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	<title>PhiloTR &#187; Nouvelles</title>
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	<description>Département de philosophie Cégep de Trois-Rivières</description>
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		<title>Hommage posthume à Alexis Klimov</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 23:43:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Klimov]]></category>
		<category><![CDATA[philosophe]]></category>
		<category><![CDATA[UQTR]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="137" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Alexis-Klimov.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Alexis Klimov" /></p><p style="text-align: justify;">C`est jeudi le 19 avril 2012 qu`a eu lieu l`inauguration du <span style="color: #008000;"><strong>salon Alexis-Klimov</strong></span> à la bibliothèque de l`Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Cette nouvelle a été dévoilée à l`occasion d`une cérémonie réunissant plusieurs membres de la communauté universitaire et de la famille Klimov ainsi que de nombreux amis. Selon M. Serge Cantin, directeur du département de philosophie et des arts de l`UQTR, la bibliothèque était le lieu tout désignée pour rendre hommage à M. Alexis Klimov. En ce sens, M. Cantin a rappelé que : « <em>Sa pensée et son œuvre furent d`une grande importance dans le développement de la philosophie québécoise, lui qui a marqué la vocation de nombreux chercheurs et philosophes, au Canada comme à l`étranger</em> ». Mentionnons que la démarche afin de rendre hommage à M. Alexis Klimov fut entreprise il y a quatre ans, par Serge Klimov, le fils du défunt. Rapidement, le projet a séduit les dirigeants de l`UQTR qui ont collaboré dans ce processus.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3869"></span>M. <strong><span style="color: #008000;">Alexis Klimov</span></strong> est né le 19 avril 1937 à Liège (Belgique) de parents d`origine russe (Lettonie). En 1960, il obtient sa licence et son agrégation de l`Université de Liège. C`est en Belgique qu`il débute sa carrière à titre de professeur de latin et de grec. En 1964, il se rend à Trois-Rivières pour y enseigner la philosophie à l`invitation de M. Gilles Boulet, alors recteur et fondateur du nouveau Centre d`études universitaires (CEU), établissement qui deviendra l`UQTR en 1969. En 1965, il fonde le Cercle de philosophie, organisme qu`il préside durant 35 ans. De 1965 à 1975, il participe à une vingtaine d`émissions de télévision au poste CKTM-TV, canal 13 à Trois-Rivières). De 1969 à 1975, il dirige le Groupe de recherche en histoire des religions et en archéologie préhistorique. De 1969 à 1997, il est professeur au département de philosophie de l`UQTR.</p>
<p style="text-align: justify;">En novembre 1971, a lieu le lancement de son volume <em>Dostoïevski ou la connaissance périlleuse</em>. En 1972, il reçoit le Prix Benjamin-Sulte de la Société Saint-Jean-Baptiste pour son essai sur <em>Dostoïevski ou la connaissance périlleuse</em>; la cérémonie est présidée par le Père Jean Langlois, directeur du département de philosophie de l`UQTR. En 1972 et 1973, il participe à trois expéditions archéologiques dans la région du lac Némiskachi. En 1974, il fonde le Comité trifluvien pour la défense de Soljénitsyne qui fit parvenir aux dirigeants de l`U.R.S.S. une pétition portant plus de dix mille signatures. Le 29 novembre 1976, a lieu le lancement de son recueil de poèmes <em>Des arcanes et des jeux</em>, à la Librairie Poirier de Trois-Rivières. En 1977, il obtient sa titularisation.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1980, il obtient le Prix décerné aux « Travailleurs de la Culture » par le Cégep de Trois-Rivières pour sa contribution à l`épanouissement des arts et de la culture dans la région trifluvienne. En 1981, Francine Tremblay et les membres du Théâtre du Castelet montent un spectacle à partir de l`œuvre d`Alexis Klimov « Des arcanes et des jeux ». En 1982, il est nommé membre de la Société royale du Canada. En mars 1983, il prononce un discours intitulé « <em>Éloge de l`homme inutile</em> » à l`occasion de son intronisation à l`Académie des Lettres et des Sciences humaines de la Société royale du Canada; la cérémonie se tient à la salle Rodolphe-Mathieu, de l`UQTR. Le 15 novembre 1983 a lieu le lancement de son livre <em>Diversions</em> à la Librairie Clément Morin à Trois-Rivières. En 1983 toujours, Aline Gélinas adapte l`œuvre « Des arcanes et des jeux », spectacle (sous-titré « Poésie/Voix/Corps ») qui est présenté le 10 septembre au Centre culturel de Trois-Rivières. En août 1984, a lieu le lancement du livre <em>De la philosophie comme passion de la liberté : Hommage à Alexis Klimov</em> (Éditions du Beffroi) dans le cadre du XXe Congrès de l`Association des sociétés de philosophie de langue française, tenu à l`UQTR. Le volume de 557 pages présente vingt-six textes d`auteurs sur le thème général de la liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1992, il reçoit la Médaille du Mérite universitaire de l`UQTR. En 2005, il reçoit le Prix Hommage Arts Excellence du Conseil de la culture et des communications de la Mauricie. Il a été professeur invité et chargé de cours à l`Université Laval et à l`Université de Montréal. <span style="text-decoration: underline;">Le 5 février 2006, il décède à Trois-Rivières à l`âge de 68 ans</span>. Le 25 juillet 2008, un vitrail, réalisé en son honneur par l`artiste Jean Beaulieu et assisté par des jeunes de la rue, est dévoilé au Parc Portuaire de Trois-Rivières.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Klimov était également membre de la Société Royale du Canada (Académie des Lettres et des Sciences humaines), du Centre québécois du P.E.N. international et du comité de fondation de la Société des écrivains de la Mauricie. Il fut aussi co-directeur de la revue philosophique et littéraire <em>Le Beffroi</em> et président du Cercle Gabriel-Marcel. Il était membre du comité d`édition de la collection Paléo-Québec et du comité de rédaction de la revue <em>Sciences religieuses</em> ainsi que directeur de la collection « Textes et Études slaves » aux Presses de l`université du Québec. Il a collaboré aux revues <em>Hermès</em> (Paris), <em>Synthèses</em> (Bruxelles), <em>Dialogue</em> et <em>Le Bien Public</em>, etc. Marié à Mme Claude Wintgens, il avait trois enfants : Patricia, Anne et Serge.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ses <strong>publications</strong>, signalons les ouvrages suivants : <em>Nicolas Berdiaeff ou la révolte contre l`objectivation</em> (Seghers,1967), <em>Dostoïevski ou la connaissance périlleuse</em> (Seghers,1971), <em>Le « Philosophe teutonique » ou l`Esprit d`aventure, suivi de Confessions de Jacob Boehme</em> (Fayard, 1973), <em>Des arcanes et des jeux. XXII ordonnances pour une fête baroque</em> (Éd. Du Bien public,1976), <em>Diversions : huit opérations poétiques pour une stratégie métaphysique</em> (1983,Éd. du Beffroi).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À lire dans PHILO TR :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">BASTARACHE, Yves. « <a title="Alexis Klimov. Un homme d’intelligence et de conviction" href="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2006/02/alexis-klimov-un-homme-dintelligence-et-de-conviction/"><em>Décès du professeur Alexis Klimov</em> </a>» (5 février 2006).</p>
<p style="text-align: justify;">GAUDET, Gérald. « <a title="Alexis Klimov. Un homme d’intelligence et de conviction" href="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2006/02/alexis-klimov-un-homme-dintelligence-et-de-conviction/"><em>Alexis Klimov. Un homme d`intelligence et de conviction</em> </a>». (16 février 2006).</p>
<p style="text-align: justify;">LEMAY, Pierre. « <a title="Alexis Klimov, Prix Hommage Arts Excellence 2005" href="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2005/09/alexis-klimov-prix-hommage-arts-excellence-2005/"><em>Alexis Klimov, Prix Hommage Arts Excellence 2005</em> </a>». (26 septembre 2005).</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="137" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Alexis-Klimov.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Alexis Klimov" /></p><p style="text-align: justify;">C`est jeudi le 19 avril 2012 qu`a eu lieu l`inauguration du <span style="color: #008000;"><strong>salon Alexis-Klimov</strong></span> à la bibliothèque de l`Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Cette nouvelle a été dévoilée à l`occasion d`une cérémonie réunissant plusieurs membres de la communauté universitaire et de la famille Klimov ainsi que de nombreux amis. Selon M. Serge Cantin, directeur du département de philosophie et des arts de l`UQTR, la bibliothèque était le lieu tout désignée pour rendre hommage à M. Alexis Klimov. En ce sens, M. Cantin a rappelé que : « <em>Sa pensée et son œuvre furent d`une grande importance dans le développement de la philosophie québécoise, lui qui a marqué la vocation de nombreux chercheurs et philosophes, au Canada comme à l`étranger</em> ». Mentionnons que la démarche afin de rendre hommage à M. Alexis Klimov fut entreprise il y a quatre ans, par Serge Klimov, le fils du défunt. Rapidement, le projet a séduit les dirigeants de l`UQTR qui ont collaboré dans ce processus.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3869"></span>M. <strong><span style="color: #008000;">Alexis Klimov</span></strong> est né le 19 avril 1937 à Liège (Belgique) de parents d`origine russe (Lettonie). En 1960, il obtient sa licence et son agrégation de l`Université de Liège. C`est en Belgique qu`il débute sa carrière à titre de professeur de latin et de grec. En 1964, il se rend à Trois-Rivières pour y enseigner la philosophie à l`invitation de M. Gilles Boulet, alors recteur et fondateur du nouveau Centre d`études universitaires (CEU), établissement qui deviendra l`UQTR en 1969. En 1965, il fonde le Cercle de philosophie, organisme qu`il préside durant 35 ans. De 1965 à 1975, il participe à une vingtaine d`émissions de télévision au poste CKTM-TV, canal 13 à Trois-Rivières). De 1969 à 1975, il dirige le Groupe de recherche en histoire des religions et en archéologie préhistorique. De 1969 à 1997, il est professeur au département de philosophie de l`UQTR.</p>
<p style="text-align: justify;">En novembre 1971, a lieu le lancement de son volume <em>Dostoïevski ou la connaissance périlleuse</em>. En 1972, il reçoit le Prix Benjamin-Sulte de la Société Saint-Jean-Baptiste pour son essai sur <em>Dostoïevski ou la connaissance périlleuse</em>; la cérémonie est présidée par le Père Jean Langlois, directeur du département de philosophie de l`UQTR. En 1972 et 1973, il participe à trois expéditions archéologiques dans la région du lac Némiskachi. En 1974, il fonde le Comité trifluvien pour la défense de Soljénitsyne qui fit parvenir aux dirigeants de l`U.R.S.S. une pétition portant plus de dix mille signatures. Le 29 novembre 1976, a lieu le lancement de son recueil de poèmes <em>Des arcanes et des jeux</em>, à la Librairie Poirier de Trois-Rivières. En 1977, il obtient sa titularisation.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1980, il obtient le Prix décerné aux « Travailleurs de la Culture » par le Cégep de Trois-Rivières pour sa contribution à l`épanouissement des arts et de la culture dans la région trifluvienne. En 1981, Francine Tremblay et les membres du Théâtre du Castelet montent un spectacle à partir de l`œuvre d`Alexis Klimov « Des arcanes et des jeux ». En 1982, il est nommé membre de la Société royale du Canada. En mars 1983, il prononce un discours intitulé « <em>Éloge de l`homme inutile</em> » à l`occasion de son intronisation à l`Académie des Lettres et des Sciences humaines de la Société royale du Canada; la cérémonie se tient à la salle Rodolphe-Mathieu, de l`UQTR. Le 15 novembre 1983 a lieu le lancement de son livre <em>Diversions</em> à la Librairie Clément Morin à Trois-Rivières. En 1983 toujours, Aline Gélinas adapte l`œuvre « Des arcanes et des jeux », spectacle (sous-titré « Poésie/Voix/Corps ») qui est présenté le 10 septembre au Centre culturel de Trois-Rivières. En août 1984, a lieu le lancement du livre <em>De la philosophie comme passion de la liberté : Hommage à Alexis Klimov</em> (Éditions du Beffroi) dans le cadre du XXe Congrès de l`Association des sociétés de philosophie de langue française, tenu à l`UQTR. Le volume de 557 pages présente vingt-six textes d`auteurs sur le thème général de la liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1992, il reçoit la Médaille du Mérite universitaire de l`UQTR. En 2005, il reçoit le Prix Hommage Arts Excellence du Conseil de la culture et des communications de la Mauricie. Il a été professeur invité et chargé de cours à l`Université Laval et à l`Université de Montréal. <span style="text-decoration: underline;">Le 5 février 2006, il décède à Trois-Rivières à l`âge de 68 ans</span>. Le 25 juillet 2008, un vitrail, réalisé en son honneur par l`artiste Jean Beaulieu et assisté par des jeunes de la rue, est dévoilé au Parc Portuaire de Trois-Rivières.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Klimov était également membre de la Société Royale du Canada (Académie des Lettres et des Sciences humaines), du Centre québécois du P.E.N. international et du comité de fondation de la Société des écrivains de la Mauricie. Il fut aussi co-directeur de la revue philosophique et littéraire <em>Le Beffroi</em> et président du Cercle Gabriel-Marcel. Il était membre du comité d`édition de la collection Paléo-Québec et du comité de rédaction de la revue <em>Sciences religieuses</em> ainsi que directeur de la collection « Textes et Études slaves » aux Presses de l`université du Québec. Il a collaboré aux revues <em>Hermès</em> (Paris), <em>Synthèses</em> (Bruxelles), <em>Dialogue</em> et <em>Le Bien Public</em>, etc. Marié à Mme Claude Wintgens, il avait trois enfants : Patricia, Anne et Serge.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ses <strong>publications</strong>, signalons les ouvrages suivants : <em>Nicolas Berdiaeff ou la révolte contre l`objectivation</em> (Seghers,1967), <em>Dostoïevski ou la connaissance périlleuse</em> (Seghers,1971), <em>Le « Philosophe teutonique » ou l`Esprit d`aventure, suivi de Confessions de Jacob Boehme</em> (Fayard, 1973), <em>Des arcanes et des jeux. XXII ordonnances pour une fête baroque</em> (Éd. Du Bien public,1976), <em>Diversions : huit opérations poétiques pour une stratégie métaphysique</em> (1983,Éd. du Beffroi).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À lire dans PHILO TR :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">BASTARACHE, Yves. « <a title="Alexis Klimov. Un homme d’intelligence et de conviction" href="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2006/02/alexis-klimov-un-homme-dintelligence-et-de-conviction/"><em>Décès du professeur Alexis Klimov</em> </a>» (5 février 2006).</p>
<p style="text-align: justify;">GAUDET, Gérald. « <a title="Alexis Klimov. Un homme d’intelligence et de conviction" href="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2006/02/alexis-klimov-un-homme-dintelligence-et-de-conviction/"><em>Alexis Klimov. Un homme d`intelligence et de conviction</em> </a>». (16 février 2006).</p>
<p style="text-align: justify;">LEMAY, Pierre. « <a title="Alexis Klimov, Prix Hommage Arts Excellence 2005" href="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2005/09/alexis-klimov-prix-hommage-arts-excellence-2005/"><em>Alexis Klimov, Prix Hommage Arts Excellence 2005</em> </a>». (26 septembre 2005).</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Liberté ! Liberté ? au MCQ</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2011/11/liberte-liberte-au-mcq/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 15:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[Apologie de Socrate]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Socrate]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="117" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/liberte1.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="liberte" /></p><p style="text-align: justify;">C`est dimanche, le 20 novembre 2011 à 14h00 qu`aura lieu une lecture publique intitulée « <span style="color: #008000;"><strong>Socrate. L`ultime liberté : mourir dans la dignité</strong></span> », à la Chapelle du Musée de l`Amérique française, à Québec. L`événement est présenté par la Fondation Humanitas pour les humanités gréco-latines. Cette activité s`inscrit dans le cadre de l`événement Liberté ! Liberté ? qui se déroulera au Musée de la civilisation du 13 au 20 novembre 2011. Pendant cette période, le Musée de la civilisation à Québec (MCQ) veut permettre d`échanger sur une question qui préoccupe sans doute depuis l`aube de l`humanité : Suis-je plus libre sans les autres ? Le comédien Jack Robitaille fera le récit de la mort de Socrate, accompagné par le violoncelliste Vincent Bélanger. En collaboration avec la <em>Hellenic Foundation</em> (Toronto), le même événement sera repris jeudi, le 24 novembre 2011 à 19h30 à la Salle des Boiseries de l`UQAM au local  J-2805 sous le clocher de la rue Saint-Denis.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Un cas historique est celui de la vie du célèbre philosophe grec, Socrate. Accusé d`être un homme dangereux dans Athènes, il fut condamné. De trois options qu`on lui offrait, il choisit librement de boire un poison fatal. Sa dernière journée sera racontée dans des textes poignants que Platon nous a laissés : les raisons que Socrate donne lui-même pour avoir choisi cette fin de vie et le récit de sa mort, qui se fit dans la dignité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3363"></span> <span style="color: #008000;"><strong>399 av. J.-C. :   Procès et condamnation à mort de Socrate</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En 399, alors que la démocratie est rétablie à Athènes, Mélétos (poète), Anytos (tanneur) et Lycon (orateur) déclenchent contre Socrate un procès devant le tribunal des Héliastes. On le confond avec les Sophistes. Le parti démocratique l`accuse d`impiété, lui reprochant  de « <em>corrompre la jeunesse et d`introduire de nouveaux dieux </em>». En effet, une violente réaction religieuse se produit dans l`opinion publique : on englobe dans la même haine, les aristocrates, les philosophes et les ennemis des dieux. Socrate, déjà confondu par la comédie avec les représentants de l`athéisme et du scepticisme, est victime de cette confusion, qu`il n`essaie d`ailleurs pas de dissiper. Jugeant sans doute qu`il ne peut continuer son apostolat dans un milieu devenu hostile, et pensant peut-être qu`il a assez vécu, il dédaigne de se défendre sérieusement. Il est condamné par 281 suffrages contre 220, et sa mort est finalement décidée par 368 voix. Il ne se révolte pas contre cette décision, restant fidèle à ses principes : il vaut mieux subir l`injustice que de la commettre. Un soir du mois de février ou mars,  il boit la ciguë, après le retour du vaisseau sacré (trière) envoyé à Délos pour commémorer la victoire de Thésée sur le Minotaure. Il boit donc ledit poison, au milieu de ses disciples, avec une sérénité qui fait de sa mort même le dernier acte de son apostolat, le plus persuasif et le plus beau. Des amis lui procurent l`occasion de s`enfuir, mais il refuse, par respect pour les lois de son pays. Il meurt calmement.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La <strong><span style="color: #008000;">Fondation Humanitas</span></strong> a été créée en 1988 afin de promouvoir au Québec les humanités gréco-latines. Elle vise à encourager l`étude des lettres anciennes – œuvres littéraires, philosophiques, historiques et patristiques – et en particulier leur lecture en langue originale. À cette fin, elle appuie des projets qui amènent un plus grand nombre de gens à fréquenter les grandes œuvres de l`Antiquité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Info. :   <a href="http://www.mcq.org/liberte">http://www.mcq.org/liberte</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="117" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/liberte1.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="liberte" /></p><p style="text-align: justify;">C`est dimanche, le 20 novembre 2011 à 14h00 qu`aura lieu une lecture publique intitulée « <span style="color: #008000;"><strong>Socrate. L`ultime liberté : mourir dans la dignité</strong></span> », à la Chapelle du Musée de l`Amérique française, à Québec. L`événement est présenté par la Fondation Humanitas pour les humanités gréco-latines. Cette activité s`inscrit dans le cadre de l`événement Liberté ! Liberté ? qui se déroulera au Musée de la civilisation du 13 au 20 novembre 2011. Pendant cette période, le Musée de la civilisation à Québec (MCQ) veut permettre d`échanger sur une question qui préoccupe sans doute depuis l`aube de l`humanité : Suis-je plus libre sans les autres ? Le comédien Jack Robitaille fera le récit de la mort de Socrate, accompagné par le violoncelliste Vincent Bélanger. En collaboration avec la <em>Hellenic Foundation</em> (Toronto), le même événement sera repris jeudi, le 24 novembre 2011 à 19h30 à la Salle des Boiseries de l`UQAM au local  J-2805 sous le clocher de la rue Saint-Denis.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Un cas historique est celui de la vie du célèbre philosophe grec, Socrate. Accusé d`être un homme dangereux dans Athènes, il fut condamné. De trois options qu`on lui offrait, il choisit librement de boire un poison fatal. Sa dernière journée sera racontée dans des textes poignants que Platon nous a laissés : les raisons que Socrate donne lui-même pour avoir choisi cette fin de vie et le récit de sa mort, qui se fit dans la dignité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3363"></span> <span style="color: #008000;"><strong>399 av. J.-C. :   Procès et condamnation à mort de Socrate</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En 399, alors que la démocratie est rétablie à Athènes, Mélétos (poète), Anytos (tanneur) et Lycon (orateur) déclenchent contre Socrate un procès devant le tribunal des Héliastes. On le confond avec les Sophistes. Le parti démocratique l`accuse d`impiété, lui reprochant  de « <em>corrompre la jeunesse et d`introduire de nouveaux dieux </em>». En effet, une violente réaction religieuse se produit dans l`opinion publique : on englobe dans la même haine, les aristocrates, les philosophes et les ennemis des dieux. Socrate, déjà confondu par la comédie avec les représentants de l`athéisme et du scepticisme, est victime de cette confusion, qu`il n`essaie d`ailleurs pas de dissiper. Jugeant sans doute qu`il ne peut continuer son apostolat dans un milieu devenu hostile, et pensant peut-être qu`il a assez vécu, il dédaigne de se défendre sérieusement. Il est condamné par 281 suffrages contre 220, et sa mort est finalement décidée par 368 voix. Il ne se révolte pas contre cette décision, restant fidèle à ses principes : il vaut mieux subir l`injustice que de la commettre. Un soir du mois de février ou mars,  il boit la ciguë, après le retour du vaisseau sacré (trière) envoyé à Délos pour commémorer la victoire de Thésée sur le Minotaure. Il boit donc ledit poison, au milieu de ses disciples, avec une sérénité qui fait de sa mort même le dernier acte de son apostolat, le plus persuasif et le plus beau. Des amis lui procurent l`occasion de s`enfuir, mais il refuse, par respect pour les lois de son pays. Il meurt calmement.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La <strong><span style="color: #008000;">Fondation Humanitas</span></strong> a été créée en 1988 afin de promouvoir au Québec les humanités gréco-latines. Elle vise à encourager l`étude des lettres anciennes – œuvres littéraires, philosophiques, historiques et patristiques – et en particulier leur lecture en langue originale. À cette fin, elle appuie des projets qui amènent un plus grand nombre de gens à fréquenter les grandes œuvres de l`Antiquité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Info. :   <a href="http://www.mcq.org/liberte">http://www.mcq.org/liberte</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Découverte du lieu de naissance de Vespasien</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/09/decouverte-du-lieu-de-naissance-de-vespasien/</link>
		<comments>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/09/decouverte-du-lieu-de-naissance-de-vespasien/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 18:21:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L`agence de presse américaine Associated Press (AP) rapporte que le 7 août 2009 des archéologues italiens ont annoncé avoir mis au jour une vaste villa considérée comme le lieu de naissance de l`empereur romain Vespasien. L`archéologue Filippo Coarelli a annoncé que ces ruines vieilles d`il y a deux mille ans ont été découvertes à quelque&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-1174" title="maison-vespasien" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/maison-vespasien.jpg" alt="" width="120" height="67" />L`agence de presse américaine <em>Associated Press</em> (AP) rapporte que le 7 août 2009 des archéologues italiens ont annoncé avoir mis au jour une vaste villa considérée comme le lieu de naissance de l`empereur romain Vespasien. L`archéologue Filippo Coarelli a annoncé que ces ruines vieilles d`il y a deux mille ans ont été découvertes à quelque 130 km au nord-est de Rome, près de Cittareale. Le complexe datant du 1<sup>er</sup> siècle, qui s`étendait sur 14,000 m<sup>2</sup>, se trouvait au centre d`un village antique, Falacrine, où Vespasien a vu le jour. Pour Coarelli, « <em>C`est la seule villa de ce genre dans le secteur, et sans doute l`endroit où il est né. Avec sa décoration luxueuse et son sol faits de différents marbres venus des quatre coins de la Méditerranée, il est clair que ce genre de chose ne pouvait qu`appartenir à quelqu`un de riche ayant une importante position sociale. Et ici, il s`agissait des Flaviens, la famille de Vespasien</em> ».</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;">Repères biographiques</span></strong><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Vespasien (en latin <em>Titus Flavius Vespasianus</em>) est né près de Reate (auj. Rieti) le 18 novembre de l`an 9 après Jésus-Christ. Il fut empereur romain de 69 à 79; le premier empereur à n`être pas romain. Petit-fils d`un centurion (sous-officier dans la légion) et fils d`un publicain (son père était percepteur d`impôts), il était issu de la petite bourgeoisie de la Sabine (Italie centrale) et devait à ses mérites propres la confiance des princes julio-claudiens. Il représentait une classe nouvelle prête à assumer le pouvoir après l`ancienne noblesse républicaine épuisée et décimée. Or, rien ne le désignait particulièrement à l`Empire; sa résistance à la tyrannie de Néron (37-68 ap. J.-C.) avait été des plus modestes. Néanmoins, il apportait avec lui les qualités de couches sociales nouvelles, différentes de la brillante aristocratie d`où sortis les précédents empereurs et une partie de leur entourage. Aux yeux du peuple, il était le restaurateur d`un ordre bienfaisant troublé par les guerres civiles, et l`admiration et la reconnaissance populaires s`empressèrent de voir en lui les marques de la faveur divine. </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span id="more-548"></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-1175" title="vespasien" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/vespasien.jpg" alt="" width="120" height="193" />Commence alors pour lui une carrière militaire. Il est préteur sous Caligula (12-41), commandant d`une légion en Germanie au temps de Claude (10 av. J.-C.–54 ap. J.-C.), et fait une brillante campagne en Bretagne, en 43. Après avoir servi en Thrace et en Bretagne, il fut élu consul, en 51, nommé gouverneur de l`Afrique, vers 62, puis commandant en chef en Judée, où il mata la révolte des Juifs, en 67-68. L`année 68 vit se produire un fait capital : trois empereurs successivement passèrent et disparurent (Galba, Othon, Vitellius). <span> </span>Le 1<sup>er</sup> juillet 69, à Alexandrie (Égypte), le général Vespasien fut proclamé empereur par les légions d`Orient et par celles du Danube alors qu`il dirigeait la guerre de Judée, mettant ainsi fin aux luttes sanglantes pour le pouvoir qui opposèrent Othon (32-69) et Vitellius (15-69) après la mort de Néron (37-68), ce dernier déclaré « ennemi public » et contraint de se suicider. Comme l`a vu l`historien romain Tacite (v.55-v.120), un empereur pouvait se faire ailleurs que dans Rome, et ne plus sortir de la famille julio-claudienne. Rapidement, il fut reconnu par les armées de Mésie, de Pannonie et d`Illyrie. Tandis qu`il restait en Orient, son général, Antonius Primus, envahit l`Italie, battit les armées de Vitellius à Bedriacum et à Crémone, puis s`empara de Rome. Il laissa alors le commandement militaire à son fils Titus (40-81 ap. J.-C.) et revint en Italie, à l`automne. En 70, en Gaule, il réprima la révolte du chef batave Claudius Civilis (1<sup>er</sup> s.) qui, profitant de la vacance du trône impérial entre Vitellius et Vespasien, suscita contre Rome une révolte des tribus germaniques auxquelles se joignit une partie de la Gaule sous la direction de l`officier romain d`origine gauloise Sabinus. </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Restaurateur d`un ordre bienfaisant (<em>restitutor)</em> qu`avaient troublé les guerres civiles, il gagna vite l`admiration et la reconnaissance du peuple qui vit en lui les marques de la faveur divine. Il renforça la défense de l`Empire en réorganisant l`armée et en resserrant la discipline militaire. Il renforça la frontière du Rhin en annexant les Champs Décumates (région située entre le Main, le Rhin et le Danube). Il réorganisa l`Orient : la Judée fut réduite en province, la Commagène annexée à la Syrie en 72, la Cappadoce et la Petite Arménie absorbées par la Galatie. C`est lui qui fonda Ratisbonne et Vienne sur le Danube. Énergique et pondéré, Vespasien s`appliqua à rétablir l`ordre intérieur. Il redressa la situation financière par des économies et de nouveaux impôts qui lui permirent de réaliser de grands travaux publics. Par exemple, il reconstruisit le temple de Jupiter sur le Capitole, éleva le temple de la Paix (édifié après la victoire des Romains sur les révoltés juifs en 70 et que Pline l`Ancien considérait comme l`un des plus beaux édifices du monde), commença l`édification du Colisée (ou « amphithéâtre flavien »). Il remit aussi en état des aqueducs et des routes. Au lendemain de son avènement, il renouvela profondément le Sénat, qui avait été décimé par les guerres civiles, et il affaiblit l`opposition de l`aristocratie en favorisant l`entrée de parvenus, d`anciens officiers, de grands bourgeois provinciaux (surtout des occidentaux : Gaulois et Espagnols) dans le Sénat. Il déposséda le Sénat de la disposition des terres publiques pour les annexer à la couronne et les mettre en valeur systématiquement, suivant les méthodes hellénistiques. </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Il se heurte alors à une forte opposition sénatoriale et doit faire face à des conjurations. Répugnant aux mesures sanguinaires mais excédé de se voir traiter en tyran, il dut cependant faire exécuter un sénateur influent Helvidius Priscus, (gendre du philosophe stoïcien <strong><span style="color: blue;">Lucius Paetus Thraséas</span></strong> et lui-même partisan des stoïciens) qui est contraint de s`ouvrir les veines, en l`an 75. Auparavant en 71-72, Helvidius Priscus échappa au bannissement, sans doute en raison de la protection de Titus, le fils aîné de Vespasien, qui l`avait admis dans son intimité comme conseiller. Cette opposition rejoignit, en dehors du Sénat, l`hostilité de certains milieux intellectuels. <span> </span><strong>Or, Vespasien se défie aussi des philosophes dont les audaces en paroles ont, dans le passé, inspiré bien des opposants en actes.</strong> <strong>Rencontrant alors l`opposition des philosophes et des rhéteurs, dont il trouve les remarques irritantes et superflues, il expulse donc de Rome, philosophes (stoïciens, cyniques) et astrologues, en 74</strong>. <strong><span style="color: blue;">Démétrios le Cynique</span> se met lui aussi de la partie, mais Vespasien se contente de l`exiler en compagnie de quelques autres.</strong> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">D`ailleurs, sous le règne de Domitien (81-96), caractérisé par une forme exacerbée d`absolutisme, la fronde menée sous son père, Vespasien, par l`intelligentsia stoïcienne, va reprendre de plus belle, cristallisant autour d`elle l`opposition sénatoriale. Domitien ne manque pas de dénigrer les philosophes comme en témoigne les nombreuses vexations répertoriées ci-après. Pour les stoïciens et les adeptes du christianisme, tout chez Domitien les hérissait comme ses prétentions à l`auto-divinisation. Domitien réagit alors par la terreur. Sous ses ordres, on brûla des livres sur la place publique, ce qui était reconnaître l`importance des intellectuels. En 82,<span> </span>il fit exiler <strong><span style="color: blue;">Dion Chrysostome</span></strong> (v. 40-111), rhéteur et philosophe grec connu sous le nom de Dion Prusius. Appartenant à une famille de Pruse, en Bithynie, il s`installe à Rome où il subit l`influence du philosophe stoïcien romain <strong><span style="color: blue;">Musonius Rufus</span></strong> (25-80), moraliste à la mode en son temps. Banni de Rome et de Bithynie parce qu`il s`oppose à l`empereur Domitien, Dion Chrysostome parcourt la Grèce et l`Asie Mineure en propageant la philosophie des cyniques et des stoïciens. Dion Chrysostome représente donc le premier de ces sophistes et philosophes qui allaient subir une sévère persécution. En 85, Domitien fait tuer trois sophistes : <strong><span style="color: blue;">Maternus</span></strong> pour avoir prononcé un discours d`école contre les tyrans, <strong><span style="color: blue;">Rusticus Arulinus</span></strong> « <em>parce qu`il philosophait et considérait Thraséas comme un </em>saint », et <strong><span style="color: blue;">Herennius Senecion</span></strong> pour avoir rédigé une vie d`Helvidius Priscus. À propos de <strong><span style="color: blue;">Musonius Rufus</span></strong>, ce dernier est un chevalier romain d`origine toscane. À ce titre, il ne participe pas aux plus hautes charges. Toutefois, à la manière des cyniques (dont il imite la manière de vivre et utilise les moyens d`expression), il fait la morale au pouvoir ou aux partis qui se disputent la prédominance. Celui-ci haranguait les troupes de Vespasien en leur vantant, au risque de sa vie, les bienfaits de la paix et les horreurs de la guerre civile; il fut exilé. Il y a également le cas du philosophe stoïcien <strong><span style="color: blue;">Épictète</span></strong> (50-125), esclave affranchi d`origine grecque et auteur des <em>Entretiens,</em> qui étudia aussi la philosophie stoïcienne avec Musonius Rufus, vécut et enseigna à Rome avant de subir le même décret de bannissement <em>(senatus consultum ultimun</em>), vers 93. Parmi les prêcheurs cyniques, certains étaient reconnus pour leurs mauvaises manières, leur manque de culture, leur grossièreté, leurs bouffonneries, leur vulgarité et leur obscénité. À ce titre, Dion Chrysostome mentionne le nom de <strong><span style="color: blue;">Démétrius</span></strong>, qui avait auparavant accusé Néron, prit sur lui d`insulter l`empereur Vespasien (qui n`était pas un Néron). Vespasien ne prêta alors aucune attention à ce même Démétrius. En 93, Domitien édicta un senatus-consulte, c`est-à-dire une mesure générale d`expulsion : tous les philosophes devaient quitter immédiatement Rome et l`Italie.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span> </span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">À son accession, ayant trouvé les finances de l`État au plus bas, Vespasien pratique une politique de strictes économies, dont l`historien latin Suétone (v.69 – v.125 ap. J.-C.) et auteur des <em>Vies des douze Césars </em>tirera le portrait légendaire d`un empereur économe jusqu`à l`avarice, pour qui « <em>l`argent n`a pas d`odeur</em> » (<em>Non olet !</em>). En même temps, il concédait largement le droit de cité dans les provinces, préparant ainsi l`unification de l`Empire par la romanisation. Son avarice restée légendaire lui fit multiplier les taxes nouvelles dont la plus inattendue fut l`impôt sur l`urine (c`est-à-dire sur l`usage des latrines publiques). Ainsi, il taxa la collecte de l`urine par les fabricants de laine, qui l`utilisaient industriellement comme dégraissant. Il fut moqué par les classes supérieures qui donnèrent son nom aux toilettes publiques, les « vespasiennes ». Monarque absolutiste, il instaura le système de la succession dynastique en choisissant l`aîné de ses fils, Titus, pour successeur, cela malgré une forte opposition du Sénat. Titus fut détenteur de la puissance tribunicienne, pourvu de l`<em>imperium</em> proconsulaire, préfet du prétoire, sept fois consul avec son père, en même temps collègue et chef d`état-major du souverain. Fondateur de la dynastie flavienne, Vespasien lutta contre la décadence de la société romaine. Il accorda le droit latin à toute l`Espagne. Sentant la mort approcher, il se fit habiller et se leva, déclarant, en stoïcien : « <em>Un empereur doit mourir debout</em> <em>!</em> » (<em>Decet imperatorem stantem mori !</em>). Il mourut, de mort naturelle, à Cutilias (en Sabine), le 23 juin 79.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><strong><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;">La Vie intellectuelle sous Vespasien</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La vie intellectuelle elle-même n`était pas étrangère à Vespasien qui n`avait pas eu le bonheur d`en profiter, Ainsi, des chaires de grammaire et de rhétorique (mais pas de philosophie) furent créées, bien rentées et nettes d`impôts. Selon l`époque de l`histoire de Rome, les professeurs (grammairiens, rhéteurs) sont payés par les parents de leurs élèves ou par l`État. Lorsque Vespasien crée les chaires de rhétorique grecque et latine, il fixe le traitement annuel des professeurs à 100,000 sesterces (unité monétaire du monde romain). Par comparaison, un soldat romain gagnait environ 900 sesterces par an.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span> </span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour susciter les vocations, les empereurs, à partir de Vespasien, se sont aussi préoccupés d`accorder aux professeurs un certain nombre d`exemptions des charges municipales. De plus, les rhéteurs les plus réputés reçoivent des empereurs des marques honorifiques. Le rhéteur latin <strong><span style="color: blue;">Quintilien</span></strong> (v. 30-v.100), qui fut précepteur des petits-neveux de Domitien (frère et successeur de Titus), fut le premier rhéteur à avoir été distingué par Vespasien pour occuper la chaire de rhétorique latine. Il reçoit de ce dernier les honneurs consulaires ainsi que le laticlave (bande pourpre qui ornait la tunique des sénateurs romains).</span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Durant le règne de Vespasien, on retrouve d`autres érudits.<span> </span>Il y a d`abord l`historien romain <strong><span style="color: blue;">Tacite</span></strong> (v.55-v.120) qui entre dans la carrière administrative sous Vespasien. Ses ouvrages historiques sont pleins du souci de dénoncer la tyrannie de Domitien. Il y a également le général de l`armée et historien juif <strong><span style="color: blue;">Joseph ben-Mattathias-ha-Cohen</span></strong> (37-v. 100) qui participe à la révolte juive contre Rome, à Jotapata, avant de se rendre. Devenu le protégé de Vespasien (auquel il prédit l`Empire et qui le libère dès que cette prédiction se fut réalisée) et de Titus, il prend le nom de Flavius Josèphe. C`est probablement à la demande de l`empereur Vespasien que<span> </span>Flavius Josèphe se fit l`historien des guerres des Juifs, payant ainsi le tribut de sa liberté et de ses propriétés. Installé à Rome, il recevra une pension impériale. En conclusion, on voit qu`au moment où l`Empire prend peu à peu conscience de ses périls et de sa vocation, les philosophes n`hésitent pas à participer aux crises politiques comme à l`évolution des idées sociales. </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
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		<title>Saguenay, capitale culturelle du Canada 2010</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 13:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 24 août 2009, le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles M. James Moore, de passage à Jonquière, a annoncé que la ville de Saguenay sera la « Capitale culturelle du Canada 2010 ». Ce dernier a reconnu que le cahier de charge remis par les représentants du milieu culturel de Saguenay démontrait&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-1181" title="saguenay capitale culturelle 2010" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/saguenay-capitale-culturelle-2010.jpg" alt="" width="120" height="79" />Le 24 août 2009, le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles M. James Moore, de passage à Jonquière, a annoncé que la ville de Saguenay sera la « <span style="color: blue;">Capitale</span><span style="color: blue;"> culturelle du Canada 2010</span> ». Ce dernier a reconnu que le cahier de charge remis par les représentants du milieu culturel de Saguenay démontrait hors de tout doute que la culture était omniprésente à Saguenay. Elle aura droit à une subvention de 2 millions $CAN du gouvernement fédéral afin de célébrer les arts et la culture par la tenue de près de 40 activités annuellement. Après la ville de Trois-Rivières en 2009, Saguenay a été sélectionnée parmi des centaines de municipalités de plus de 125,000 habitants. En 2010, elle sera la seule ville québécoise à recevoir le titre. De son côté, la ville de Saguenay ajoutera une somme de 635,000 $ au montant attribué. Cette distinction permettra aux artistes de l`endroit de faire connaître leur talent et leur créativité.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span id="more-547"></span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le programme a été mis sur pied par le ministère en 2002 afin de soutenir des municipalités dans la tenue d`activités spéciales pour célébrer les arts et la culture et construire un legs culturel pour la communauté. Le maire de Saguenay, M. Jean Tremblay, a mentionné qu`il ne s`agit pas d`une subvention pour attirer des touristes ou pour faire venir des grands noms dans la région. Le premier magistrat de Saguenay a affirmé avec une grande fierté que : « <em>Nous allons montrer au reste du Canada que nous méritons l`honneur qui nous est dévolu aujourd`hui et je suis convaincu que notre ville et toute la population tireront des bénéfices considérables de cette formidable reconnaissance nationale</em> ». Au total, 37 activités ont été ciblées afin de donner vie au programme : visites patrimoniales (Arvida, Chicoutimi, La Baie), spectacles, soirées de poésie et de lectures publiques, pièces de théâtre, visites guidées d`églises, concours littéraires (le projet « <em>Chemin des mémoires</em> »), expositions, création d`œuvres d`art.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span> </span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Saguenay est la septième ville en importance au Québec par sa position sociodémographique. Elle est issue de la fusion de sept municipalités en 2002, compte trois arrondissements et est habitée par 145,089 personnes, ce qui représente environ 53% de la population totale du Saguenay- Lac-Saint-Jean.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le titre de <em>Capitale culturelle du Canada</em> est accordé au mérite, selon la qualité des activités proposées et les réalisations des villes candidates qui démontrent leur détermination à soutenir les arts et la culture. Un comité consultatif indépendant évalue les candidatures reçues et présente ses recommandations au Ministre. Le financement accordé, qui permet la réalisation des activités de célébration des arts et de la culture, varie selon la taille des municipalités. </span></p>
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		<title>L`Allée des bouquinistes, à Montréal</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 16:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C`est du 15 mai au 26 septembre 2009 que se tient « L`allée des bouquinistes », à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), à Montréal. L`événement a lieu dans des espaces spécialement aménagés sur la façade ouest de la Grande Bibliothèque qui donne sur l`avenue Savoie. Ainsi, les amoureux du livre, visiteurs, promeneurs,&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-1198" title="allee_bouquinistes_banq" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/allee_bouquinistes_banq.jpg" alt="L'allée des bouquinistes" width="120" height="89" />C`est du 15 mai au 26 septembre 2009 que se tient « <span style="color: blue;">L`allée des bouquinistes</span> », à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), à Montréal. L`événement a lieu dans des espaces spécialement aménagés sur la façade ouest de la Grande Bibliothèque qui donne sur l`avenue Savoie. Ainsi, les amoureux du livre, visiteurs, promeneurs, festivaliers, touristes, collectionneurs, bibliophiles et amateurs de livres et de documents anciens peuvent déambuler dans ladite avenue à la recherche d`un livre ancien d`occasion, d`une estampe ou d`une gravure. Les intéressés pourront donc dénicher une variété de documents d`occasion rares et anciens en français, en anglais et dans plusieurs autres langues. Fort du succès remporté l`année dernière par ce projet pilote, la BAnQ accueille cinq libraires, il s`agit de Jean Nelson Cazeils (Boutique Nouvelle-France), Véronique Klauber (librairie Mona Lisait), Mathieu Bertrand (librairie Bonheur d`occasion) ainsi que François Côté (libraire à Boucherville) et Francisco Uribe (libraire à Montréal). D`autres confrères pourraient se joindre à eux au cours de l`été.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span id="more-546"></span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Dans l`Allée des bouquinistes, on retrouve des libraires d`expérience. <strong>Jean Nelson Cazeils</strong> est bibliophile et collectionneur de papiers anciens depuis 1975. Il offre gravures, estampes, images d`Épinal originales, cartes géographiques, cartes postales, affiches, brochures, livres des XVII<sup>e</sup>, XVIII<sup>e</sup> et XIX<sup>e</sup> siècles, bandes dessinées, journaux, revues et photographies. <strong>François Côté</strong> exerce son métier depuis 1986. Il étale un inventaire de livres anciens et modernes avec une spécialisation en arts et en littérature du Québec. <strong>Francisco Uribe</strong>, libraire de livres anciens et d`occasion depuis 1978, propose des ouvrages dans une quarantaine de langues sur des sujets tels que la littérature, l`histoire, l`ethnologie et les sciences naturelles. <strong>Véronique Klauber</strong> vend des livres anciens ou récents dans les domaines de la littérature québécoise et de la littérature universelle. <strong>Mathieu Bertrand</strong> se concentre sur la littérature québécoise, la poésie, l`histoire et la sociologie. Ces mêmes bouquinistes ont tous en commun d`avoir déjà pignon sur rue, de faire le commerce des livres d`occasion depuis au moins cinq ans et de ne pas vendre de surplus d`inventaire d`éditeurs ni de livres soldés.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Les visiteurs peuvent également assister gratuitement à des activités d`animation ponctuelles, attenant aux stands des bouquinistes. Par exemple, les samedis 23 mai, 20 juin, 18 juillet, 22 août et 19 septembre, la <em>Confrérie de la librairie ancienne du Québec</em> (CLAQ) présente un atelier intitulé « L`art d`apprécier la valeur de vos documents anciens ». La terrasse Presse Café est ouverte pour les bibliophiles. Les stands des bouquinistes sont ouverts le vendredi de 17h00 à 22h00 et le samedi de 10h00 à 22h00. Rappelons que la Grande Bibliothèque accueille près de 10,000 visiteurs par jour.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Bref, des livres et des libraires à découvrir !</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. : <a href="http://www.banq.qc.ca" target="_blank">www.banq.qc.ca</a></span></p>
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		<title>Ouverture du nouveau musée de l`Acropole</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 19:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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		<description><![CDATA[Prévu au départ pour 2007, c`est le 20 juin 2009 que le nouveau musée de l`Acropole a été inauguré avec faste en présence de 400 invités. Il est situé devant le Parthénon, à 300 mètres au sud de l`Acropole, dans le centre d`Athènes. Sa réalisation a été confiée à l`architecte franco-suisse Bernard Tschumi qui compte&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-1204" title="musee-acropole" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/musee-acropole.jpg" alt="" width="120" height="80" />Prévu au départ pour 2007, c`est le 20 juin 2009 que le nouveau musée de l`Acropole a été inauguré avec faste en présence de 400 invités. Il est situé devant le <em>Parthénon</em>, à 300 mètres au sud de l`Acropole, dans le centre d`Athènes. Sa réalisation a été confiée à l`architecte franco-suisse Bernard Tschumi qui compte plusieurs réalisations dont le parc de la Villette, dans le XIX<sup>e</sup> arrondissement de Paris. Commencée en septembre 2003, sa construction a coûté 130 millions d`Euros, utilisant 16,000 m<sup>2</sup> de marbre et 4,390 m<sup>2</sup><sup> </sup>de plaques de verre. Sa superficie est de 25,000 m<sup>2</sup> dont 14,000 m<sup>2</sup> d`exposition. Il contient 4,000 objets, dont 300 au moins sont des chefs-d`œuvre. Le parcours va de 1000 ans avant J.-C. jusqu`à 700 après J.-C. Dirigé par Dimitrios Pandermalis, le musée rassemble des objets provenant des monuments et des fouilles sur l`Acropole comme des bas-reliefs, des statues et des céramiques. </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span id="more-545"></span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Les collections sont organisées en cinq thèmes : les pentes de l`Acropole, l`Acropole archaïque, le <em>Parthénon</em>, les autres monuments de l`Acropole et les « autres collections ». À l`intérieur du musée, plus de 350 vestiges et sculptures de l`Acropole sont répartis sur trois niveaux. On peut y admirer des céramiques, bas-reliefs et sculptures antiques, provenant des lieux de culte situés sur les versants de l`Acropole. Dans la salle du <em>Parthénon</em>, située au troisième niveau, les frises, métopes et frontons du temple sont exposés à la lumière naturelle. La frise du <em>Parthénon</em> a été reconstituée grâce à l`intégration des vestiges conservés à Athènes et des copies des plaques, les « marbres d`Elgin », conservées au British Museum à Londres. Le musée de l`Acropole renferme notamment quatre cariatides de l`<em>Erechtheion</em> (une autre a disparu sous l`occupation ottomane [1456-1822] et une dernière se trouve au British Museum, à Londres) et la frise des <em>Panathénées</em>. Il contient aussi une stèle d`Athéna s`appuyant sur sa lance.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;">HISTORIQUE</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Thomas Bruce, dit <strong>Lord Elgin</strong>, 7<sup>e</sup> comte d`Elgin (1766-1841) est un diplomate et un militaire britannique. Il fut ambassadeur à Constantinople, en Turquie de 1799 à 1802. À cette époque, il conçoit le projet de récupérer de grandes quantités d`objets d`art dans les ruines d`Athènes. En 1801, il obtient du sultan ottoman Selim III (1761-1808) l`autorisation d`enlever un grand nombre d`antiquités (les célèbres « marbres d`Elgin »), qui furent achetées en 1816 au coût de 35,000 Livres par le British Museum. Il constitue ainsi une incomparable collection comprenant la plus grande partie de la frise du <em>Parthénon</em>, soit 156 dalles. Ajoutons à cela, 12 statues des frontons, 15 métopes, la frise du temple d`<em>Athéna Niké</em> et une cariatide. </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le 30 décembre 1865, la première pierre de l`ancien musée est posée. Entre 1865 et 1874, un bâtiment de 800 m<sup>2</sup> est construit par l`architecte Panages Kalkos. En 1946-1947, ledit bâtiment est démoli et reconstruit par tranches entre 1956 et 1961. Dans les années 1970, le musée peine à recevoir un nombre grandissant de visiteurs. En septembre 1976, le Premier ministre d`alors, <strong>Konstantinos Karamanlis</strong> (1907-1998) décide de la construction d`un nouveau bâtiment à l`emplacement actuel dans le quartier Makriyianni. Entre 1976 et 1979, un premier concours d`architecture est lancé, sans succès. </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">En 1989,<span> </span>la chanteuse, actrice et femme politique grecque <strong>Melina Mercouri</strong> (1925-1994) relance le projet, dans le cadre de sa campagne pour le retour des frises du <em>Parthénon</em> en Grèce. Son initiative débouche néanmoins sur un échec. Cette dernière est successivement députée Pasok du Pirée en 1978, Ministre de la culture de 1981 à 1989 puis de 1993 jusqu`à sa mort. Aujourd`hui, la <em>Fondation Melina</em><em> Mercouri</em><em> </em>s`occupe de la préservation des monuments grecs antiques.</span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Info. : <a href="http://www.theacropolismuseum.gr" target="_blank">www.theacropolismuseum.gr</a><span> </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><strong><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;"> </span></strong><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; color: blue; font-size: 10pt;"> </span><strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span><strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"> </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Beyrouth, Capitale mondiale du livre 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 15:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Beyrouth]]></category>
		<category><![CDATA[Capitale mondiale du livre]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="117" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/livre_beyrouth_capitale.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="livre_beyrouth_capitale" /></p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le 6 juillet 2008, le directeur général de l`UNESCO, Koïchiro Matsuura, a annoncé la nomination de Beyrouth comme « <span style="color: blue;">Capitale mondiale du livre 2009</span> ». La ville libanaise a remporté la partie sur Bangkok (Thaïlande), Le Cap (Afrique du Sud) et Kazan (Russie) « <em>pour son implication en matière de diversité culturelle, de dialogue et de tolérance ainsi que pour la variété et le caractère dynamique de son programme</em> », selon le communiqué émis. M. Matsuura s`est réjoui de « <em>voir la ville de Beyrouth, confrontée à des défis immenses en matière de paix et de coexistence pacifique, être reconnue pour son engagement en faveur d`un dialogue plus que jamais nécessaire dans la région, et que le livre puisse y contribuer activement</em> ». Rappelons que Montréal (Canada) a reçu cette distinction en 2005. L`événement se déroule du 23 avril 2009 au 23 avril 2010. Beyrouth est la neuvième ville à être désignée « Capitale mondiale du livre ».</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span id="more-544"></span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Chaque année, l`UNESCO et les trois organisations professionnelles internationales du monde que sont l`Union internationale des éditeurs (UIE), la Fédération internationale des librairies (IBF) et la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothécaires (IFLA) identifient la Capitale mondiale du livre pour la période d`une année séparant deux célébrations de la Journée mondiale du livre et du droit d`auteur (23 avril). La nomination n`entraîne aucune implication budgétaire; elle constitue un acte de reconnaissance symbolique.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Tout au long de ces douze mois, Beyrouth va se consacrer aux métiers du livre, à la diversité de sa culture et à la promotion de la lecture auprès des jeunes. Pour cela, toute une série d`activités est prévue : cafés littéraires, salons spécialisés, colloques, conférences internationales, ateliers d`écriture ainsi que des forums avec un focus sur les écrivains libanais.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;">Repères historiques</span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><img class="alignleft size-full wp-image-1242" title="beyrouth" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/beyrouth.jpg" alt="" width="120" height="79" />Capitale du Liban, port important sur la Méditerranée, vitrine du Proche-Orient, Beyrouth compte 450,000 habitants et son aire urbaine plus de 2 millions d`habitants (2007). Plus de 50% de la population libanaise, soit environ 1,500,000 personnes, vivent et travaillent à Beyrouth et dans ses banlieues. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Elle est l`antique Beryte (ou Berytos) des Phéniciens, célèbre à partir du III<sup>e</sup> siècle ap. J.-C., pour son école de droit romain. Elle devient la capitale du Liban lors de la proclamation de l`indépendance du pays, en 1941, par le général français Georges Catroux, et devint effective en 1943. Grand centre commercial et financier du Proche-Orient, elle a été complètement dévastée par la guerre civile de 1975-76. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Mentionnons que l`écrivain libanais Khalil Gibran (1883-1931), auteur de l`œuvre poétique <em>Le Prophète</em> (1923) est né Beyrouth. Son Musée archéologique national renferme des objets provenant des fouilles françaises de Byblos, et en particulier le sarcophage d`Ahiram (X<sup>e</sup> s. av. J.-C.), un hypogie de Tyr, décoré de fresques peintes (II<sup>e</sup> s. ap. J.-C.), une série de sarcophages phéniciens anthropomorphes ou à couvercle en forme de toit. Chaque année se déroule à Beyrouth, le Festival du Film Libanais dont le premier objectif consiste à explorer la mémoire du Liban à travers sa mémoire cinématographique.</span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="120" height="117" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/livre_beyrouth_capitale.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="livre_beyrouth_capitale" /></p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le 6 juillet 2008, le directeur général de l`UNESCO, Koïchiro Matsuura, a annoncé la nomination de Beyrouth comme « <span style="color: blue;">Capitale mondiale du livre 2009</span> ». La ville libanaise a remporté la partie sur Bangkok (Thaïlande), Le Cap (Afrique du Sud) et Kazan (Russie) « <em>pour son implication en matière de diversité culturelle, de dialogue et de tolérance ainsi que pour la variété et le caractère dynamique de son programme</em> », selon le communiqué émis. M. Matsuura s`est réjoui de « <em>voir la ville de Beyrouth, confrontée à des défis immenses en matière de paix et de coexistence pacifique, être reconnue pour son engagement en faveur d`un dialogue plus que jamais nécessaire dans la région, et que le livre puisse y contribuer activement</em> ». Rappelons que Montréal (Canada) a reçu cette distinction en 2005. L`événement se déroule du 23 avril 2009 au 23 avril 2010. Beyrouth est la neuvième ville à être désignée « Capitale mondiale du livre ».</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span id="more-544"></span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Chaque année, l`UNESCO et les trois organisations professionnelles internationales du monde que sont l`Union internationale des éditeurs (UIE), la Fédération internationale des librairies (IBF) et la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothécaires (IFLA) identifient la Capitale mondiale du livre pour la période d`une année séparant deux célébrations de la Journée mondiale du livre et du droit d`auteur (23 avril). La nomination n`entraîne aucune implication budgétaire; elle constitue un acte de reconnaissance symbolique.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Tout au long de ces douze mois, Beyrouth va se consacrer aux métiers du livre, à la diversité de sa culture et à la promotion de la lecture auprès des jeunes. Pour cela, toute une série d`activités est prévue : cafés littéraires, salons spécialisés, colloques, conférences internationales, ateliers d`écriture ainsi que des forums avec un focus sur les écrivains libanais.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;">Repères historiques</span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><img class="alignleft size-full wp-image-1242" title="beyrouth" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/beyrouth.jpg" alt="" width="120" height="79" />Capitale du Liban, port important sur la Méditerranée, vitrine du Proche-Orient, Beyrouth compte 450,000 habitants et son aire urbaine plus de 2 millions d`habitants (2007). Plus de 50% de la population libanaise, soit environ 1,500,000 personnes, vivent et travaillent à Beyrouth et dans ses banlieues. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Elle est l`antique Beryte (ou Berytos) des Phéniciens, célèbre à partir du III<sup>e</sup> siècle ap. J.-C., pour son école de droit romain. Elle devient la capitale du Liban lors de la proclamation de l`indépendance du pays, en 1941, par le général français Georges Catroux, et devint effective en 1943. Grand centre commercial et financier du Proche-Orient, elle a été complètement dévastée par la guerre civile de 1975-76. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span>

<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Mentionnons que l`écrivain libanais Khalil Gibran (1883-1931), auteur de l`œuvre poétique <em>Le Prophète</em> (1923) est né Beyrouth. Son Musée archéologique national renferme des objets provenant des fouilles françaises de Byblos, et en particulier le sarcophage d`Ahiram (X<sup>e</sup> s. av. J.-C.), un hypogie de Tyr, décoré de fresques peintes (II<sup>e</sup> s. ap. J.-C.), une série de sarcophages phéniciens anthropomorphes ou à couvercle en forme de toit. Chaque année se déroule à Beyrouth, le Festival du Film Libanais dont le premier objectif consiste à explorer la mémoire du Liban à travers sa mémoire cinématographique.</span>]]></content:encoded>
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		<title>Le Lycée d`Aristote : réouverture bientôt</title>
		<link>http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2009/05/le-lycee-daristote-reouverture-bientot/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2009 23:32:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Aristote]]></category>
		<category><![CDATA[Athènes]]></category>
		<category><![CDATA[Gymnase]]></category>
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		<description><![CDATA[Le journal montréalais La Presse rapporte dans son édition du samedi, 16 mai 2009 en page 7 du cahier « Vacances/voyages », cette nouvelle de l`Agence France-Presse (AFP) concernant le site archéologique du Lycée d`Aristote. Découvert en 1996 dans le centre d`Athènes, celui-ci sera bientôt aménagé et ouvert au public a annoncé M. Antonis Samaras,&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><img class="alignleft size-full wp-image-1272" title="acropole" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/acropole.jpg" alt="" width="110" height="82" />Le journal montréalais <em>La Presse</em> rapporte dans son édition du samedi, 16 mai 2009<span> </span>en page 7 du cahier « Vacances/voyages », cette nouvelle de l`Agence France-Presse (AFP) concernant le site archéologique du <em>Lycée</em> d`Aristote. Découvert en 1996 dans le centre d`Athènes, celui-ci sera bientôt aménagé et ouvert au public a annoncé M. Antonis Samaras, ministre grec de la Culture. Ce dernier ajoutant que : « <em>Le Lycée d`Aristote et l`Académie de Platon sont les premières universités du monde</em> ». </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">En effet, c`est au cours de travaux de déblaiement d`un terrain destiné au départ à ériger un musée d`art moderne que les pelleteuses avaient mis à jour les vestiges du fameux <em>Lycée</em> que les archéologues recherchaient depuis des siècles. Le projet d`aménagement prévoit la pose d`un grand abri de verre et d`acier, de 12 mètres de haut, sur un demi-hectare qui recouvrira la palestre du gymnase du <em>Lycée</em> fondé par Aristote en 335 avant notre ère.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;">Présentation</span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;"> </span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial;">Le mot <em>Lycée</em>, en grec <em>Lukeion</em>, est un lieu situé à l`est d`Athènes, au pied du Lycabette, colline de l`Attique de la chaîne du Pentélique, aujourd`hui intégrée dans Athènes. C`est une plaine dégagée sur les bords de l`Ilissos, petite rivière qui traverse Athènes. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">À Athènes, on désigne sous le nom de <em>Lycée</em>, un des deux principaux gymnases de la ville. Ce gymnase est ainsi appelé parce qu`il est situé dans le voisinage d`un temple consacré à Apollon <em>Lycien</em> (selon les uns, tueur de loups et plus probablement dieu de la lumière). Déjà embellit par l`homme politique athénien Périclès (v. 495-429), le gymnase du <em>Lycée</em> l`est encore, au temps d`Aristote, sous l`administration de l`orateur et homme politique athénien Lycurgue (v. 390-324). C`est sous les ombrages des jardins ou des galeries couvertes du gymnase qui en dépendaient qu`Aristote enseigne la philosophie, et de là vient le nom de <em>Lycée</em>, donné à l`école de ce philosophe.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Au Moyen Âge, le « <em>Lycée</em> » désigne une école de philosophie d`après l`ancienne école des péripatéticiens d`Athènes. De plus, le nom de certaines institutions scolaires actuelles, notamment en France, y trouve également son origine.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span id="more-543"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;">Le Gymnase : symbole de l`hellénisme</span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le gymnase (<em>gumnasion</em>) est le lieu de l`éducation grecque, inséparable de la formation civique, la <em>paideia</em>. Dès l`époque archaïque, cette installation essentielle pour la vie grecque est attestée. On y pratique alors les exercices sportifs et l`entraînement militaire. C`est là que les hommes s`exercent nus (<em>gumnoi</em>). Au V<sup>e</sup> siècle av. J.-C., le terme apparaît dans la littérature athénienne. <span> </span>À partir du IV<sup>e</sup> siècle av. J.-C., s`ajoute pour la plupart d`entre eux un rôle d`éducation intellectuelle. Lieux de rencontres et de discussions philosophiques informelles du temps de Socrate (v. 470-399), les établissements d`Athènes deviennent par la suite les centres de diverses écoles. Ainsi, le philosophe grec Anthistène (445-365) et les Cyniques s`installent au Cynosarge, voisin du sanctuaire d`Héraclès, le seul gymnase où, jusqu`à Thémistocle (v. 525-v. 460), général et homme d`État athénien, les jeunes gens nés d`une mère non citoyenne peuvent s`exercer. Platon s`établit à l`<em>Académie</em> en 387; Aristote s`installe au <em>Lycée</em> en 335. À l`époque hellénistique, les gymnases reçoivent tout autant les entraîneurs sportifs que les grammairiens et les conférenciers, voire les poètes et les musiciens. On a découvert au Pirée, port d`Athènes, le catalogue d`une bibliothèque de gymnase, où sont mentionnés des ouvrages des tragiques et des comiques grecs qui devaient y être étudiés. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le gymnase fait partie de certains sanctuaires de sorte qu`on y célèbre le culte d`Hermès et d`Héraclès. À cette époque, il devient un ensemble de bâtiments adaptés aux programmes de plus en plus compliqués de la gymnastique grecque. Il comprend trois parties : la palestre, le gymnase découvert et le stade. Des <em>paidribai</em> (moniteurs) y sont attachés; ils sont dirigés par un gymnasiarque (à Athènes, ce terme désigne un collège de dix surveillants). Les Grecs et surtout les éphèbes (adolescent de 18 ans) qui fréquentent assidûment le gymnase, étudient également la philosophie, ce qui favorise la fondation de certaines écoles, comme l`<em>Académie</em> et le <em>Lycée</em>.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Les bâtiments consistent en une cour carrée bordée de portiques, décoré avec soin et orné de statues, sur lesquels s`ouvrent diverses pièces, dont un vestiaire (<em>apodytérion</em>). <span> </span>On y trouve aussi l`<em>exédra</em> qui est une salle d`apparat, destinée à des réunions ou des conférences. Il y a normalement un bain et une piste de course (les palestres n`en ont pas). Organisés à l`origine comme des institutions privées, ils sont graduellement pris en charge par les cités dans le courant de l`époque hellénistique. Certaines cités importantes possèdent plusieurs gymnases, comme Athènes.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span> </span></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;">Repères historiques</span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><img class="alignleft size-full wp-image-1275" title="Aristote" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/aristote-1.jpg" alt="Aristote" width="110" height="145" />Aristote, surnommé le « prince des philosophes » naît en 384 av. J.-C. à Stagire, colonie grecque de Chalcidique, en Macédoine (auj. Stavro), au nord de l`Athôs. En 367, il quitte cette même contrée pour Athènes où il est le disciple de Platon (427-347 av. J.-C.) pendant vingt ans jusqu`à la mort du maître. <span> </span>L`école de Platon était alors en pleine prospérité. Organisée comme une véritable université, elle possédait un statut, des logements destinés aux étudiants, des salles de cours, un musée et une bibliothèque. Aristote étudie à l`<em>Académie</em>, fondée par Platon en 387, puis il y enseigne jusqu`en 347. Pendant ces années, il acquiert une culture encyclopédique, touchant tous les aspects du savoir de son temps. En 342, le roi Philippe II de Macédoine confie à Aristote l`éducation de son fils Alexandre alors âgé de quatorze ans.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">En 335, à la mort de Philippe II, son fils Alexandre monte sur le trône et commence son expédition en Asie. À ce moment, Aristote retourne à Athènes, ville d`élection des philosophes et fonde sa propre école (précédemment ébauchée à Assos, près de Troie et à Mytilène, dans l`île de Lesbos), le <em>Lycée</em> ou <em>Péripatos</em><span> </span>(un péristyle où l`on se promène en discutant et en argumentant et qui laisse son nom à l`école péripatéticienne). Dédiée aux Muses, la nouvelle école est située au nord-est de la cité dans un gymnase construit près du bois sacré d`Apollon Lycien. Le gymnase est déjà fréquenté, non seulement par des sportifs mais également par de nombreux intellectuels. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Légalement, ce n`est pas Aristote (qui est métèque et qui ne peut donc pas posséder de terrain en Attique) qui fonde l`« école péripatéticienne » mais le philosophe et savant grec Théophraste (372-287 av. J.-C.), natif d`Érésos dans l`île de Lesbos. En réalité, il s`appelle Tyrtamos, mais il est surnommé <strong>Théophrastos</strong> (« <em>le Divin Parleur</em>») par Aristote. À Athènes, il suit les leçons de Platon, puis d`Aristote, à qui il succède en 322 à la direction du <em>Lycée</em> quand ce dernier doit quitter Athènes pour Chalcis, sous le coup d`une accusation d`impiété, sous le prétexte que son hymne au philosophe et homme politique grec Hermias (IV<sup>e</sup> siècle) aurait mieux convenu à un dieu qu`à un homme. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Aristote enseigne pendant douze ans au <em>Lycée</em>, école rivale de l`<em>Académie</em>, dirigée depuis 339 av. J.-C. par le philosophe grec Xénocrate (v. 400-314), ami d`Aristote. Bien que ce dernier ait conservé une entière vénération pour la mémoire de Platon, toutefois, sur des points importants, sa pensée – puissamment originale – s`écarte de celle de son maître, de sorte que la création d`une autre école est amplement justifiée : <em>Amicus Plato, sed magis amica veritas</em>. À cet égard, c`est ce que l`on peut lire dans ce passage célèbre de l`<em>Éthique à Nicomaque</em> : « <em>vérité et amitié nous sont chères l`une et l`autre, mais c`est pour nous un devoir sacré d`accorder la préférence à la vérité</em> ». Ainsi, Aristote y professe « <em>en se promenant</em> » dans les allées d`un bosquet ou sous un portique : d`où le nom de péripatéticiens ou promeneurs, que reçoivent ses disciples. Pendant douze ans donc, un immense labeur philosophique et scientifique s`y accomplit. Le maître y donne un double enseignement. L`un, <strong>acroamatique</strong> (ou ésotérique) s`adresse à un groupe restreint d`élèves d`élite et dignes de recevoir son enseignement supérieur. Cet enseignement traite des parties les plus difficiles de la philosophie; il se tient le matin. L`autre, <strong>exotérique</strong> (ou extérieur) est ouvert au grand public; il a lieu l`après-midi. En même temps qu`il donne ses cours, Aristote compose la plupart de ses ouvrages. Seules les notes de cours qu`Aristote rédigea pour l`enseignement au <em>Lycée</em> et pour des leçons à Assos, en Troade (avant le préceptorat d`Alexandre) nous sont parvenues. D`ailleurs, tous les ouvrages que nous possédons correspondent à l`enseignement qu`Aristote donne à ses élèves les plus avancés, dans ses cours fermés (ou ésotériques). Ce ne sont pas des dialogues, mais des exposés du maître. Il semble probable qu`aucun d`eux n`a été publié par Aristote lui-même. Il a légué ses cahiers de cours à son successeur Théophraste.<span> </span>Ces cahiers passent de main en main jusqu`au jour où le général et homme politique romain Sylla (138-78 av. J.-C.), après la prise d`Athènes (86 av. J.-C.), les apporte à Rome; c`est à ce moment qu`ils sont publiés par Andronicus de Rhodes, qui dirige à l`époque le <em>Lycée</em> à Athènes, vers 60 av. J.-C.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le <em>Lycée</em> ne tarde pas à éclipser l`<em>Académie</em> de Platon et les autres écoles contemporaines. Il se caractérise par des recherches savantes très variées, littéraires, scientifiques et philosophiques. Aristote collectionne manuscrits et cartes, et il constitue la première bibliothèque d`importance de l`Antiquité en même temps qu`un musée d`objets naturels, entreprise dont on dit qu`elle bénéficie de l`aide d`Alexandre le Grand (356-323), qui subventionne et documente Aristote, son ancien précepteur. À côté de son œuvre éducative et d`enseignement, le <em>Lycée</em> semble avoir eu, de manière plus marquée que l`<em>Académie</em>, le caractère d`une union ou d`une société dans laquelle les penseurs mûrs poursuivent leurs études et leurs recherches. C`est en effet une université ou un institut scientifique équipé de bibliothèques et de maîtres, dans lequel des cours réguliers sont donnés. L`école péripatéticienne n`a pas pour but de préparer à la vie politique. Elle est un choix de vie et une manière d`être heureux. Le corpus des leçons d`Aristote forme le patrimoine conceptuel de l`école, au même titre que le <em>Corpus hippocratique</em> pour Cos, île du Dodécanèse, célèbre à cause de son école médicale illustrée par Hippocrate (v.460-v.377). Fuyant la chasse aux disciples, Aristote ne témoigne pas non plus de cette tendance à l`autocélébration propre aux Sophistes. L`existence d`Aristote et celle de son école ne dépendent pas des salaires payés par les disciples au maître, mais uniquement du patrimoine personnel des membres du groupe, ou de l`école.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">En 322, Aristote meurt à Chalcis, en Eubée, à l`âge de 62 ans d`une maladie d`estomac dont il souffre depuis longtemps. Théophraste est son légataire testamentaire. Aristote lui lègue ses livres et ses manuscrits. Ceux-ci comprennent la totalité de ses notes de cours, lesquelles n`ont pas été préparées en vue de leur publication. Sous la direction de ce dernier, de 322 à 287, <span> </span>le nombre des élèves est croissant et atteint le nombre de deux mille. Le <em>Lycée</em>, qui devient alors une association culturelle consacrée aux Muses, connaît de nombreuses difficultés. À la fin du IV<sup>e</sup> s. av. J.-C., l`enseignement de la philosophie est plusieurs fois soumis à des interdictions, rapidement rapportées, de la part des hommes politiques, qui lui reprochent notamment son indépendance par rapport à la religion. Théophraste est inquiété à diverses reprises. Puis Straton de Lampsaque (? – 268), surnommé le Physicien, lui succède comme directeur de 288 à 268. Il oriente alors les recherches et l`enseignement surtout vers les sciences de la nature. Contrairement à Aristote, il nie les causes premières et finales dans l`explication des phénomènes. Il se rapproche du philosophe grec Démocrite (v.460-v.370) sans néanmoins aboutir à l`atomisme, s`orientant vers un certain mécanisme, mais ne renonçant pas au qualitativisme. À la mort de Straton, l`orateur et écrivain grec Lycon de Troade (268-224) lui succède à la tête du <em>Lycée</em> jusqu`en 225. Il semble que le <em>Lycée</em> ait été ruiné par ses prodigalités; le nombre des élèves tombent alors très bas. Le moraliste et orateur Critolaos de Phasélis lui succède et <span> </span>devient alors le cinquième scolarque du <em>Lycée</em>; il meurt en 143. Selon lui, le bien de l`âme, les biens du corps et les biens extérieurs sont tous trois nécessaires à une vie conforme à la nature. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Les disciples d`Aristote s`installent de plus en plus à Alexandrie, le grand foyer de la civilisation hellénistique. Sa bibliothèque, la plus célèbre de l`Antiquité, compte 700,000 volumes. À partir du 1<sup>er</sup> siècle après J.-C., Aristote n`a plus de continuateurs, mais seulement des commentateurs. En proie à des malheurs de toutes sortes, plusieurs fois pillé pendant les guerres, le <em>Lycée</em> est détruit en 84 ap. J.-C. Plus tard, l`empereur romain d`Orient Justinien 1<sup>er</sup> (482-565 ap. J.-C.) fait fermer les écoles philosophiques d`Athènes. À partir de ce moment, la pensée grecque cherche un refuge en Orient avant de réapparaître en Occident vers le XII<sup>e</sup> siècle.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;">Bibliographie</span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">BRUN, Jean. <em>Aristote et le Lycée</em>. 10<sup>e</sup> éd. Paris, PUF, coll. « QSJ ?, no. 928 », 2004. 127p. [ISBN : 2-13-053657-3; EAN : 9782130536574]</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">DELORME, Jean. <em>Gymnasion. Études sur les monuments consacrés à l`éducation en Grèce</em>, <em>des origines à l`Empire romain</em>. Paris, De Boccard, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d`Athènes et de Rome, fasc. 196 »,1960. 537p.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">MOREAU, Joseph. <em>Aristote et son école</em>. 2<sup>e</sup> éd. Paris, PUF, coll. « Dito », 1985, c1962. 334p. [ISBN : 2130392210]</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">THUILLIER, J. P. <em>Le Sport dans la Rome antique</em>. Paris, Éditions Errance, coll. « Collection des Hespérides », <span> </span>1996. 190p. [ISBN : 2877721140]</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; color: #333399; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span> </span></span><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;"> </span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;"> </span></strong></p>
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		<title>Bourse pour les étudiants en philosophie</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 22:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Bourse]]></category>

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		<description><![CDATA[La Fondation Desjardins, en collaboration avec l`Université Laval, à Québec, a lancé récemment la bourse Fondation Desjardins philosophie, éducation et culture. D`une valeur de 20,000$, cette bourse vise à appuyer la recherche philosophique sur les enjeux les plus urgents de l`éducation et de la formation des personnes. Elle s`adresse aux étudiants de doctorat en philosophie&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><img class="alignleft size-full wp-image-1371" title="logo desjardins" src="http://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/logo-desjardins.gif" alt="" width="120" height="25" /></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La <span style="color: green;">Fondation Desjardins</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">, en collaboration avec l`Université Laval, à Québec, a lancé récemment la bourse <em>Fondation</em><em> Desjardins</em><em> philosophie, éducation et culture</em>. D`une valeur de 20,000$, cette bourse vise à appuyer la recherche philosophique sur les enjeux les plus urgents de l`éducation et de la formation des personnes. Elle s`adresse aux étudiants de doctorat en philosophie qui entreprennent soit des recherches historiques sur les conceptions philosophiques fondamentales de l`éducation et de la culture, soit des recherches thématiques sur des sujets variés comme les transformations du savoir à l`ère des nouvelles technologies de l`information, l`avenir de l`université et de l`enseignement supérieur ou les pratiques actuelles de l`éducation.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Source</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> :<span> </span><em>Espace D</em>, vol. 46, no. 1 (janvier-février 2009), p. 11</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Info. :<span> </span><a href="http://www.desjardins.com" target="_blank">www.desjardins.com</a></span></p>
<p><span id="more-542"></span></p>
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		<title>Neuvaine de philosophie à Rimouski 2007</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Feb 2007 16:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Lemay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[C`est du 26 février au 6 mars 2007 qu`aura lieu la Neuvaine de philosophie, organisée par le Département de philosophie du Cégep de Rimouski. L`objectif fixé est de démystifier cette discipline peu banale. Pour y parvenir, quatre grandes activités sont proposées. D`abord, le lancement d`un concours d`aphorismes; puis un rallye philosophique (questionnaire) suivi de la&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C`est du 26 février au 6 mars 2007 qu`aura lieu la <span style="color: #0000ff;">Neuvaine de philosophie</span>, organisée par le Département de philosophie du Cégep de Rimouski. L`objectif fixé est de démystifier cette discipline peu banale. Pour y parvenir, quatre grandes activités sont proposées. D`abord, le lancement d`un concours d`aphorismes; puis un rallye philosophique (questionnaire) suivi de la réalisation par les participants (es) d`expériences philosophiques. À cela s`ajoute la projection du film « <em>Les oubliés du XXIe siècle ou la fin du travail</em> », suivie d`une discussion avec le public. Finalement, le couronnement des activités aura lieu mardi le 6 mars, à 15h15 à la salle Georges-Beaulieu, avec un grand débat public sur la question controversée des accommodements raisonnables.</p>
<p>Info. : <a href="http://www.cegep-rimouski.qc.ca">Site Web</a></p>
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