Article marqué art
Qu’est-ce qui en est vraiment du plagiat en arts ?
9/04/10
Question à la fois éthique et ontologique, que celle des frontières de l’inspiration, de l’emprunt et du plagiat en arts. À ce sujet, le Courrier international a consacré un important dossier sur L’art du plagiat (dans le nº 1012 ; que l’on peut télécharger en ebook). Pour en avoir un aperçu, on peut écouter une fort intéressante discussion entre les journalistes Catherine-Eve Gadoury et Catherine Lachaussée, ainsi que John R. Porter, le président de la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec, à l’émission «Ça me dit de prendre le temps», à la Première chaîne de Radio-Canada. Au menu de la discussion : le plagiat, l’emprunt, l’inspiration, les droits d’auteurs, le copyleft, ainsi que le «plagiat impérialiste» qui bloque des catalogues universels…
On peut entendre cette discussion à partir de là : «Le plagiat, ça n’existe pas!» (7 min. 11 sec., diffusée le samedi 3 avril 2010 à l’émission «Ça me dit de prendre le temps»).
Michel-Ange et la théologie de la Sixtine
31/12/07

Suite à un bref échange de courriels, monsieur Jacques Darriulat m’a généreusement accordé la permission de reproduire in extenso (environ vingt pages en version papier) son texte Michel-Ange et la théologie de la Sixtine dans PhiloTR.
Monsieur Jacques Darriulat est maître de conférences à Paris IV- Sorbonne.
On pourra retrouver d’autres textes du même auteur en visitant son site. Je ne saurais trop en recommander la visite. Il s’agit d’un espace intellectuellement riche. Indéniablement une des mines d’or du Web! On y retrouvera principalement des leçons prononcées au cours des douze dernières années devant des étudiants de Paris IV, et, pour certaines d’entre elles, devant les élèves de classe terminale ou de Lettres Supérieures du lycée Henri IV, à Paris. Leçons de philosophie générale et leçons de philosophie esthétique se partagent la part du lion.
Concernant le texte Michel-Ange et la théologie de la Sixtine, monsieur Darriulat veut montrer comment l’oeuvre du sublime Florentin, dans ce haut lieu du catholicisme, annonce les angoisses des Temps Modernes. Il nous propose ainsi un voyage dans l’univers théologique, philosophique et artistique d’une des plus glorieuses périodes de l’histoire de l’art. Je me permets de souligner en terminant comment ce texte fait bien ressortir le rôle de la philosophie néoplatonicienne dans l’oeuvre de Michel-Ange. Et ne serait-ce que pour cela, il s’agit d’un document vraiment intéressant.
Je vous laisse maintenant à votre plaisir!
Yves Bastarache
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Michel-Ange et la théologie de la Sixtine
Conférence prononcée au lycée Henri IV le 14 mai 2001
La chapelle Sixtine n’est pas un lieu de culte tout à fait semblable aux autres : elle est Magna Capella Sacri Palatii, la Grande Chapelle du Sacré Palais, le centre liturgique de la chrétienté romaine, c’est-à-dire de la catholicité, et de nos jours encore seul le Pape peut célébrer la messe sur l’autel que surplombe, depuis le milieu du XVIe siècle, l’immense fresque de Michel-Ange représentant Le Jugement Dernier. L’extrême dignité sacerdotale du lieu le destinait en priorité à une organisation hautement symbolique, en laquelle rien n’était laissé au hasard, et qui devait résumer en sa totalité le message chrétien de la Rédemption, une sorte de compendium de la chrétienté, depuis la création du monde et le premier péché jusqu’à la fin du monde et la résurrection des morts.
Rome et la naissance de l’art européen
21/12/07
(note de l’éditeur)
L’Europe actuelle est née du souvenir de la Rome antique, cette mosaïque de nations qui furent unies par une même culture, dans un territoire aussi vaste qu’aujourd’hui. L’architecture, la peinture, la sculpture, mais aussi la littérature ont servi de langage commun, de l’Espagne à la Turquie en passant par l’Afrique du Nord. Un forum, un aqueduc, un amphithéâtre, une villa romaine, s’ils semblent ne rien avoir de commun, traduisent pourtant une cohérence et une unité qui méritent qu’on s’y arrête.
Michel Meyer nous offre ici une synthèse inégalée sur l’art romain, la première en français depuis plusieurs décennies. Il montre les correspondances entre une cité et une villa, un palais impérial et un forum, un temple et une ville.
À Rome, la sculpture va acquérir un statut sans égal dans le monde antique. Elle ne vise plus à représenter les dieux, mais les ancêtres et, en général, les grands de ce monde. Quant à la peinture, elle est, par la richesse souvent énigmatique de ses thèmes, l’invention de la perspective ou l’harmonie de ses couleurs, unique dans l’histoire de l’Occident, bien avant que celui-ci ne subisse l’influence du christianisme pendant deux mille ans.
Michel Meyer montre ainsi que l’art romain est d’une originalité rare, et qu’il est à bien des égards une excellente voie d’approche pour comprendre cette civilisation qui est l’ancêtre de la nôtre. Il nous en donne une lecture philosophique, historique, esthétique, sociologique et politique d’une grande clarté.
Un livre indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à Rome et désirent comprendre ce que ses pierres, ses musées, ses temples et ses stades veulent nous dire, par-delà les ruines qui en restent les traces les plus grandioses, mais aussi les plus mystérieuses.
Titre: Rome et la naissance de l’art européen
Auteur: Michel Meyer
Édition: Arléa
256 pages
2006
Illustré
ISSN 1951-7041
EAN 9782869597563
La vraie image
12/12/07
Présentation de l’éditeur
Qu’est-ce qu’une vraie image ? Poursuivant son étude de la signification de l’image dans la culture occidentale, Hans Belting interroge ici notre besoin fondamental d’images vraies et authentiques, susceptibles de rendre compte et de reproduire la réalité telle qu’elle est. Il montre que notre compréhension de l’image est marquée, aujourd’hui encore, par une survivance de notions religieuses : la foi chrétienne a joué en Occident un rôle formateur de l’identité et de la conscience et nous avons intériorisé les tentatives sans cesse recommencées d’une définition de l’image qui se sont accomplies dans son orbe. Plutôt que de dérouler une histoire linéaire, l’auteur procède ici par sondages, en pointant son attention sur deux moments clés, deux accélérations critiques où la culture européenne franchit à chaque fois un seuil : la fin de l’Antiquité d’abord, où la question de l’image est l’enjeu de débats philosophiques autour de la double nature du Christ ; la période de la Réforme ensuite, où la traduction de la Bible en langue vulgaire et sa diffusion par l’imprimerie entraînent comme une dévalorisation ontologique de l’image, contrainte de se replier désormais du côté de l’art et des théories esthétiques. La tradition religieuse des images, avec la part irréductible faite à la croyance, est donc bien davantage qu’un simple prélude naïf de leur complexité moderne. Dans La vraie image, Hans Belting tend magistralement l’arc qui relie l’aube des Temps nouveaux à notre époque contemporaine, en tissant des rapports inaperçus entre histoire de la religion, des images et des idées. A ce titre, le livre apparaît comme l’indispensable complément à ses deux précédents ouvrages, Image et culte (Cerf, 1998) et Pour une anthropologie des images (Gallimard, 2004).
Biographie de l’auteur
Hans Belting, professeur d’histoire de l’art, a enseigné aux universités d’Heidelberg et de Munich, après avoir été l’un des membres fondateurs du Centre d’étude des nouveaux médias de Karlsruhe en 1993. Il a occupé en 2003 la chaire européenne du Collège de France à Paris, puis a été nommé directeur de l’IFK, Centre international d’études culturelles, à Vienne.
Auteur: Hans Belting
Titre: La vraie image. Croire aux images ?
traduction: Jean Torrent
Édition: Gallimard
Collection: ”Le temps des images”
Paru le : 11/10/2007
Isbn : 978-2-07-078160-7
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