Article marqué scepticisme
Le samouraï et le poisson rouge : une exemplification du scepticisme philosophique
15/05/09
«Lorsqu’une influence se fait sentir avec trop de force,
on essaie d’ouvrir une fenêtre.»
– Michel Foucault, Dits et écrits II, Quarto Gallimard, p. 1599.
«Que vaudrait l’acharnement du savoir s’il ne devait assurer
que l’acquisition de connaissances, et non pas, d’une certaine façon
et autant que faire se peut, l’égarement de celui qui connaît ?»
– Michel Foucault, Histoire de la sexualité II, tel Gallimard, p. 15.
Première lecture l’été passé. Relecture de quelques passages récemment. Une impression demeure : le livre que l’historien Paul Veyne consacre à son ami Michel Foucault apporte une perspective singulière, qui dépasse la biographie comme la simple présentation de ses idées, en exemplifiant une manière d’incarner un scepticisme philosophique.
Le point de départ de Paul Veyne dans «Foucault. Sa pensée, sa personne» (éd. Albin Michel, 2008), c’est que toutes les tentatives de ramener Foucault à une forme de relativisme seraient injustes. Selon Paul Veyne, qui à ce sujet prend appuie sur les témoignages de Jean-Marie Schaeffer (à qui il attribue «la clé philosophique»), Foucault ne serait ni relativiste, ni nihiliste, ni subjectiviste, ni même structuraliste, mais plutôt un penseur sceptique, au sens philosophique du terme – dans une lignée faite de Carnéade, Montaigne, Hume… Et à cet égard, tel que cela a déjà été fort bien exposé (voir notamment à partir du 5e paragraphe), on peut dire que malgré certains aspects de l’ouvrage qui laissent sur notre faim, c’est là l’apport singulièrement intéressant de ce livre : exemplifier un scepticisme philosophique, autant dans ses ramifications dans le travail intellectuel que dans la vie privée et publique – et, ce faisant, montrer que le scepticisme philosophique ne débouche pas nécessairement sur des impossibilités, ni sur l’inaction.
Essai sur le relativisme et le scepticisme
9/02/06
(Texte de présentation et commentaires)
Lors de l’élection de Joseph Ratzinger à la papauté il y a quelques mois, il a beaucoup été question du relativisme. La question a été soulevée de façon polémique par le cardinal Ratzinger lui-même en célébrant la messe qui précédait sa propre accession à la tête de l’Église catholique. Il a critiqué ce qu’il appelait une «dictature du relativisme». Il déplorait le fait que cette attitude apparaisse désormais comme l’unique façon de penser digne de notre époque, époque qu’on qualifie souvent de postmoderne. En effet, on reproche souvent au postmodernisme le fait qu’il soit relativiste, individualiste. Nous proposons d’éclairer un tant soit peu en quoi consiste cette façon de penser, cette attitude que décrie tant Ratzinger (le relativisme). Nous voulons questionner les liens supposés entre le relativisme et le postmodernisme (la déconstruction) pour dégager en ce dernier une alternative aux positions de l’Église, d’une part, et au relativisme, d’autre part.
La maladie de Platon
23/12/05
Dans la foulée du problème du relativisme et du scepticisme:
“Disons en passant que comme les remèdes (philosophiques) sont souvent pires que le mal, elle a, notre époque, pour guérir de la maladie Platon, avalé de telles doses de sirop relativiste, vaguement sceptique, spiritualiste léger et moraliste fade, qu’elle est en train de mourir doucement, dans le petit lit de son confort démocratique supposé.
Qui veut en finir avec Platon s’expose à l’euthanasie spéculative.”
(extrait de Alain Badiou, Platon, notre cher Platon!, in Magazine littéraire, novembre 2005, no.447, p.32)
Jérémie McEwen, Grand prix Essai 2005
24/11/05
C`est le 23 novembre 2005 qu`a eu lieu la soirée de remise de prix du Concours d`écriture Voir/Renaud-Bray dans le cadre de la célébration du 40e anniversaire de la Librairie Renaud-Bray. Dans la catégorie “Grand prix Essai”, c`est Jérémie McEwen, professeur de philosophie au Cégep de Trois-Rivières qui s`est mérité ledit prix pour son texte intitulé “Essai sur le relativisme et le scepticisme“. Le récipiendaire a reçu une bourse de 1000$ en argent ainsi que 1000$ en chèque valable dans toutes les librairies Renaud-Bray du Québec. Rappellons que le jury était composé de Patrick Sénécal, Nelly Arcan, Blaise Renaud, Sylvain Houde et Tristan Malvoy-Racine. Le premier Concours d`écriture Voir/Renaud-Bray a attiré 1601 participants.
Info. : Site Web / Lien direct au texte de Jérémie
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