la possession (l`avare, le prodigue, le cynique, l`ascète) en référence à l`ouvrage publié en 1900 par le philosophe et sociologue allemand Georg Simmel (1858-1918) intitulé <em>Philosophie de l`argent</em> (PUF,1987). Dans le <span style="text-decoration: underline;">quatrième</span> article, Michel Eltchaninoff, spécialiste de phénoménologie, propose une audacieuse histoire des relations entre la philosophie et la finance. Touchant l`Antiquité, il donne l`exemple du philosophe et astronome grec Thalès de Milet (v.624 – v.546 av. J.-C.) qui avait prévu, grâce à ses observations astronomiques, une récolte exceptionnelle d`olives. On raconte qu`il loua tous les pressoirs de la région pour les sous-louer, en position de monopole, au moment de la cueillette, s`assurant un bénéfice conséquent. Ou encore le cas des sophistes (par exemple Gorgias) qui trouvent le moyen de s`enrichir tout en philosophant. Le <span style="text-decoration: underline;">cinquième</span> et dernier article, relate un débat sur les rapports entre argent et liberté avec le philosophe Marcel Hénaff et l`historienne du droit Marcela Lacub. Le premier défend la valeur du don comme ciment des rapports humains, tandis que Lacub est partisane du laisser-faire comme condition de l`émancipation de l`individu.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <strong>Entretien</strong></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> donne la parole à l`anthropologue René Girard dont l`œuvre révèle les liens unissant la violence et le religieux. Il émet l`idée que « <em>s`il y a des modes et de l`Histoire, c`est parce que les hommes ont tendance à désirer la même chose. Ils imitent le désir les uns des autres. L`imitation, pour cette raison, est source de conflits. Désirer la même chose, c`est s`opposer à son modèle, c`est essayer de lui enlever l`objet qu`il désire. Le modèle se change en rival. Ces allers-retours accélèrent les échanges hostiles et la puissance du désir; il y a donc chez l`homme une espèce de spirale ascendante de rivalité, de concurrence et de violence</em> » (p.58). Concevant son inquiétude face au climat " apocalyptique " qui règne, il affirme que « <em>L`humanisme occidental ne voit pas que la violence est ce qui se développe spontanément entre les hommes lorsqu`ils rivalisent pour un objet</em> » (p.60).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <strong>Biographie</strong></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> est consacrée au romancier russe Fedor Dostoïvshi (1821-1881). Le <span style="text-decoration: underline;">premier</span> article signé par Marion Rousset s`intitule « Le génie fiévreux ». Condamné au bagne en Sibérie en 1849, il semble, aux dires de Rousset, que l`expérience de l`exil ait changé le romancier. Selon elle, « <em>Descendre dans les entrailles de la vie afin d`en percer le mystère : tel est le nouveau credo de l`écrivain. C`est aussi celui de l`homme qui chaque jour repousse ses limites, au mépris des conventions</em> » (p.66). Le <span style="text-decoration: underline;">second</span> article est rédigé par Michel Eltchaninoff qui présente ici les concepts clés qui structurent la vision de l`homme chez Dostoïevski : la liberté, la maladie, le Christ, la vie vivante, la violence. Le <span style="text-decoration: underline;">dernier</span> article a pour titre « Le choc existentiel » et contient trois témoignages, dont celui du philosophe et théologien Jean-François Colosimo pour qui Dostoïevski fait œuvre de théologien en contribuant à la renaissance spirituelle de la Russie au XIX<sup>e</sup> siècle. L`auteur rappelle que pour Dostoïevski « <em>la vérité du christianisme gît dans l`orthodoxie, et c`est parce qu`elle nie cet héritage et se coupe de la transcendance de la grâce que la modernité entre dans une crise spirituelle sans précédent. L`homme prétend se substituer à Dieu dans l`individualisme ou voue un culte au rien et à la mort dans le nihilisme, autant de fausses religions mortifères qui mènent tout droit à la catastrophe</em> » (p.72).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">En guise de supplément, un <span style="text-decoration: underline;">Cahier central</span> (16 pages) présenté par Georges Nivat et contenant des extraits de <em>Carnets du sous-sol</em> de Dostoïevski, parus en 1864.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> <a href="http://www.philomag.com" target="_blank"> </a></span><a href="http://www.philomag.com" target="_blank">www.philomag.com</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="155" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/philo-mag-no-23.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="philo mag no 23" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Philosophie Magazine</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 23 (octobre 2008), 98 p. [10.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème « <span style="color: blue;">L`argent, totem ou tabou ? </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le <span style="text-decoration: underline;">premier</span> article, Martin Legros se demande si la prétention de la modernité à fixer la valeur de tous les biens n`est pas démesurée. À son avis, les philosophes des Lumières ont réhabilité l`ancienne cupidité (stigmatisée par Socrate, Aristote ou la chrétienté) car « <em>c`est une passion capable de neutraliser l`appel de toutes les autres en ramenant rationnellement l`individu à son propre désir</em> » (p.40). Dans le <span style="text-decoration: underline;">second</span> article, Peter Singer, professeur de bioéthique à Princeton (États-Unis), applique sa méthode d`une éthique utilitariste fondée sur l`expérience s`appuyant sur les travaux de Kathleen Vohs, publiés en 2006 dans la revue <em>Science</em>, l`auteur montre que l`usage de la monnaie ne serait pas neutre, mais aliénant. Il affirme en ce sens que « <span> </span><em>maintenant que nous avons conscience du pouvoir isolant lié à la simple pensée de l`argent, nous ne pouvons plus considérer que son rôle est entièrement neutre</em> » (p.43).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-500"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <span style="text-decoration: underline;">troisième</span> article s`intéresse aux pathologies de la possession (l`avare, le prodigue, le cynique, l`ascète) en référence à l`ouvrage publié en 1900 par le philosophe et sociologue allemand Georg Simmel (1858-1918) intitulé <em>Philosophie de l`argent</em> (PUF,1987). Dans le <span style="text-decoration: underline;">quatrième</span> article, Michel Eltchaninoff, spécialiste de phénoménologie, propose une audacieuse histoire des relations entre la philosophie et la finance. Touchant l`Antiquité, il donne l`exemple du philosophe et astronome grec Thalès de Milet (v.624 – v.546 av. J.-C.) qui avait prévu, grâce à ses observations astronomiques, une récolte exceptionnelle d`olives. On raconte qu`il loua tous les pressoirs de la région pour les sous-louer, en position de monopole, au moment de la cueillette, s`assurant un bénéfice conséquent. Ou encore le cas des sophistes (par exemple Gorgias) qui trouvent le moyen de s`enrichir tout en philosophant. Le <span style="text-decoration: underline;">cinquième</span> et dernier article, relate un débat sur les rapports entre argent et liberté avec le philosophe Marcel Hénaff et l`historienne du droit Marcela Lacub. Le premier défend la valeur du don comme ciment des rapports humains, tandis que Lacub est partisane du laisser-faire comme condition de l`émancipation de l`individu.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <strong>Entretien</strong></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> donne la parole à l`anthropologue René Girard dont l`œuvre révèle les liens unissant la violence et le religieux. Il émet l`idée que « <em>s`il y a des modes et de l`Histoire, c`est parce que les hommes ont tendance à désirer la même chose. Ils imitent le désir les uns des autres. L`imitation, pour cette raison, est source de conflits. Désirer la même chose, c`est s`opposer à son modèle, c`est essayer de lui enlever l`objet qu`il désire. Le modèle se change en rival. Ces allers-retours accélèrent les échanges hostiles et la puissance du désir; il y a donc chez l`homme une espèce de spirale ascendante de rivalité, de concurrence et de violence</em> » (p.58). Concevant son inquiétude face au climat " apocalyptique " qui règne, il affirme que « <em>L`humanisme occidental ne voit pas que la violence est ce qui se développe spontanément entre les hommes lorsqu`ils rivalisent pour un objet</em> » (p.60).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <strong>Biographie</strong></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> est consacrée au romancier russe Fedor Dostoïvshi (1821-1881). Le <span style="text-decoration: underline;">premier</span> article signé par Marion Rousset s`intitule « Le génie fiévreux ». Condamné au bagne en Sibérie en 1849, il semble, aux dires de Rousset, que l`expérience de l`exil ait changé le romancier. Selon elle, « <em>Descendre dans les entrailles de la vie afin d`en percer le mystère : tel est le nouveau credo de l`écrivain. C`est aussi celui de l`homme qui chaque jour repousse ses limites, au mépris des conventions</em> » (p.66). Le <span style="text-decoration: underline;">second</span> article est rédigé par Michel Eltchaninoff qui présente ici les concepts clés qui structurent la vision de l`homme chez Dostoïevski : la liberté, la maladie, le Christ, la vie vivante, la violence. Le <span style="text-decoration: underline;">dernier</span> article a pour titre « Le choc existentiel » et contient trois témoignages, dont celui du philosophe et théologien Jean-François Colosimo pour qui Dostoïevski fait œuvre de théologien en contribuant à la renaissance spirituelle de la Russie au XIX<sup>e</sup> siècle. L`auteur rappelle que pour Dostoïevski « <em>la vérité du christianisme gît dans l`orthodoxie, et c`est parce qu`elle nie cet héritage et se coupe de la transcendance de la grâce que la modernité entre dans une crise spirituelle sans précédent. L`homme prétend se substituer à Dieu dans l`individualisme ou voue un culte au rien et à la mort dans le nihilisme, autant de fausses religions mortifères qui mènent tout droit à la catastrophe</em> » (p.72).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">En guise de supplément, un <span style="text-decoration: underline;">Cahier central</span> (16 pages) présenté par Georges Nivat et contenant des extraits de <em>Carnets du sous-sol</em> de Dostoïevski, parus en 1864.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> <a href="http://www.philomag.com" target="_blank"> </a></span><a href="http://www.philomag.com" target="_blank">www.philomag.com</a></span>]]></content:encoded>
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		<title>Le Point Hors-série, no. 19 (pensée politique)</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 01:45:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="173" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/le-point-hs-19.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="le point hs-19" /></p><p align="justify"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le Point Hors-s&eacute;rie</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">, no. 19 (septembre-octobre 2008), 130p. [10.25$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le Dossier a pour th&egrave;me &laquo; <span style="color: blue">Les Textes fondamentaux de la pens&eacute;e politique</span> &raquo;.&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Son ambition est de faire conna&icirc;tre au plus grand nombre les textes qui ont donn&eacute; les impulsions d&eacute;cisives &agrave; la pens&eacute;e politique occidentale, en en montrant la richesse autant que les limites. Les textes sont regroup&eacute;s en quatre parties : les textes fondateurs de l`<u>Antiquit&eacute;</u> et du <u>Moyen &Acirc;ge</u>, qui soul&egrave;vent les questions de fond constamment reprises par la suite (l&eacute;gitimit&eacute; du pouvoir, justice,&eacute;galit&eacute;); l`<u>&eacute;poque moderne</u>, qui d&eacute;bute avec Nicolas Machiavel et la revendication nouvelle d`une ind&eacute;pendance de la politique &agrave; l`&eacute;gard de la religion et de la morale; le <u>XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle</u>, qui, d`Emmanuel Kant &agrave; Karl Marx, est autant le fils de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise que de la r&eacute;volution industrielle; enfin, le <u>XX<sup>e</sup> si&egrave;cle</u>, de John Maynard Keynes &agrave; John Rawls et Michel Foucault, &agrave; l`&acirc;ge du totalitarisme et de toutes les remises en cause. Cet Hors-s&eacute;rie comprend aussi quatre entretiens avec les personnalit&eacute;s suivantes : Luc Brisson, Marc Sadoun, Gil Delannoi et Pierre Giacometti.&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><br /><span id="more-499"></span><br /><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>premi&egrave;re partie</strong> &laquo; L`homme en sa cit&eacute; : l`invention de la science politique &raquo; est sign&eacute; par l`historien Jean-Marie Bertrand, historien sp&eacute;cialiste de la philosophie politique dans la Gr&egrave;ce antique. Ce dernier rappelle que c`est en Gr&egrave;ce que sont apparues les premi&egrave;res th&eacute;ories sur l`organisation et le fonctionnement du pouvoir. Pour lui, &laquo;&nbsp;<em>c`est au V<sup>e</sup> si&egrave;cle avant notre &egrave;re que sont propos&eacute;es les premi&egrave;res analyses d`une science politique capable de rendre compte des acquis de l`histoire et de proposer des r&eacute;ponses aux interrogations d`une soci&eacute;t&eacute; qui d&eacute;sire se stabiliser apr&egrave;s les guerres contre les Perses &raquo;</em>&nbsp;(p.12).&nbsp;Dans l`entretien, le philosophe et directeur de recherche au CNRS, <span style="color: blue">Luc Brisson</span>, &agrave; propos de l`id&eacute;e de justice chez Platon, affirme que &laquo; <em>Platon, c`est vrai, est un r&eacute;volutionnaire : il veut changer les choses en profondeur, rapidement et par la force. S`il avait eu la possibilit&eacute; de faire un coup d`&Eacute;tat, il l`aurait fait. </em>[&hellip;] <em>C`est l`&eacute;ducation, pense Platon, qui peur amener les citoyens &agrave; comprendre et &agrave; respecter la rationalit&eacute; des lois</em> &raquo; (p.31).&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>deuxi&egrave;me partie</strong> &laquo; La politique comme contrat &raquo; est r&eacute;dig&eacute; par Philippe Raynaud, professeur de philosophie politique &agrave; Paris-II-Panth&eacute;on-Assas. Il souligne que &laquo; <em>le lib&eacute;ralisme n`est pas le tout de la politique moderne : sa grande affaire a d`abord &eacute;t&eacute; l`affermissement de l`&Eacute;tat et du &quot; souverain &quot; comme source premi&egrave;re du droit et artisan de la paix civile, contre l`h&eacute;ritage f&eacute;odal et, surtout, contre les d&eacute;chirements produits par les guerres de religion</em> &raquo; (p.34). Dans l`entretien de ce second chapitre, <span style="color: blue">Marc Sadoun</span>, professeur d`histoire des id&eacute;es politiques &agrave; l`Institut des &eacute;tudes politiques de Paris, s`int&eacute;resse &agrave; la question du suffrage universel en d&eacute;mocratie. &Agrave; propos du r&eacute;gime fran&ccedil;ais actuel, beaucoup d`&eacute;lecteurs sont d`avis qu`il pr&eacute;sente tous les traits de l`oligarchie. Ce qui fait dire &agrave; Sadoun que &laquo; <em>le sentiment qui domine est bien celui d`une classe politique soud&eacute;e par ses int&eacute;r&ecirc;ts et coup&eacute;e du peuple</em> &raquo; (p.61).&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>troisi&egrave;me partie</strong> &laquo; Le XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle philosophe &raquo; est confi&eacute; au philosophe Jean-Fran&ccedil;ois Kerv&eacute;gan, professeur &agrave; Paris-I-Panth&eacute;on-Sorbonne. L`auteur s`attarde &agrave; la philosophie politique du XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle. &Agrave; propos du lib&eacute;ralisme politique, il affirme que &laquo; <em>le lib&eacute;ralisme politique est composite, au point de faire douter qu`il y a une philosophie politique lib&eacute;rale. Il se fonde n&eacute;anmoins sur quelques principes identifiables : l`ant&eacute;riorit&eacute; de la &quot; soci&eacute;t&eacute; &quot; sur le &quot; gouvernement &quot;, le caract&egrave;re limit&eacute; des pouvoirs de la politique, l`insistance sur l`absolue ind&eacute;pendance de l`individu</em> &raquo; (p.64). Dans l`entretien de cette m&ecirc;me partie, le politologue <span style="color: blue">Gil Delannoi</span>, &agrave; propos de l`exaltation de l`identit&eacute; nationale, affirme que &laquo; <em>toute id&eacute;ologie qui exalte la communaut&eacute; et la fusion risque de d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer en fanatisme : c`est vrai pour la religion; c`est vrai pour le nationalisme</em> &raquo; (p.91).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>quatri&egrave;me partie</strong> &laquo; Le XX<sup>e</sup> si&egrave;cle, ou la critique de la d&eacute;mocratie &raquo; est celui de Myriam Revault d`Allonnes, philosophe et professeur &agrave; l`&Eacute;cole pratique des hautes &eacute;tudes. Elle est d`avis que &laquo; <em>Les syst&egrave;mes totalitaires ont &eacute;t&eacute; &ndash; dans les deux variantes majeures du national-socialisme et du communisme &ndash; la tentative la plus extr&ecirc;me que l`humanit&eacute; ait jamais connue de destruction totale de la politique. </em>[&hellip;] <em>L`atteinte port&eacute;e aux fondements m&ecirc;mes de la</em> <em>soci&eacute;t&eacute; politique se manifeste par le fantasme totalitaire d`une soci&eacute;t&eacute; homog&egrave;ne, sans divisions et sans conflits, qui ma&icirc;triserait pleinement son organisation de la vie politique</em> &raquo; (p.94). Dans l`entretien de cette derni&egrave;re partie, le politologue <span style="color: blue">Pierre Giacometti</span>, &agrave; propos de la d&eacute;saffection &agrave; l`&eacute;gard du politique avance les explications suivantes : &laquo; <em>Le sens collectif a perdu du terrain. Et comme le vote r&eacute;pond &agrave; une responsabilit&eacute; collective, le choix politique a perdu de sa force. Par ailleurs, il y a de moins en moins de citoyens, qui, d&egrave;s leur jeune &acirc;ge, votent r&eacute;guli&egrave;rement. Nombreux sont ceux qui sont d&eacute;pourvus de toute affiliation partisane et qui votent &quot; opportuniste &quot;. Enfin, les syst&egrave;mes de repr&eacute;sentation ont perdu beaucoup de leur cr&eacute;dibilit&eacute;. Les corps interm&eacute;diaires (Parlement, partis, syndicats, m&eacute;dias) ne suscitent plus la m&ecirc;me relation.</em> (p.108).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le dossier contient aussi un appareil critique important : soit un lexique (98 noms et notions) ainsi qu`une bibliographie (50 titres).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Info. :<span>&nbsp;&nbsp; </span><a href="http://www.lepoint.fr" target="_blank">www.lepoint.fr</a><em> </em></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="173" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/le-point-hs-19.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="le point hs-19" /></p><p align="justify"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le Point Hors-s&eacute;rie</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">, no. 19 (septembre-octobre 2008), 130p. [10.25$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le Dossier a pour th&egrave;me &laquo; <span style="color: blue">Les Textes fondamentaux de la pens&eacute;e politique</span> &raquo;.&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Son ambition est de faire conna&icirc;tre au plus grand nombre les textes qui ont donn&eacute; les impulsions d&eacute;cisives &agrave; la pens&eacute;e politique occidentale, en en montrant la richesse autant que les limites. Les textes sont regroup&eacute;s en quatre parties : les textes fondateurs de l`<u>Antiquit&eacute;</u> et du <u>Moyen &Acirc;ge</u>, qui soul&egrave;vent les questions de fond constamment reprises par la suite (l&eacute;gitimit&eacute; du pouvoir, justice,&eacute;galit&eacute;); l`<u>&eacute;poque moderne</u>, qui d&eacute;bute avec Nicolas Machiavel et la revendication nouvelle d`une ind&eacute;pendance de la politique &agrave; l`&eacute;gard de la religion et de la morale; le <u>XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle</u>, qui, d`Emmanuel Kant &agrave; Karl Marx, est autant le fils de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise que de la r&eacute;volution industrielle; enfin, le <u>XX<sup>e</sup> si&egrave;cle</u>, de John Maynard Keynes &agrave; John Rawls et Michel Foucault, &agrave; l`&acirc;ge du totalitarisme et de toutes les remises en cause. Cet Hors-s&eacute;rie comprend aussi quatre entretiens avec les personnalit&eacute;s suivantes : Luc Brisson, Marc Sadoun, Gil Delannoi et Pierre Giacometti.&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><br /><span id="more-499"></span><br /><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>premi&egrave;re partie</strong> &laquo; L`homme en sa cit&eacute; : l`invention de la science politique &raquo; est sign&eacute; par l`historien Jean-Marie Bertrand, historien sp&eacute;cialiste de la philosophie politique dans la Gr&egrave;ce antique. Ce dernier rappelle que c`est en Gr&egrave;ce que sont apparues les premi&egrave;res th&eacute;ories sur l`organisation et le fonctionnement du pouvoir. Pour lui, &laquo;&nbsp;<em>c`est au V<sup>e</sup> si&egrave;cle avant notre &egrave;re que sont propos&eacute;es les premi&egrave;res analyses d`une science politique capable de rendre compte des acquis de l`histoire et de proposer des r&eacute;ponses aux interrogations d`une soci&eacute;t&eacute; qui d&eacute;sire se stabiliser apr&egrave;s les guerres contre les Perses &raquo;</em>&nbsp;(p.12).&nbsp;Dans l`entretien, le philosophe et directeur de recherche au CNRS, <span style="color: blue">Luc Brisson</span>, &agrave; propos de l`id&eacute;e de justice chez Platon, affirme que &laquo; <em>Platon, c`est vrai, est un r&eacute;volutionnaire : il veut changer les choses en profondeur, rapidement et par la force. S`il avait eu la possibilit&eacute; de faire un coup d`&Eacute;tat, il l`aurait fait. </em>[&hellip;] <em>C`est l`&eacute;ducation, pense Platon, qui peur amener les citoyens &agrave; comprendre et &agrave; respecter la rationalit&eacute; des lois</em> &raquo; (p.31).&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>deuxi&egrave;me partie</strong> &laquo; La politique comme contrat &raquo; est r&eacute;dig&eacute; par Philippe Raynaud, professeur de philosophie politique &agrave; Paris-II-Panth&eacute;on-Assas. Il souligne que &laquo; <em>le lib&eacute;ralisme n`est pas le tout de la politique moderne : sa grande affaire a d`abord &eacute;t&eacute; l`affermissement de l`&Eacute;tat et du &quot; souverain &quot; comme source premi&egrave;re du droit et artisan de la paix civile, contre l`h&eacute;ritage f&eacute;odal et, surtout, contre les d&eacute;chirements produits par les guerres de religion</em> &raquo; (p.34). Dans l`entretien de ce second chapitre, <span style="color: blue">Marc Sadoun</span>, professeur d`histoire des id&eacute;es politiques &agrave; l`Institut des &eacute;tudes politiques de Paris, s`int&eacute;resse &agrave; la question du suffrage universel en d&eacute;mocratie. &Agrave; propos du r&eacute;gime fran&ccedil;ais actuel, beaucoup d`&eacute;lecteurs sont d`avis qu`il pr&eacute;sente tous les traits de l`oligarchie. Ce qui fait dire &agrave; Sadoun que &laquo; <em>le sentiment qui domine est bien celui d`une classe politique soud&eacute;e par ses int&eacute;r&ecirc;ts et coup&eacute;e du peuple</em> &raquo; (p.61).&nbsp;</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>troisi&egrave;me partie</strong> &laquo; Le XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle philosophe &raquo; est confi&eacute; au philosophe Jean-Fran&ccedil;ois Kerv&eacute;gan, professeur &agrave; Paris-I-Panth&eacute;on-Sorbonne. L`auteur s`attarde &agrave; la philosophie politique du XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle. &Agrave; propos du lib&eacute;ralisme politique, il affirme que &laquo; <em>le lib&eacute;ralisme politique est composite, au point de faire douter qu`il y a une philosophie politique lib&eacute;rale. Il se fonde n&eacute;anmoins sur quelques principes identifiables : l`ant&eacute;riorit&eacute; de la &quot; soci&eacute;t&eacute; &quot; sur le &quot; gouvernement &quot;, le caract&egrave;re limit&eacute; des pouvoirs de la politique, l`insistance sur l`absolue ind&eacute;pendance de l`individu</em> &raquo; (p.64). Dans l`entretien de cette m&ecirc;me partie, le politologue <span style="color: blue">Gil Delannoi</span>, &agrave; propos de l`exaltation de l`identit&eacute; nationale, affirme que &laquo; <em>toute id&eacute;ologie qui exalte la communaut&eacute; et la fusion risque de d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer en fanatisme : c`est vrai pour la religion; c`est vrai pour le nationalisme</em> &raquo; (p.91).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le texte d`introduction de la <strong>quatri&egrave;me partie</strong> &laquo; Le XX<sup>e</sup> si&egrave;cle, ou la critique de la d&eacute;mocratie &raquo; est celui de Myriam Revault d`Allonnes, philosophe et professeur &agrave; l`&Eacute;cole pratique des hautes &eacute;tudes. Elle est d`avis que &laquo; <em>Les syst&egrave;mes totalitaires ont &eacute;t&eacute; &ndash; dans les deux variantes majeures du national-socialisme et du communisme &ndash; la tentative la plus extr&ecirc;me que l`humanit&eacute; ait jamais connue de destruction totale de la politique. </em>[&hellip;] <em>L`atteinte port&eacute;e aux fondements m&ecirc;mes de la</em> <em>soci&eacute;t&eacute; politique se manifeste par le fantasme totalitaire d`une soci&eacute;t&eacute; homog&egrave;ne, sans divisions et sans conflits, qui ma&icirc;triserait pleinement son organisation de la vie politique</em> &raquo; (p.94). Dans l`entretien de cette derni&egrave;re partie, le politologue <span style="color: blue">Pierre Giacometti</span>, &agrave; propos de la d&eacute;saffection &agrave; l`&eacute;gard du politique avance les explications suivantes : &laquo; <em>Le sens collectif a perdu du terrain. Et comme le vote r&eacute;pond &agrave; une responsabilit&eacute; collective, le choix politique a perdu de sa force. Par ailleurs, il y a de moins en moins de citoyens, qui, d&egrave;s leur jeune &acirc;ge, votent r&eacute;guli&egrave;rement. Nombreux sont ceux qui sont d&eacute;pourvus de toute affiliation partisane et qui votent &quot; opportuniste &quot;. Enfin, les syst&egrave;mes de repr&eacute;sentation ont perdu beaucoup de leur cr&eacute;dibilit&eacute;. Les corps interm&eacute;diaires (Parlement, partis, syndicats, m&eacute;dias) ne suscitent plus la m&ecirc;me relation.</em> (p.108).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Le dossier contient aussi un appareil critique important : soit un lexique (98 noms et notions) ainsi qu`une bibliographie (50 titres).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p><p align="justify"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Info. :<span>&nbsp;&nbsp; </span><a href="http://www.lepoint.fr" target="_blank">www.lepoint.fr</a><em> </em></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Magazine littéraire, no. 478 (Voltaire)</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 00:29:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[anticlérical]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[intellectuel]]></category>
		<category><![CDATA[philosophe]]></category>
		<category><![CDATA[siècle des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Voltaire]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="168" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/mag-litt-478.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mag litt 478" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Magazine littéraire</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 478 (septembre 2008), 106p. [8.10$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier de 25 pages a pour thème « <span style="color: blue;">Voltaire, ici et maintenant</span> ». Il comprend 11 articles et est coordonné par Michel Delon, qui a dirigé le <em>Dictionnaire européen des Lumières</em> (PUF,1997), et par François Aubel, <span> </span>rédacteur en chef du <em>Magazine littéraire</em>.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans un entretien avec Alexis Lacroix, l`historien<span> </span><strong>Bronislaw Baczko</strong>, traitant de la question du mal chez Voltaire et des répercussions du tremblement de terre de Lisbonne (1755), affirme qu` « <em>Il a été l`occasion pour Voltaire de donner libre cours à son émotion devant le désastre, puis d`avouer les doutes qu`avait suscités en lui l`organisation rationnelle et optimale du monde défendue par les philosophes optimistes. Tout se passe en effet comme si ce désastre avait déclenché chez Voltaire une crise philosophique et morale : sa perception du mal change, comme sa manière d`en parler</em> » (p.63).</span>

<span id="more-498"></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans son article intitulé « Encore un effort pour être raisonnable », <strong>Éliane Martin-Hagg</strong>, maître de conférences en philosophie à Toulouse-Le Mirail, mentionne que Voltaire nous interpelle encore « <em>parce qu`à ses yeux le progrès n`est assuré par aucun principe supérieur ou métaphysique : le perfectionnement de la société est toujours précaire et fragile, car il dépend strictement de nous, d`une nouvelle éthique de la praxis qui historicise la conception rationnelle de la prudence ou de la phronesis aristotélicienne</em> » (p.67).<span> </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">S`intéressant aux ambiguïtés voltairiennes, l`historien <strong>Pierre Milza</strong> rappelle que « <em>Ce qui fait la grandeur de Voltaire, c`est le dépassement de soi qui a peu à peu transformé ce courtisan assoiffé de reconnaissance et d`honneurs, ce nouveau riche épris de luxe et devenu le banquier des puissants, en " intellectuel " engagé dans la défense des persécutés, ainsi qu`en philanthrope consacrant une partie de sa fortune à transformer un hameau misérable en un village prospère</em> » (p.68-69). À ce portrait, il ajoute toutefois que Voltaire est dévoré d`ambition : « <em>Son orgueil et son tempérament rancunier peuvent le conduire aux pires excès et aux pires injustices. Toutes ses palinodies, ses grimaces, ces cajoleries envers les puissants ne lui sont pas dictées par de nobles sentiments. Mais il fait la guerre, et, à un contre cent, la guerre justifie toutes les ruses</em> » (p.69).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour <strong>Fernando Savater</strong>, philosophe et professeur à l`Université de Madrid, Voltaire demeure, même aujourd`hui, un recours salutaire face à l`obscurantisme. En ce sens, il souligne qu`« <em>il y a encore trente ou quarante ans, de nombreux intellectuels français n`ont pas perçu le réveil imminent de la tutelle cléricale. Ils n`ont pas soupçonné qu`à la toute fin du XX<sup>e</sup> siècle, en de nombreux points de la planète, le religieux allait de nouveau s`échapper des frontières étroites des convictions privées, pour déborder dans l`espace public. Ils étaient loin d`imaginer que, emportée par les nouvelles formes d`intégrisme et d`idolâtrie, la religion redeviendrait une préoccupation – et une menace – d`ordre collectif</em> » (p.71).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">De son côté, <strong>Jean-Marie Goulemot</strong>, professeur à l`Institut universitaire de France, rappelle que les contes de Voltaire, longtemps sous-estimés, représentent aujourd`hui ses œuvres les plus populaires. À cet égard, l`auteur souligne que « <em>Si le Voltaire grivois n`intéresse plus, si le Voltaire de l`affaire Calas demeure une référence obsédante de Zola à Sartre et bien au-delà, les contes, qu`on ne cesse de publier (dix éditions depuis 2001), sont devenus, à eux seuls, représentatifs de la philosophie et de l`esprit voltairiens, ramenés à une alliance réussie de légèreté, d`ironie et d`efficacité</em> » (p.73). </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour sa part, <strong>Geneviève Haroche</strong>, professeur de littérature à l`Université d`Orléans, signale que la correspondance de Voltaire représente 15,300 lettres, soit treize tomes de la bibliothèque de la Pléiade. Or, dit-elle, pour tenir une telle correspondance, la facilité ne suffit pas, il y faut de la persévérance. Elle retient que dans les aspects microscopiques de sa vie, « <em>la correspondance de Voltaire révèle la dimension quotidienne d`un homme plus tendre et plus constamment généreux que sa réputation de polémiste ne le laissait entendre</em> » (p.77).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le dernier article, <strong>Guillaume Métayer</strong>, agrégé de lettres classiques, montre que l`auteur de <em>Candide</em> traverse toute la vie et l`écriture du philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1844-1900), notamment dans <em>Humain, trop humain </em>(1878). Métayer souligne que pour Nietzsche, « <span> </span><em>Voltaire marque la possibilité d`une joie inédite en l`esprit, une émancipation, vers le haut, des pesanteurs de la mortification, le surgissement d`une " deuxième nature " civilisée, capable d`agir avec la souplesse, la sûreté et l`élégance de la première</em>. […] <em>Héros de la " liberté de l`esprit ", poète tragique classique et philosophe satirique, démolisseur jovial et esprit " absolument non révolutionnaire ", Voltaire fut, par excellence, l`écrivain français de Nietzsche</em> » (p.81).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier se referme sur une bibliographie indicative très utile au débutant.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> </span><a href="http://www.magazine-litteraire.com" target="_blank">http://www.magazine-litteraire.com</a></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="168" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/mag-litt-478.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mag litt 478" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Magazine littéraire</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 478 (septembre 2008), 106p. [8.10$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier de 25 pages a pour thème « <span style="color: blue;">Voltaire, ici et maintenant</span> ». Il comprend 11 articles et est coordonné par Michel Delon, qui a dirigé le <em>Dictionnaire européen des Lumières</em> (PUF,1997), et par François Aubel, <span> </span>rédacteur en chef du <em>Magazine littéraire</em>.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans un entretien avec Alexis Lacroix, l`historien<span> </span><strong>Bronislaw Baczko</strong>, traitant de la question du mal chez Voltaire et des répercussions du tremblement de terre de Lisbonne (1755), affirme qu` « <em>Il a été l`occasion pour Voltaire de donner libre cours à son émotion devant le désastre, puis d`avouer les doutes qu`avait suscités en lui l`organisation rationnelle et optimale du monde défendue par les philosophes optimistes. Tout se passe en effet comme si ce désastre avait déclenché chez Voltaire une crise philosophique et morale : sa perception du mal change, comme sa manière d`en parler</em> » (p.63).</span>

<span id="more-498"></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans son article intitulé « Encore un effort pour être raisonnable », <strong>Éliane Martin-Hagg</strong>, maître de conférences en philosophie à Toulouse-Le Mirail, mentionne que Voltaire nous interpelle encore « <em>parce qu`à ses yeux le progrès n`est assuré par aucun principe supérieur ou métaphysique : le perfectionnement de la société est toujours précaire et fragile, car il dépend strictement de nous, d`une nouvelle éthique de la praxis qui historicise la conception rationnelle de la prudence ou de la phronesis aristotélicienne</em> » (p.67).<span> </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">S`intéressant aux ambiguïtés voltairiennes, l`historien <strong>Pierre Milza</strong> rappelle que « <em>Ce qui fait la grandeur de Voltaire, c`est le dépassement de soi qui a peu à peu transformé ce courtisan assoiffé de reconnaissance et d`honneurs, ce nouveau riche épris de luxe et devenu le banquier des puissants, en " intellectuel " engagé dans la défense des persécutés, ainsi qu`en philanthrope consacrant une partie de sa fortune à transformer un hameau misérable en un village prospère</em> » (p.68-69). À ce portrait, il ajoute toutefois que Voltaire est dévoré d`ambition : « <em>Son orgueil et son tempérament rancunier peuvent le conduire aux pires excès et aux pires injustices. Toutes ses palinodies, ses grimaces, ces cajoleries envers les puissants ne lui sont pas dictées par de nobles sentiments. Mais il fait la guerre, et, à un contre cent, la guerre justifie toutes les ruses</em> » (p.69).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour <strong>Fernando Savater</strong>, philosophe et professeur à l`Université de Madrid, Voltaire demeure, même aujourd`hui, un recours salutaire face à l`obscurantisme. En ce sens, il souligne qu`« <em>il y a encore trente ou quarante ans, de nombreux intellectuels français n`ont pas perçu le réveil imminent de la tutelle cléricale. Ils n`ont pas soupçonné qu`à la toute fin du XX<sup>e</sup> siècle, en de nombreux points de la planète, le religieux allait de nouveau s`échapper des frontières étroites des convictions privées, pour déborder dans l`espace public. Ils étaient loin d`imaginer que, emportée par les nouvelles formes d`intégrisme et d`idolâtrie, la religion redeviendrait une préoccupation – et une menace – d`ordre collectif</em> » (p.71).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">De son côté, <strong>Jean-Marie Goulemot</strong>, professeur à l`Institut universitaire de France, rappelle que les contes de Voltaire, longtemps sous-estimés, représentent aujourd`hui ses œuvres les plus populaires. À cet égard, l`auteur souligne que « <em>Si le Voltaire grivois n`intéresse plus, si le Voltaire de l`affaire Calas demeure une référence obsédante de Zola à Sartre et bien au-delà, les contes, qu`on ne cesse de publier (dix éditions depuis 2001), sont devenus, à eux seuls, représentatifs de la philosophie et de l`esprit voltairiens, ramenés à une alliance réussie de légèreté, d`ironie et d`efficacité</em> » (p.73). </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour sa part, <strong>Geneviève Haroche</strong>, professeur de littérature à l`Université d`Orléans, signale que la correspondance de Voltaire représente 15,300 lettres, soit treize tomes de la bibliothèque de la Pléiade. Or, dit-elle, pour tenir une telle correspondance, la facilité ne suffit pas, il y faut de la persévérance. Elle retient que dans les aspects microscopiques de sa vie, « <em>la correspondance de Voltaire révèle la dimension quotidienne d`un homme plus tendre et plus constamment généreux que sa réputation de polémiste ne le laissait entendre</em> » (p.77).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le dernier article, <strong>Guillaume Métayer</strong>, agrégé de lettres classiques, montre que l`auteur de <em>Candide</em> traverse toute la vie et l`écriture du philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1844-1900), notamment dans <em>Humain, trop humain </em>(1878). Métayer souligne que pour Nietzsche, « <span> </span><em>Voltaire marque la possibilité d`une joie inédite en l`esprit, une émancipation, vers le haut, des pesanteurs de la mortification, le surgissement d`une " deuxième nature " civilisée, capable d`agir avec la souplesse, la sûreté et l`élégance de la première</em>. […] <em>Héros de la " liberté de l`esprit ", poète tragique classique et philosophe satirique, démolisseur jovial et esprit " absolument non révolutionnaire ", Voltaire fut, par excellence, l`écrivain français de Nietzsche</em> » (p.81).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier se referme sur une bibliographie indicative très utile au débutant.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> </span><a href="http://www.magazine-litteraire.com" target="_blank">http://www.magazine-litteraire.com</a></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>]]></content:encoded>
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		<title>Philosophie Magazine, no. 22 (Sénèque)</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Sep 2009 13:27:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sénèque]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="155" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/philo-mag-no-22.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="philo mag no 22" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Philosophie Magazine</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 22 (septembre 2008), 98p. [10.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème « <span style="color: blue;">Le XXI<sup>e</sup> siècle sera-t-il religieux ? </span><span> </span>». </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans la section <strong>Dialogue</strong>, l`avocat pénaliste Thierry Lévy et le philosophe montréalais Marc Angenot confrontent leurs points de vue sur la rhétorique. Pour le premier, elle est une vertu alors que pour le second, elle est une impasse. Pour Lévy, dans le prétoire, le pouvoir qu`elle a de révéler, d`expliquer et de convaincre y conserve une grande efficacité. Il la considère comme une forme de combat ritualisé. Et l`avocat de conclure que « <em>la rhétorique montre son utilité, puisque c`est le seul moyen que l`homme possède pour tenter d`apaiser les tensions autour de lui, de rendre justice et de sortir de l`opacité existentielle dans laquelle il se trouve</em> » (p.29). Pour sa part, Angenot soutient que la rhétorique aide à argumenter en toute circonstance, mais conduit, le plus souvent à un dialogue de sourd. En ce sens, il allègue que « <em>rien n`est plus insupportable que de parler à quelqu`un qui donne l`impression d`utiliser le même vocabulaire que vous, mais qui ne donne pas à ces mots le même sens que vous : le sens qui vous paraît normal. Lorsqu`on bute sur les termes de l`échange, il y a ce que j`appelle une coupure cognitive</em> » (p.28). Néanmoins, il affirme que « <em>la rhétorique si elle ne remplit pas son objectif premier qui est de convaincre permet au moins à chaque partie de formuler ses raisons d`exister face à l`autre</em> » (p.29).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-497"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">L`objectif du <span style="color: blue;">dossier</span> est de formuler quelques hypothèses sur les réponses qui seront apportées aux inquiétudes multiformes.<span> </span>Dans ces pages, des philosophes contemporains s`interrogent et déclinent quatre <span style="text-decoration: underline;">scénarios</span>.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <span style="text-decoration: underline;">premier</span> scénario indique que le XXI<sup>e</sup> siècle sera le témoin d`un retour des religions traditionnelles renouvelées. À propos de cette vitalité sociale et intellectuelle, Michel Eltchaninoff avance trois raisons : l`aspect communautaire des religions, le fait que les religions structurent le rapport au transcendant, les religions entrent dans le détail. Le <span style="text-decoration: underline;">second</span> scénario plaide que nous assistons non pas à une réconciliation, mais à un combat de la raison contre le fanatisme et la superstition. Par conséquent, les religions pourraient être vouées à disparaître sous l`effet de la sécularisation et des avancées scientifiques qui vident de leur sens le questionnement religieux. À nouveau, Eltchaninoff se demande si le processus de sécularisation qui vit une accélération grâce à la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de l`information et des sciences cognitives va faire basculer le XXI<sup>e</sup> siècle hors des religions ?</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <span style="text-decoration: underline;">troisième</span> scénario postule que le XXI<sup>e</sup> siècle sera celui des spiritualités sans Dieu, des sagesses inspirées des grandes traditions spirituelles et capable de donner une réponse laïque aux grandes questions existentielles. Axé sur la spiritualité individuelle, l`article de Martin Legros fait référence à l`expression « transcendance dans l`immanence » utilisée par Luc Ferry. Le <span style="text-decoration: underline;">quatrième</span> scénario fait état d`une montée aux extrêmes des fanatismes apocalyptiques, des fous des dieux, prêts à précipiter la « fin des temps » pour échapper à une modernité nihiliste. En ce sens, Alexandre Lacroix, prenant appui sur le philosophe allemand Peter Sloterdijk, pense que « <em>L`existence de trois religions à prétention universelle engendre mécaniquement de multiples fronts de guerre. Or, la fin de la guerre froide a réactivé ces foyers de violence</em> » (p.53).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le dernier article du dossier, Martin Legros s`entretient avec le philosophe Marcel Gauchet. D`après ce dernier, la « sortie du religieux » a permis l`avènement de la démocratie. Plus encore, les fondamentalismes sont une réaction des sociétés religieuses au choc de la modernité. Mais pour Gauchet, la tâche de restaurer l`organisation religieuse du monde est impossible. Pour expliquer la résurgence du religieux, Gauchet avance les idées suivantes : « <em>la recherche d`un lien identitaire avec le passé, d`un lien de conviction avec les autres et le besoin d`un discours véridique sur la douleur de vivre et les moyens d`y faire face</em> » (p.56).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans la rubrique <strong>Entretien</strong>, Nicolas Truong recueille les propos de l`historien d`art et philosophe Georges Didi-Huberman. Ce dernier s`intéresse à la mise en situation des images et conçoit le discours sur celles-ci comme une « prise de position ». À propos de l`histoire de l`art, il est d`avis que « <em>l`historien, comme l`artiste d`ailleurs, ne raconte pas des histoires et n`isole pas des faits bien définis, mais reçoit et transmet les symptômes, les " ondes sismiques " de la mémoire et de l`histoire elles-mêmes. Bref, son objet était moins le sens porté par les images que l`expérience mise en œuvre par elles</em> » (p.61). De plus, sur le rôle majeur que l`imagination a à jouer, il affirme que « <em>Contre la révocation de l`image en tant que " captation », méconnaissance, leurre, erreur sensible, que l`on retrouve de Platon à Jacques Lacan, il faut rappeler l`adage aristotélicien selon lequel sans images, on ne peut même pas penser conceptuellement</em> » (p.62-63).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <strong>Biographie</strong></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> est consacrée au philosophe romain Sénèque (4-65 ap. J.-C.). Dans le premier article, Marine de Tilly relate les principaux événements de la vie de l`auteur des <em>Lettres à Lucilius</em>. Elle rappelle à propos du précepteur de Néron que « <em>son triomphe réside dans son rôle de directeur des consciences</em> » (p.68). Dans le second article, Martin Duru guide le lecteur dans l`univers conceptuel (destin, bonheur, passions) de celui que Diderot nomme « <em>le précepteur du genre humain</em> ». Dans le dernier article, l`essayiste Alain de Botton mentionne que d`après Sénèque, être philosophe signifie être capable d`affronter les tragédies et les frustrations de la vie sans céder à la colère, l`amertume ou l`hystérie. Pour Botton, l`idée qui traverse toute l`œuvre de Sénèque, « <em>c`est que nous supportons mieux les frustrations auxquelles nous nous sommes préparés et sommes d`autant plus blessés par celles que nous attendions le moins</em> » (p.74).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">En guise de supplément, un <span style="text-decoration: underline;">Cahier central</span> (16 pages) présenté par le philosophe français et historien de l`Antiquité Pierre Hadot et contenant des extraits du texte <em>De la brièveté de la vie</em> écrit en 49 ap. J.-C. par Sénèque.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> </span>www.philomag.com <span> </span></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="155" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/philo-mag-no-22.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="philo mag no 22" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Philosophie Magazine</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 22 (septembre 2008), 98p. [10.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème « <span style="color: blue;">Le XXI<sup>e</sup> siècle sera-t-il religieux ? </span><span> </span>». </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans la section <strong>Dialogue</strong>, l`avocat pénaliste Thierry Lévy et le philosophe montréalais Marc Angenot confrontent leurs points de vue sur la rhétorique. Pour le premier, elle est une vertu alors que pour le second, elle est une impasse. Pour Lévy, dans le prétoire, le pouvoir qu`elle a de révéler, d`expliquer et de convaincre y conserve une grande efficacité. Il la considère comme une forme de combat ritualisé. Et l`avocat de conclure que « <em>la rhétorique montre son utilité, puisque c`est le seul moyen que l`homme possède pour tenter d`apaiser les tensions autour de lui, de rendre justice et de sortir de l`opacité existentielle dans laquelle il se trouve</em> » (p.29). Pour sa part, Angenot soutient que la rhétorique aide à argumenter en toute circonstance, mais conduit, le plus souvent à un dialogue de sourd. En ce sens, il allègue que « <em>rien n`est plus insupportable que de parler à quelqu`un qui donne l`impression d`utiliser le même vocabulaire que vous, mais qui ne donne pas à ces mots le même sens que vous : le sens qui vous paraît normal. Lorsqu`on bute sur les termes de l`échange, il y a ce que j`appelle une coupure cognitive</em> » (p.28). Néanmoins, il affirme que « <em>la rhétorique si elle ne remplit pas son objectif premier qui est de convaincre permet au moins à chaque partie de formuler ses raisons d`exister face à l`autre</em> » (p.29).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-497"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">L`objectif du <span style="color: blue;">dossier</span> est de formuler quelques hypothèses sur les réponses qui seront apportées aux inquiétudes multiformes.<span> </span>Dans ces pages, des philosophes contemporains s`interrogent et déclinent quatre <span style="text-decoration: underline;">scénarios</span>.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <span style="text-decoration: underline;">premier</span> scénario indique que le XXI<sup>e</sup> siècle sera le témoin d`un retour des religions traditionnelles renouvelées. À propos de cette vitalité sociale et intellectuelle, Michel Eltchaninoff avance trois raisons : l`aspect communautaire des religions, le fait que les religions structurent le rapport au transcendant, les religions entrent dans le détail. Le <span style="text-decoration: underline;">second</span> scénario plaide que nous assistons non pas à une réconciliation, mais à un combat de la raison contre le fanatisme et la superstition. Par conséquent, les religions pourraient être vouées à disparaître sous l`effet de la sécularisation et des avancées scientifiques qui vident de leur sens le questionnement religieux. À nouveau, Eltchaninoff se demande si le processus de sécularisation qui vit une accélération grâce à la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de l`information et des sciences cognitives va faire basculer le XXI<sup>e</sup> siècle hors des religions ?</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <span style="text-decoration: underline;">troisième</span> scénario postule que le XXI<sup>e</sup> siècle sera celui des spiritualités sans Dieu, des sagesses inspirées des grandes traditions spirituelles et capable de donner une réponse laïque aux grandes questions existentielles. Axé sur la spiritualité individuelle, l`article de Martin Legros fait référence à l`expression « transcendance dans l`immanence » utilisée par Luc Ferry. Le <span style="text-decoration: underline;">quatrième</span> scénario fait état d`une montée aux extrêmes des fanatismes apocalyptiques, des fous des dieux, prêts à précipiter la « fin des temps » pour échapper à une modernité nihiliste. En ce sens, Alexandre Lacroix, prenant appui sur le philosophe allemand Peter Sloterdijk, pense que « <em>L`existence de trois religions à prétention universelle engendre mécaniquement de multiples fronts de guerre. Or, la fin de la guerre froide a réactivé ces foyers de violence</em> » (p.53).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le dernier article du dossier, Martin Legros s`entretient avec le philosophe Marcel Gauchet. D`après ce dernier, la « sortie du religieux » a permis l`avènement de la démocratie. Plus encore, les fondamentalismes sont une réaction des sociétés religieuses au choc de la modernité. Mais pour Gauchet, la tâche de restaurer l`organisation religieuse du monde est impossible. Pour expliquer la résurgence du religieux, Gauchet avance les idées suivantes : « <em>la recherche d`un lien identitaire avec le passé, d`un lien de conviction avec les autres et le besoin d`un discours véridique sur la douleur de vivre et les moyens d`y faire face</em> » (p.56).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans la rubrique <strong>Entretien</strong>, Nicolas Truong recueille les propos de l`historien d`art et philosophe Georges Didi-Huberman. Ce dernier s`intéresse à la mise en situation des images et conçoit le discours sur celles-ci comme une « prise de position ». À propos de l`histoire de l`art, il est d`avis que « <em>l`historien, comme l`artiste d`ailleurs, ne raconte pas des histoires et n`isole pas des faits bien définis, mais reçoit et transmet les symptômes, les " ondes sismiques " de la mémoire et de l`histoire elles-mêmes. Bref, son objet était moins le sens porté par les images que l`expérience mise en œuvre par elles</em> » (p.61). De plus, sur le rôle majeur que l`imagination a à jouer, il affirme que « <em>Contre la révocation de l`image en tant que " captation », méconnaissance, leurre, erreur sensible, que l`on retrouve de Platon à Jacques Lacan, il faut rappeler l`adage aristotélicien selon lequel sans images, on ne peut même pas penser conceptuellement</em> » (p.62-63).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <strong>Biographie</strong></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> est consacrée au philosophe romain Sénèque (4-65 ap. J.-C.). Dans le premier article, Marine de Tilly relate les principaux événements de la vie de l`auteur des <em>Lettres à Lucilius</em>. Elle rappelle à propos du précepteur de Néron que « <em>son triomphe réside dans son rôle de directeur des consciences</em> » (p.68). Dans le second article, Martin Duru guide le lecteur dans l`univers conceptuel (destin, bonheur, passions) de celui que Diderot nomme « <em>le précepteur du genre humain</em> ». Dans le dernier article, l`essayiste Alain de Botton mentionne que d`après Sénèque, être philosophe signifie être capable d`affronter les tragédies et les frustrations de la vie sans céder à la colère, l`amertume ou l`hystérie. Pour Botton, l`idée qui traverse toute l`œuvre de Sénèque, « <em>c`est que nous supportons mieux les frustrations auxquelles nous nous sommes préparés et sommes d`autant plus blessés par celles que nous attendions le moins</em> » (p.74).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">En guise de supplément, un <span style="text-decoration: underline;">Cahier central</span> (16 pages) présenté par le philosophe français et historien de l`Antiquité Pierre Hadot et contenant des extraits du texte <em>De la brièveté de la vie</em> écrit en 49 ap. J.-C. par Sénèque.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. :<span> </span>www.philomag.com <span> </span></span>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/09/philosophie-magazine-no-22-seneque/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Philosophie Magazine, no. 21 (Lévi-Strauss)</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/06/philosophie-magazine-no-21-levi-strauss/</link>
		<comments>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/06/philosophie-magazine-no-21-levi-strauss/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 13:28:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Lévi-Strauss]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Chétien]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Serres]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Hadot]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="155" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/philo-mag-no-21.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="philo mag no 21" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Philosophie Magazine</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 21 (juillet-août 2008), 98p. [10.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème <span> </span>« <span style="color: blue;">L`essence du temps</span> ». Le lecteur est invité à réfléchir sur trois dimensions de la vie humaine : le temps de la nature, celui de la conscience et celui de la communauté. Dans un <strong>premier</strong> article, le philosophe Marcel Conche, interrogé par Alexandre Lacroix, réfléchit sur les temps de la nature (qui est infini) et du monde (qui est infiniment périodique), et éclaire le sens de l`expression « faire une pause ». Il rappelle que l`homme avec toutes ses activités n`a de cesse de temporaliser le temps. Éphémère et condamné à mourir, l`homme a besoin de croire à son existence. À cet égard, dit-il, la philosophie est un moyen de s`absenter, de prendre du recul par rapport à cette temporalisation, cela s`appelle l`art de vivre. Pour Conche, il faut se ménager des ouvertures à la sérénité tranquille : « <em>À la surface de notre âme, il y a l`agitation, les vagues, les tempêtes, les harcèlements, les impatiences, mais dans le fond, comme dans la profondeur de la mer, doit régner un calme absolu</em> » (p.40).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-496"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans un <strong>second</strong> article, Michel Eltchaninoff, chef de rubrique à <em>Philosophie Magazine</em>, traite du temps de la conscience en s`appuyant sur les considérations du philosophe allemand Edmund Husserl (1859-1938). L`auteur est d`avis que « <em>le temps de votre conscience ne dépend pas du temps des horloges et encore moins de celui des calendriers. Il obéit à ses propres règles, qui ne sont ni mathématiques, ni physiques, ni même psychologiques</em> » (p.43). Dans un <strong>troisième</strong> article, interrogé par Martin Duru, l`anthropologue Maurice Bloch parle des différentes conceptions sociales du temps. Ce dernier distingue un temps linéaire (celui des activités pratiques) et un temps cyclique (qui concerne les rituels).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <strong>dernier</strong> article du dossier fait état d`une rencontre qui s`est tenue à l`Académie française entre le philosophe Michel Serres et le phénoménologue Jean-Louis Chrétien. Le premier privilégie une approche objective de la temporalité; le second se préoccupe de la description du temps vécu. Michel Serres considère qu`« <em>Il n`y a pas non plus un seul temps cosmique, mais un temps des roches, des marées, de la planète, du système solaire, de la formation des univers… En somme, il est vain d`opposer un temps cosmique et un temps social</em> […] <em>Les philosophes ont pris l`habitude de manier un concept simplificateur, aux contours vagues, le " temps ", tandis qu`on est plongés dans un paysage temporel extrêmement riche et différencié</em> » (p.50). De son côté,<span> </span>Jean-Louis Chrétien éprouve une certaine réticence face à cet éclatement radical des temps de toutes sortes. Il privilégie le temps de la conscience car ce dernier « <em>nous permet de revisiter l`opposition de l`espace et du temps, et de la contester</em> » (p.51).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La rubrique <span style="text-decoration: underline;">Entretien</span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> recueille les propos du philosophe français Pierre Hadot. Imprégné par la pensée antique et ses « exercices spirituels », ce dernier a montré que la philosophie est une école de vie avant d`être une fabrique de concepts. Hadot définit lesdits exercices spirituels comme « <em>un exercice de l`intelligence, de la volonté ou de l`imagination qui est destiné à changer soit notre rapport au monde, soit notre manière de vivre, notre conduite. Une pratique volontaire et personnelle destinée à opérer une transformation du moi</em> » […] <em>L`important est de comprendre que ce n`est pas une simple technique ou une recette, mais plutôt la recherche d`une disposition, d`une attitude. Au fond, c`est l`usage de la liberté au service de la vie elle-même</em> » (p.55). Et ce dernier d`ajouter en terminant son entretien avec Martin Legros que « <em>la fonction de la philosophie, c`est d`apporter une lucidité et, du coup, une conscience plus grande de la plénitude de l`existence</em> (p.56). </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <span style="text-decoration: underline;">Biographie</span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> est consacrée à Claude Lévi-Strauss. Dans le premier article, Vincent Debaene, professeur de littérature française à l`université Columbia à New York, retrace la traversée de l`ethnologue à travers notre siècle. Debaene souligne que son séjour américain représente le moment décisif de la formation intellectuelle de Lévi-Strauss, pour au moins trois raisons : « <em>d`abord, il découvre l`anthropologie américaine, son approche très attentive aux détails concrets et les immenses quantités de données qu`elle a accumulées depuis le XIX<sup>e</sup> siècle; ensuite, il fréquente une communauté d`artistes (en particulier surréalistes) et d`universitaires en exil, autour desquels se réinventent déjà en partie les bases de la vie intellectuelle et politique française de l`après-guerre; enfin, il rencontre Roman Jakobson, dont la linguistique structurale lui fournit le cadre théorique qui lui permet de repenser intégralement les questions anthropologiques qui l`occupent</em> » (p.60).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le second article, Frédéric Keck, chercheur en philosophie et en anthropologie sociale au CNRS, guide le lecteur à travers les concepts élaborés par l`auteur de <em>Tristes Tropiques</em> (1955) : pensée sauvage, relativisme culturel, cru/cuit, magie/mythes, structures/parenté, anthropologie structurale, esprit/inconscient. Dans le dernier article intitulé « Leçon d`humanités », Suzi Vieira recueille les propos de trois héritiers : l`écrivain Michel Tournier, le psychiatre Tobie Nathan et l`ethnologue brésilienne Tania Stolze Lima. Ainsi, Tournier qui a suivi les cours de Lévi-Strauss au Musée de l`Homme relate l`influence que l`auteur de <em>La Pensée sauvage</em> (1962) a eu sur lui : « <em>Claude Lévi-Strauss a consacré toute son œuvre d`ethnologue à montrer que ceux que nous qualifions de "sauvages" ont aussi une civilisation. Lors de ses cours, il nous a appris à respecter les gens qui ne sont pas de notre culture et à étudier la leur. Ce fut décisif pour moi qui, en ce temps-là, écrivais mon premier roman, Vendredi ou les limbes du Pacifique, inspiré du Robinson Crusoé de Daniel Defoe</em> » (p.66).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">En guise de supplément, un <span style="text-decoration: underline;">Cahier central</span> (16 pages) présenté par le philosophe et anthropologue Marcel Hénaff, professeur à l`université de San Diego (Californie), qui préface l`extrait de <em>Tristes Tropiques</em> reproduit dans ce même Cahier central, soit le chapitre intitulé « Les vivants et les morts » de la sixième partie de l`ouvrage.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. : <a href="http://www.philomag.com/"><span style="color: #800080;">www.philomag.com</span></a></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="155" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/philo-mag-no-21.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="philo mag no 21" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Philosophie Magazine</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 21 (juillet-août 2008), 98p. [10.50$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le Dossier a pour thème <span> </span>« <span style="color: blue;">L`essence du temps</span> ». Le lecteur est invité à réfléchir sur trois dimensions de la vie humaine : le temps de la nature, celui de la conscience et celui de la communauté. Dans un <strong>premier</strong> article, le philosophe Marcel Conche, interrogé par Alexandre Lacroix, réfléchit sur les temps de la nature (qui est infini) et du monde (qui est infiniment périodique), et éclaire le sens de l`expression « faire une pause ». Il rappelle que l`homme avec toutes ses activités n`a de cesse de temporaliser le temps. Éphémère et condamné à mourir, l`homme a besoin de croire à son existence. À cet égard, dit-il, la philosophie est un moyen de s`absenter, de prendre du recul par rapport à cette temporalisation, cela s`appelle l`art de vivre. Pour Conche, il faut se ménager des ouvertures à la sérénité tranquille : « <em>À la surface de notre âme, il y a l`agitation, les vagues, les tempêtes, les harcèlements, les impatiences, mais dans le fond, comme dans la profondeur de la mer, doit régner un calme absolu</em> » (p.40).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

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<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans un <strong>second</strong> article, Michel Eltchaninoff, chef de rubrique à <em>Philosophie Magazine</em>, traite du temps de la conscience en s`appuyant sur les considérations du philosophe allemand Edmund Husserl (1859-1938). L`auteur est d`avis que « <em>le temps de votre conscience ne dépend pas du temps des horloges et encore moins de celui des calendriers. Il obéit à ses propres règles, qui ne sont ni mathématiques, ni physiques, ni même psychologiques</em> » (p.43). Dans un <strong>troisième</strong> article, interrogé par Martin Duru, l`anthropologue Maurice Bloch parle des différentes conceptions sociales du temps. Ce dernier distingue un temps linéaire (celui des activités pratiques) et un temps cyclique (qui concerne les rituels).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le <strong>dernier</strong> article du dossier fait état d`une rencontre qui s`est tenue à l`Académie française entre le philosophe Michel Serres et le phénoménologue Jean-Louis Chrétien. Le premier privilégie une approche objective de la temporalité; le second se préoccupe de la description du temps vécu. Michel Serres considère qu`« <em>Il n`y a pas non plus un seul temps cosmique, mais un temps des roches, des marées, de la planète, du système solaire, de la formation des univers… En somme, il est vain d`opposer un temps cosmique et un temps social</em> […] <em>Les philosophes ont pris l`habitude de manier un concept simplificateur, aux contours vagues, le " temps ", tandis qu`on est plongés dans un paysage temporel extrêmement riche et différencié</em> » (p.50). De son côté,<span> </span>Jean-Louis Chrétien éprouve une certaine réticence face à cet éclatement radical des temps de toutes sortes. Il privilégie le temps de la conscience car ce dernier « <em>nous permet de revisiter l`opposition de l`espace et du temps, et de la contester</em> » (p.51).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La rubrique <span style="text-decoration: underline;">Entretien</span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> recueille les propos du philosophe français Pierre Hadot. Imprégné par la pensée antique et ses « exercices spirituels », ce dernier a montré que la philosophie est une école de vie avant d`être une fabrique de concepts. Hadot définit lesdits exercices spirituels comme « <em>un exercice de l`intelligence, de la volonté ou de l`imagination qui est destiné à changer soit notre rapport au monde, soit notre manière de vivre, notre conduite. Une pratique volontaire et personnelle destinée à opérer une transformation du moi</em> » […] <em>L`important est de comprendre que ce n`est pas une simple technique ou une recette, mais plutôt la recherche d`une disposition, d`une attitude. Au fond, c`est l`usage de la liberté au service de la vie elle-même</em> » (p.55). Et ce dernier d`ajouter en terminant son entretien avec Martin Legros que « <em>la fonction de la philosophie, c`est d`apporter une lucidité et, du coup, une conscience plus grande de la plénitude de l`existence</em> (p.56). </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La section <span style="text-decoration: underline;">Biographie</span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> est consacrée à Claude Lévi-Strauss. Dans le premier article, Vincent Debaene, professeur de littérature française à l`université Columbia à New York, retrace la traversée de l`ethnologue à travers notre siècle. Debaene souligne que son séjour américain représente le moment décisif de la formation intellectuelle de Lévi-Strauss, pour au moins trois raisons : « <em>d`abord, il découvre l`anthropologie américaine, son approche très attentive aux détails concrets et les immenses quantités de données qu`elle a accumulées depuis le XIX<sup>e</sup> siècle; ensuite, il fréquente une communauté d`artistes (en particulier surréalistes) et d`universitaires en exil, autour desquels se réinventent déjà en partie les bases de la vie intellectuelle et politique française de l`après-guerre; enfin, il rencontre Roman Jakobson, dont la linguistique structurale lui fournit le cadre théorique qui lui permet de repenser intégralement les questions anthropologiques qui l`occupent</em> » (p.60).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le second article, Frédéric Keck, chercheur en philosophie et en anthropologie sociale au CNRS, guide le lecteur à travers les concepts élaborés par l`auteur de <em>Tristes Tropiques</em> (1955) : pensée sauvage, relativisme culturel, cru/cuit, magie/mythes, structures/parenté, anthropologie structurale, esprit/inconscient. Dans le dernier article intitulé « Leçon d`humanités », Suzi Vieira recueille les propos de trois héritiers : l`écrivain Michel Tournier, le psychiatre Tobie Nathan et l`ethnologue brésilienne Tania Stolze Lima. Ainsi, Tournier qui a suivi les cours de Lévi-Strauss au Musée de l`Homme relate l`influence que l`auteur de <em>La Pensée sauvage</em> (1962) a eu sur lui : « <em>Claude Lévi-Strauss a consacré toute son œuvre d`ethnologue à montrer que ceux que nous qualifions de "sauvages" ont aussi une civilisation. Lors de ses cours, il nous a appris à respecter les gens qui ne sont pas de notre culture et à étudier la leur. Ce fut décisif pour moi qui, en ce temps-là, écrivais mon premier roman, Vendredi ou les limbes du Pacifique, inspiré du Robinson Crusoé de Daniel Defoe</em> » (p.66).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">En guise de supplément, un <span style="text-decoration: underline;">Cahier central</span> (16 pages) présenté par le philosophe et anthropologue Marcel Hénaff, professeur à l`université de San Diego (Californie), qui préface l`extrait de <em>Tristes Tropiques</em> reproduit dans ce même Cahier central, soit le chapitre intitulé « Les vivants et les morts » de la sixième partie de l`ouvrage.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. : <a href="http://www.philomag.com/"><span style="color: #800080;">www.philomag.com</span></a></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Geo Histoire, no. 6 (Grèce antique)</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/06/geo-histoire-no-6-grece-antique/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 12:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[Athènes]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
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		<category><![CDATA[Grèce antique]]></category>
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		<category><![CDATA[Parthénon]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="153" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/geo-histoire-no-6.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Geo Histoire no. 6" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Geo Histoire</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 6 (juin-juillet-août 2008), 136p. [14.00$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dossier « <span style="color: blue;">La Grèce antique</span> ».</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Ce numéro estival est consacré à la civilisation hellénique. Le lecteur y explore des lieux (Péloponnèse, Attique, Cyclades) mais voyage aussi entre légende et réalité, entre mythes et histoire. Ce dossier spécial se divise en trois parties : 1. Une civilisation bénie des dieux 2. Des héros beaux et braves 3. Athènes, l`invention de la cité. Dès les premières pages, on rappelle que le monde hellénique inventa la cité et la démocratie tout comme le théâtre et la poésie. Si bien que cette même culture imprègne toujours notre société, vingt-cinq siècles plus tard.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le chapitre traitant du patrimoine, l`historien Marcel Detienne, professeur à la Johns Hopkins University, à Baltimore (États-Unis), balaie les idées reçues sur nos lointains ancêtres. Il se demande ici de quoi sommes-nous réellement redevables aux anciens grecs ? Et ce dernier de répondre : peut-être simplement de l`art de savoir questionner le monde. Dans son article intitulé « <em>Le mythe de l`idéal grec</em> », il affirme que la « civilisation grecque » (celle dont parle les manuels) est une invention du XIX<sup>e</sup> siècle européen. Pour lui, ces 1500 cités-villages qui composent la Grèce entre le VIII<sup>e</sup> s. av. J.-C. et le IV<sup>e</sup> s. ap. J.-C. étaient rarement urbanisées. De sorte que chacune avait la possibilité de mettre en œuvre des pratiques singulières, de choisir des « institutions » de la vie commune, de s`inventer au cours du temps.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-495"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Il remet en cause la domination universelle qu`exerce les Grecs dans deux domaines : la philosophie et la démocratie. Dans le premier cas, philosopher signifie, en grec, se poser des questions, cultiver la discussion, réfléchir à une série de problèmes. Or, même dans les groupes ou les sociétés les plus démunis, il y a eu de la pensée inventive et créative. Par conséquent, l`obsession occidentale d`une « Grèce des origines » a longtemps empêché de reconnaître que l`on pense ailleurs (Chine, Afrique, Océanie).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La <strong>première partie</strong> traite des dieux grecs et des hauts lieux de leur présence surnaturelle : Mont Olympe, Délos, Samothrace. Ainsi, Pierre Sineux, professeur d`histoire grecque à l`université de Caen, rappelle que l`unité du monde grec classique repose d`abord sur un panthéon commun. Pour lui, les rites sont autant de manières d`entrer en relation avec les dieux, pour les réjouir, s`attirer leurs bonnes grâces ou les remercier des faveurs accordées. Il souligne également que « <em>si le sacrifice est un rite qui établit une communication avec le divin, il marque aussi la séparation entre les dieux et les hommes, tout en renforçant les liens qui unissent entre eux les membres d`une communauté</em> […] <em>Dans leur relation au divin, les Grecs</em> <em>ne recherchent pas, en règle générale, une communion. Par les actes du culte, ils s`inscrivent plutôt dans une relation d`échange et de réciprocité avec les dieux</em> » (p.53). L`article suivant, qui traite du polythéisme, montre que les dieux de l`Olympe ont des caractères similaires à ceux des simples mortels (désir, ruse, colère). Dans le dernier article, Vincent Borel souligne que sur la terre natale de Zeus, chaque recoin de la Crète a donné naissance à l`un des grands mythes de la Grèce antique.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La <strong>deuxième partie</strong> s`intéresse aux héros (Hercule, Ulysse, Jason, Achille) qui forgent les grandes épopées mythologiques et qui dessinent l`idéal grec qui sera au cœur de toute l`éducation classique. Dans un article consacré au mythe des pères fondateurs, Francis Prost, maître de conférences à l`ENS, montre que les héros grecs jouent un double rôle clef dans la société hellénique : d`une part, ils illustrent des valeurs, comme la gloire ou la grandeur; d`autre part, ils assurent la cohésion des lignées. En ce qui a trait aux « cultes héroïques », Prost mentionne que les historiens distinguent deux catégories : le culte aux morts et le culte rendu au fondateur d`une colonie. Chacune des catégories se distinguent par le degré d`implication de la communauté dans la pratique cultuelle. Selon l`auteur, c`est la seconde catégorie qui révèle particulièrement les valeurs politiques de ces cultes. En ce sens, Prost affirme que « <em>la cité grecque n`existe qu`à partir du moment où l`ensemble de ses membres actifs a conscience de partager une identité commune. Le héros joue ce rôle fédérateur, en regroupant dans son sanctuaire tous les participants de la cité-État</em> » (p.73).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La <strong>troisième partie</strong> met l`accent sur le rayonnement de la cité-État d`Athènes, qui impose sa puissance impériale à ses rivales. Dans son article, Pierre Brulé, professeur d`histoire à l`université de Rennes II, revient sur l`invention et l`évolution de la démocratie à Athènes. Il s`intéresse ici au fonctionnement et aux principes qui régissent les institutions grecques. Le chapitre suivant, signé par Evan Hadengham, est consacré au Parthénon, installé au sommet de l`Acropole, ainsi qu`aux outrages du temps qu`il a subi en 2500 ans d`existence. Au terme de cette dernière partie, l`écrivain athénien Takis Théodoropoulos parle du souvenir de la culture antique encore présent dans la mégalopole. Pour lui, les Grecs d`aujourd`hui « <em>digèrent mal et gèrent encore plus mal leur rapport à cette Antiquité. Le gouffre qui sépare la manière, toute moderne, de produire des symboles et la réalité d`un passé qui a survécu à la dégénérescence produit une sorte de cocktail historique aux relents nationalistes</em> » (p.111). À son avis, « <em>En Europe, la Grèce ne fait plus partie des lieux communs de la sensibilité, une qualité que lui attribuait Marguerite Yourcenar. Elle ne concerne plus que quelques spécialistes, historiens, anthropologues ou philosophes. Pour nous autres Européens, elle ne porte plus qu`une faible charge symbolique : elle n`est plus qu`une sorte d`idéal qui a subi le sort des idéalismes qui l`ont soutenu, des absolutismes qu`il a engendrés</em> » (p.112). À propos du Parthénon, il affirme qu`il « <em>n`est plus qu`un cadavre exquis ankylosé par les stéréotypes dont il est investi !</em> » (p.114).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le dossier comprend également un <span style="text-decoration: underline;">dépliant</span> au recto duquel on retrouve la carte des hauts lieux de la Grèce antique. Alors qu`au verso, on prend connaissance des grandes figures de l`Athènes classique. De plus, le lecteur bénéficie d`adresses utiles pour visiter Athènes et le nouveau musée de l`Acropole. En dernier lieu, une sélection d`ouvrages et de sites internet pour accompagner la lecture dudit dossier.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. : <a href="http://www.geo.fr/"><span style="color: #800080;">www.geo.fr</span></a></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="153" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/geo-histoire-no-6.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Geo Histoire no. 6" /></p><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Geo Histoire</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">, no. 6 (juin-juillet-août 2008), 136p. [14.00$]</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dossier « <span style="color: blue;">La Grèce antique</span> ».</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Ce numéro estival est consacré à la civilisation hellénique. Le lecteur y explore des lieux (Péloponnèse, Attique, Cyclades) mais voyage aussi entre légende et réalité, entre mythes et histoire. Ce dossier spécial se divise en trois parties : 1. Une civilisation bénie des dieux 2. Des héros beaux et braves 3. Athènes, l`invention de la cité. Dès les premières pages, on rappelle que le monde hellénique inventa la cité et la démocratie tout comme le théâtre et la poésie. Si bien que cette même culture imprègne toujours notre société, vingt-cinq siècles plus tard.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans le chapitre traitant du patrimoine, l`historien Marcel Detienne, professeur à la Johns Hopkins University, à Baltimore (États-Unis), balaie les idées reçues sur nos lointains ancêtres. Il se demande ici de quoi sommes-nous réellement redevables aux anciens grecs ? Et ce dernier de répondre : peut-être simplement de l`art de savoir questionner le monde. Dans son article intitulé « <em>Le mythe de l`idéal grec</em> », il affirme que la « civilisation grecque » (celle dont parle les manuels) est une invention du XIX<sup>e</sup> siècle européen. Pour lui, ces 1500 cités-villages qui composent la Grèce entre le VIII<sup>e</sup> s. av. J.-C. et le IV<sup>e</sup> s. ap. J.-C. étaient rarement urbanisées. De sorte que chacune avait la possibilité de mettre en œuvre des pratiques singulières, de choisir des « institutions » de la vie commune, de s`inventer au cours du temps.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span id="more-495"></span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Il remet en cause la domination universelle qu`exerce les Grecs dans deux domaines : la philosophie et la démocratie. Dans le premier cas, philosopher signifie, en grec, se poser des questions, cultiver la discussion, réfléchir à une série de problèmes. Or, même dans les groupes ou les sociétés les plus démunis, il y a eu de la pensée inventive et créative. Par conséquent, l`obsession occidentale d`une « Grèce des origines » a longtemps empêché de reconnaître que l`on pense ailleurs (Chine, Afrique, Océanie).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La <strong>première partie</strong> traite des dieux grecs et des hauts lieux de leur présence surnaturelle : Mont Olympe, Délos, Samothrace. Ainsi, Pierre Sineux, professeur d`histoire grecque à l`université de Caen, rappelle que l`unité du monde grec classique repose d`abord sur un panthéon commun. Pour lui, les rites sont autant de manières d`entrer en relation avec les dieux, pour les réjouir, s`attirer leurs bonnes grâces ou les remercier des faveurs accordées. Il souligne également que « <em>si le sacrifice est un rite qui établit une communication avec le divin, il marque aussi la séparation entre les dieux et les hommes, tout en renforçant les liens qui unissent entre eux les membres d`une communauté</em> […] <em>Dans leur relation au divin, les Grecs</em> <em>ne recherchent pas, en règle générale, une communion. Par les actes du culte, ils s`inscrivent plutôt dans une relation d`échange et de réciprocité avec les dieux</em> » (p.53). L`article suivant, qui traite du polythéisme, montre que les dieux de l`Olympe ont des caractères similaires à ceux des simples mortels (désir, ruse, colère). Dans le dernier article, Vincent Borel souligne que sur la terre natale de Zeus, chaque recoin de la Crète a donné naissance à l`un des grands mythes de la Grèce antique.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La <strong>deuxième partie</strong> s`intéresse aux héros (Hercule, Ulysse, Jason, Achille) qui forgent les grandes épopées mythologiques et qui dessinent l`idéal grec qui sera au cœur de toute l`éducation classique. Dans un article consacré au mythe des pères fondateurs, Francis Prost, maître de conférences à l`ENS, montre que les héros grecs jouent un double rôle clef dans la société hellénique : d`une part, ils illustrent des valeurs, comme la gloire ou la grandeur; d`autre part, ils assurent la cohésion des lignées. En ce qui a trait aux « cultes héroïques », Prost mentionne que les historiens distinguent deux catégories : le culte aux morts et le culte rendu au fondateur d`une colonie. Chacune des catégories se distinguent par le degré d`implication de la communauté dans la pratique cultuelle. Selon l`auteur, c`est la seconde catégorie qui révèle particulièrement les valeurs politiques de ces cultes. En ce sens, Prost affirme que « <em>la cité grecque n`existe qu`à partir du moment où l`ensemble de ses membres actifs a conscience de partager une identité commune. Le héros joue ce rôle fédérateur, en regroupant dans son sanctuaire tous les participants de la cité-État</em> » (p.73).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La <strong>troisième partie</strong> met l`accent sur le rayonnement de la cité-État d`Athènes, qui impose sa puissance impériale à ses rivales. Dans son article, Pierre Brulé, professeur d`histoire à l`université de Rennes II, revient sur l`invention et l`évolution de la démocratie à Athènes. Il s`intéresse ici au fonctionnement et aux principes qui régissent les institutions grecques. Le chapitre suivant, signé par Evan Hadengham, est consacré au Parthénon, installé au sommet de l`Acropole, ainsi qu`aux outrages du temps qu`il a subi en 2500 ans d`existence. Au terme de cette dernière partie, l`écrivain athénien Takis Théodoropoulos parle du souvenir de la culture antique encore présent dans la mégalopole. Pour lui, les Grecs d`aujourd`hui « <em>digèrent mal et gèrent encore plus mal leur rapport à cette Antiquité. Le gouffre qui sépare la manière, toute moderne, de produire des symboles et la réalité d`un passé qui a survécu à la dégénérescence produit une sorte de cocktail historique aux relents nationalistes</em> » (p.111). À son avis, « <em>En Europe, la Grèce ne fait plus partie des lieux communs de la sensibilité, une qualité que lui attribuait Marguerite Yourcenar. Elle ne concerne plus que quelques spécialistes, historiens, anthropologues ou philosophes. Pour nous autres Européens, elle ne porte plus qu`une faible charge symbolique : elle n`est plus qu`une sorte d`idéal qui a subi le sort des idéalismes qui l`ont soutenu, des absolutismes qu`il a engendrés</em> » (p.112). À propos du Parthénon, il affirme qu`il « <em>n`est plus qu`un cadavre exquis ankylosé par les stéréotypes dont il est investi !</em> » (p.114).</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le dossier comprend également un <span style="text-decoration: underline;">dépliant</span> au recto duquel on retrouve la carte des hauts lieux de la Grèce antique. Alors qu`au verso, on prend connaissance des grandes figures de l`Athènes classique. De plus, le lecteur bénéficie d`adresses utiles pour visiter Athènes et le nouveau musée de l`Acropole. En dernier lieu, une sélection d`ouvrages et de sites internet pour accompagner la lecture dudit dossier.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>

<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. : <a href="http://www.geo.fr/"><span style="color: #800080;">www.geo.fr</span></a></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span>]]></content:encoded>
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		<title>Le Monde de l`éducation, no. 371 (penser, apprendre)</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/05/le-monde-de-leducation-no-371-penser-apprendre/</link>
		<comments>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/05/le-monde-de-leducation-no-371-penser-apprendre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 May 2009 15:05:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[éveiller]]></category>
		<category><![CDATA[pédagogie]]></category>
		<category><![CDATA[penser]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="166" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/monde-education-no-371.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="monde-education no 371" /></p><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le Monde de l`éducation</span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">, no. 371 (juillet-août 2008), 84p. [6.95$]</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Dossier « <span style="color: blue;">Leçons pour penser et apprendre le monde</span> »</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Ce numéro, conçu et coordonné par Nicolas Truong, propose de nouvelles leçons de choses. En effet, les auteurs ici présents plaident pour la centralité de nouvelles humanités. Le sommaire est divisé en trois parties : penser, enseigner, éveiller. Dans chacune d`elle, on retrouve des extraits de textes et des entretiens avec divers spécialistes et auteurs.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La première partie « <strong>Penser</strong> » contient quatre entretiens. On nous y dit que « <em>Capable de penser son univers sans recourir au religieux, l`individu contemporain doit apprendre à reconnaître la diversité des espèces et des cultures sans renoncer aux valeurs qu`il a forgées</em> » (p.8). Dans le troisième entretien qui porte sur la diversité humaine, l`anthropologue Françoise Héritier invite à dissoudre les hiérarchies sexuelles et culturelles face aux nouvelles formes de racisme et de relativisme. Elle allègue que « <em>C`est donc à partir de la diversité que l`on peut extraire un certain nombre de lois générales de fonctionnement de l`esprit humain</em> » (p.30). Dans le quatrième entretien, qui porte sur la religion et le spirituel, le metteur en scène Jean-Claude Carrière s`insurge contre la captation du spirituel par la religion. Citant l`écrivain français André Gide (1869-1951), il nous invite à « <em>suivre ceux qui cherchent la vérité et à fuir ceux qui l`ont trouvée</em> » (p.30).</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span id="more-494"></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La deuxième partie « <strong>Enseigner</strong> » regroupe quatre textes et un entretien. On y postule que « <span> </span><em>Pour enseigner la globalisation qui bouleverse l`identité de l` Europe, il convient d`étudier la nouvelle géopolitique mondiale, la condition urbaine et le rôle que joue l`immigration dans le concert des nations</em> » (p.36). À propos de la nouvelle géopolitique de la planète, le géographe et historien Yves Lacoste, professeur émérite à l`Université Paris-VIII, mentionne que pour comprendre le nouveau désordre mondial, l`étude des rivalités de pouvoir sur un territoire s`avère indispensable. Selon lui, « <em>La géopolitique n`est pas seulement destinée aux stratèges et aux chefs d`État (qui la négligent plus souvent qu`on le croit), mais aussi aux citoyens (souvent affectés de myopie partisane) et surtout pour le long terme à ces futurs citoyens que sont les jeunes. C`est en cela<span> </span>que le rôle des professeurs d`histoire-géographie est fort important, dans la mesure où ils peuvent montrer à leurs élèves comment on peut confronter les représentations antagonistes de tel ou tel conflit. Celles-ci passent non seulement par l`histoire, la géographie, la presse plus ou moins partisane, mais aussi par le cinéma et le roman. En cela, le rôle de leurs collègues philosophes et littéraires peut être novateur et précieux</em> » (p.42).</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le géographe Michel Lussault considère qu`il est temps d`apprendre aux jeunes la nouvelle condition urbaine étant donné que la population vit aujourd`hui majoritairement dans les villes. Pour lui, l`urbanisation est partout visible, à travers ses objets, ses architectures et ses infrastructures. Si bien que cet urbain généralisé auto-organisé est devenu le nouveau " milieu " de l`existence humaine. L`historien Gérard Noiriel croit qu`il y<span> </span>a urgence à enseigner l`histoire de l`immigration et que la transmission de celle-ci doit mobiliser les arts, la littérature et le cinéma. Enfin, pour Guy Fontaine, membre fondateur du Réseau universitaire <em>Les Lettres européennes</em>, l`identité européenne est une réalité littéraire évidente et qu`en ce sens l`initiation des élèves à leur culture continentale est indispensable.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La troisième partie « <strong>Éveiller</strong> » comprend des extraits de quatre textes (Derrida, Deleuze, Freinet, Serres) et quatre reportages. On y mentionne que pour éveiller au monde, il faut inventer d`autres manières d`enseigner, initier les petits à la philosophie, miser sur l`interdisciplinarité et faire le pari du logiciel libre. Dans le premier reportage, on rencontre Audrey Bigot-Destailleur, enseignante à l`école Sainte-Marie de Tourcoing, qui initie dans son atelier philosophique des écoliers à l`art de penser par soi-même dans le but de mieux les armer pour la vie. Sans ses ateliers philosophiques, les enfants de sa classe prennent un malin plaisir à déconstruire les idées reçues. Luc Cédelle, lui, s`intéresse au projet du collège expérimental Clisthène, à Bordeaux où un tiers du temps scolaire est consacré à l`interdisciplinarité. Un autre reportage s`intéresse au projet de Sylvain Connac qui expérimente la pédagogie coopérative pour les élèves d`un quartier en difficulté à l`école Antoine Balard, à Montpellier. Le projet est basé sur la prise de parole et la participation à la vie scolaire.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Info. :<span> </span><a href="http://www.lemonde.fr/mde/"><span style="color: #800080;">www.lemonde.fr/mde/</span></a></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span> </span></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="166" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/monde-education-no-371.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="monde-education no 371" /></p><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le Monde de l`éducation</span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">, no. 371 (juillet-août 2008), 84p. [6.95$]</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Dossier « <span style="color: blue;">Leçons pour penser et apprendre le monde</span> »</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Ce numéro, conçu et coordonné par Nicolas Truong, propose de nouvelles leçons de choses. En effet, les auteurs ici présents plaident pour la centralité de nouvelles humanités. Le sommaire est divisé en trois parties : penser, enseigner, éveiller. Dans chacune d`elle, on retrouve des extraits de textes et des entretiens avec divers spécialistes et auteurs.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La première partie « <strong>Penser</strong> » contient quatre entretiens. On nous y dit que « <em>Capable de penser son univers sans recourir au religieux, l`individu contemporain doit apprendre à reconnaître la diversité des espèces et des cultures sans renoncer aux valeurs qu`il a forgées</em> » (p.8). Dans le troisième entretien qui porte sur la diversité humaine, l`anthropologue Françoise Héritier invite à dissoudre les hiérarchies sexuelles et culturelles face aux nouvelles formes de racisme et de relativisme. Elle allègue que « <em>C`est donc à partir de la diversité que l`on peut extraire un certain nombre de lois générales de fonctionnement de l`esprit humain</em> » (p.30). Dans le quatrième entretien, qui porte sur la religion et le spirituel, le metteur en scène Jean-Claude Carrière s`insurge contre la captation du spirituel par la religion. Citant l`écrivain français André Gide (1869-1951), il nous invite à « <em>suivre ceux qui cherchent la vérité et à fuir ceux qui l`ont trouvée</em> » (p.30).</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span id="more-494"></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La deuxième partie « <strong>Enseigner</strong> » regroupe quatre textes et un entretien. On y postule que « <span> </span><em>Pour enseigner la globalisation qui bouleverse l`identité de l` Europe, il convient d`étudier la nouvelle géopolitique mondiale, la condition urbaine et le rôle que joue l`immigration dans le concert des nations</em> » (p.36). À propos de la nouvelle géopolitique de la planète, le géographe et historien Yves Lacoste, professeur émérite à l`Université Paris-VIII, mentionne que pour comprendre le nouveau désordre mondial, l`étude des rivalités de pouvoir sur un territoire s`avère indispensable. Selon lui, « <em>La géopolitique n`est pas seulement destinée aux stratèges et aux chefs d`État (qui la négligent plus souvent qu`on le croit), mais aussi aux citoyens (souvent affectés de myopie partisane) et surtout pour le long terme à ces futurs citoyens que sont les jeunes. C`est en cela<span> </span>que le rôle des professeurs d`histoire-géographie est fort important, dans la mesure où ils peuvent montrer à leurs élèves comment on peut confronter les représentations antagonistes de tel ou tel conflit. Celles-ci passent non seulement par l`histoire, la géographie, la presse plus ou moins partisane, mais aussi par le cinéma et le roman. En cela, le rôle de leurs collègues philosophes et littéraires peut être novateur et précieux</em> » (p.42).</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le géographe Michel Lussault considère qu`il est temps d`apprendre aux jeunes la nouvelle condition urbaine étant donné que la population vit aujourd`hui majoritairement dans les villes. Pour lui, l`urbanisation est partout visible, à travers ses objets, ses architectures et ses infrastructures. Si bien que cet urbain généralisé auto-organisé est devenu le nouveau " milieu " de l`existence humaine. L`historien Gérard Noiriel croit qu`il y<span> </span>a urgence à enseigner l`histoire de l`immigration et que la transmission de celle-ci doit mobiliser les arts, la littérature et le cinéma. Enfin, pour Guy Fontaine, membre fondateur du Réseau universitaire <em>Les Lettres européennes</em>, l`identité européenne est une réalité littéraire évidente et qu`en ce sens l`initiation des élèves à leur culture continentale est indispensable.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La troisième partie « <strong>Éveiller</strong> » comprend des extraits de quatre textes (Derrida, Deleuze, Freinet, Serres) et quatre reportages. On y mentionne que pour éveiller au monde, il faut inventer d`autres manières d`enseigner, initier les petits à la philosophie, miser sur l`interdisciplinarité et faire le pari du logiciel libre. Dans le premier reportage, on rencontre Audrey Bigot-Destailleur, enseignante à l`école Sainte-Marie de Tourcoing, qui initie dans son atelier philosophique des écoliers à l`art de penser par soi-même dans le but de mieux les armer pour la vie. Sans ses ateliers philosophiques, les enfants de sa classe prennent un malin plaisir à déconstruire les idées reçues. Luc Cédelle, lui, s`intéresse au projet du collège expérimental Clisthène, à Bordeaux où un tiers du temps scolaire est consacré à l`interdisciplinarité. Un autre reportage s`intéresse au projet de Sylvain Connac qui expérimente la pédagogie coopérative pour les élèves d`un quartier en difficulté à l`école Antoine Balard, à Montpellier. Le projet est basé sur la prise de parole et la participation à la vie scolaire.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Info. :<span> </span><a href="http://www.lemonde.fr/mde/"><span style="color: #800080;">www.lemonde.fr/mde/</span></a></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span> </span></span>]]></content:encoded>
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		<title>Les dossiers de la Recherche : L’héritage Darwin &#8211; no. 36 (novembre 2008)</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/04/les-dossiers-de-la-recherche-lheritage-darwin-no-36-novembre-2008/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 12:58:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Finlay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazines-Revues]]></category>
		<category><![CDATA[Darwin]]></category>
		<category><![CDATA[évolution]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="160" height="221" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/recherche_darwin.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="couv 05_DLR33.indd" /></p>Les éditeurs du magazine La Recherche ont édité ce numéro afin de souligner les 150 ans de la publication de l’œuvre majeure de Darwin en 1859 (De l’origine des espèces). Ce hors série présente un panorama complet de la théorie de l’évolution, de son contexte historique et idéologique ainsi que des principaux héritiers qui auront repris, adapté et réaménagé la théorie de l’évolution.

On y retrouve d’abord un article (p. 8 à 13) à la fois complet et synthétique qui retrace la genèse de la théorie de Darwin, les principaux concepts qui ont influencé sa réflexion (les théories démographiques et économiques de Malthus, les modes de croissance et de reproduction du biologiste Grant et les idées du géologue Lyell qui affirmait que de nouvelles espèces étaient apparues à chaque ère géologique) et les étapes-clés de ses modifications jusqu’à sa formulation complète en 1859. On y apprend que la théorie a été, pour l’essentiel, élaborée en 1838-1839 pour ensuite subir quelques modifications notables au fil des ans, jusqu’à sa parution en 1859.

<span id="more-23"></span>

On y présente également divers articles à propos d’autres figures marquantes des sciences naturelles de l’époque dans le domaine de la biologie. C’est le cas, notamment, d’Alfred Wallace (p. 20 à 25) dont l’ébauche d’une théorie similaire a incité Darwin à publier son ouvrage précipitamment; de Francis Galton (p. 30 à 33) qui a formulé une théorie de l’eugénisme, s’inspirant des idées de son cousin Darwin; et de Lamarck (p. 40 à 45) dont les idées sur la transmission des caractères acquis ont longtemps dominé.

Suivent ensuite des articles sur l’élaboration de théories de biologistes contemporains reconnus telles que Mayr (Ernst Mayr et la définition des espèces, p. 50 à 54), Dobzhansky et Rensch (La sélection naturelle à l’échelle cosmique, p. 64 à 67), des thèmes contemporains qui remettent en question la théorie de l’évolution de Darwin (L’évolution à l’épreuve de la biologie moléculaire, p. 68 à 72), et un article sur le créationnisme (p. 84 à 87) ou le « dessein intelligent » qui revient toujours périodiquement à la mode.

Enfin, des comptes rendus de lecture sur différents ouvrages, une description de quelques liens internet sur Darwin et l’évolution ainsi qu’un glossaire complètent ce numéro.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="160" height="221" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/recherche_darwin.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="couv 05_DLR33.indd" /></p>Les éditeurs du magazine La Recherche ont édité ce numéro afin de souligner les 150 ans de la publication de l’œuvre majeure de Darwin en 1859 (De l’origine des espèces). Ce hors série présente un panorama complet de la théorie de l’évolution, de son contexte historique et idéologique ainsi que des principaux héritiers qui auront repris, adapté et réaménagé la théorie de l’évolution.

On y retrouve d’abord un article (p. 8 à 13) à la fois complet et synthétique qui retrace la genèse de la théorie de Darwin, les principaux concepts qui ont influencé sa réflexion (les théories démographiques et économiques de Malthus, les modes de croissance et de reproduction du biologiste Grant et les idées du géologue Lyell qui affirmait que de nouvelles espèces étaient apparues à chaque ère géologique) et les étapes-clés de ses modifications jusqu’à sa formulation complète en 1859. On y apprend que la théorie a été, pour l’essentiel, élaborée en 1838-1839 pour ensuite subir quelques modifications notables au fil des ans, jusqu’à sa parution en 1859.

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On y présente également divers articles à propos d’autres figures marquantes des sciences naturelles de l’époque dans le domaine de la biologie. C’est le cas, notamment, d’Alfred Wallace (p. 20 à 25) dont l’ébauche d’une théorie similaire a incité Darwin à publier son ouvrage précipitamment; de Francis Galton (p. 30 à 33) qui a formulé une théorie de l’eugénisme, s’inspirant des idées de son cousin Darwin; et de Lamarck (p. 40 à 45) dont les idées sur la transmission des caractères acquis ont longtemps dominé.

Suivent ensuite des articles sur l’élaboration de théories de biologistes contemporains reconnus telles que Mayr (Ernst Mayr et la définition des espèces, p. 50 à 54), Dobzhansky et Rensch (La sélection naturelle à l’échelle cosmique, p. 64 à 67), des thèmes contemporains qui remettent en question la théorie de l’évolution de Darwin (L’évolution à l’épreuve de la biologie moléculaire, p. 68 à 72), et un article sur le créationnisme (p. 84 à 87) ou le « dessein intelligent » qui revient toujours périodiquement à la mode.

Enfin, des comptes rendus de lecture sur différents ouvrages, une description de quelques liens internet sur Darwin et l’évolution ainsi qu’un glossaire complètent ce numéro.]]></content:encoded>
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