D’ordinaire, on aime rappeler que le savoir est avantageux. Condorcet se demandait plutôt à qui l’ignorance profite-t-elle? C’est dans cet esprit que j’animerai le mercredi 13 septembre, à compter de 18 heures, à la librairie L’Exèdre, une rencontre avec Joëlle Tremblay, professeure de philosophie au Cégep de Granby et auteure d’un essai sur L’inéducation : l’industrialisation du système d’éducation au Québec (éditions Somme toute, 2017), ouvrage préfacé par le philosophe Thomas De Koninck. L’entrée est libre, comme il se doit. La librairie est située au 910, boulevard du Saint-Maurice. Pour obtenir des informations supplémentaires, vous pouvez joindre une libraire au 819-373-0202.

 

À la une du Devoir, le 9 juin dernier, le journaliste Marco Fortier soulignait : « Curieuse ironie. Le jour même où nous avons rendez-vous avec l’auteure d’un essai sur « l’industrialisation du système d’éducation au Québec », l’homme d’affaires Mitch Garber suggère au gouvernement de donner 1000 $ à chaque diplômé du secondaire. » Il semble donc que dans certains milieux l’appât du gain soit reconnu comme un motif raisonnable de persévérance scolaire. En est-il autrement pour quiconque se plait aujourd’hui à vanter les mérites de l’économie du savoir? Joëlle Tremblay répondra, entre autres, à cette question d’intérêt public.

 

Voici l’article publié à la une du Devoir :

http://www.ledevoir.com/culture/livres/500771/industrialisation-de-l-ecole

 

 

Selon Condorcet, « il n’y a pas de liberté pour l’ignorant. » Il faudrait peut-être nous le remettre en mémoire.

 

Christian Bouchard

Animateur et conférencier

Ancien chroniqueur au Nouvelliste et à la radio de Radio-Canada