C`est du 28 septembre au 7 octobre 2018 qu`a lieu le 34e Festival international de la poésie de Trois-Rivières (FIPTR). L`événement a pour thème ce vers évocateur du poète Alfred Desrochers : « … J`ai senti qu`en moi tournoyaient des vertiges ».

Cette année la place d`Armes, située sur la rue des Ursulines, portera, pendant onze jours, le nom symbolique d`Alfred DesRochers pour la durée du festival. Par là, le FIPTR rend un hommage particulier à ce poète estrien en soulignant le 40e anniversaire de son décès en octobre prochain.

 

 

Alfred DesRochers : repères biographiques

 

 

 

En 1901, il naît dans une famille rurale, le 5 août à Saint-Élie d`Orford, près de Sherbrooke. En 1904, sa famille déménage à Manseau (Centre-du-Québec), où son père, Honorius Desrochers, est contremaître des chantiers forestiers pendant quatre ans. En avril 1908, sa famille revient à Saint-Élie-d`Orford.

Le 27 septembre 1913, son père décède. Par la suite, sa famille séjourne dix mois aux États-Unis, à Manchester (New Hampshire). De retour au Canada, sa mère, Zéphirine Marcotte, s`installe avec ses enfants à Sherbrooke (Estrie). En 1915, le jeune Alfred travaille d`abord comme garçon livreur d`une épicerie, apprenti mouleur de fonte à la Fonderie Jenkses de Sherbrooke, puis, comme ouvrier forestier et commis-quincaillier. En 1918, il entreprend ses études classiques chez les Franciscains, au Collège séraphique de Trois-Rivières, qu`il abandonne en 1921.

En 1922, ses premiers poèmes paraissent dans La Bonne Lecture. Le 20 mai 1925, il se marie avec Rose-Alma Brault. Le 13 juillet 1925, il devient journaliste au quotidien La Tribune de Sherbrooke. Il y travaille avec quelques interruptions, jusqu`en 1942, d`abord à titre de correcteur d`épreuves, puis de chef de service. En 1927, il fonde le journal L`Étoile de l`Est, à Coaticook (Estrie), où il en est le rédacteur en chef jusqu`en 1928. La même année, il fonde également la Société des Écrivains de l`Est. En novembre 1928, il publie à Sherbrooke à compte d`auteur son premier recueil L`Offrande aux vierges folles (60 p.); un tirage de 75 exemplaires qui lui coûte 10$. Une deuxième édition (96 p.) est publiée Montréal aux Éditions de l`Aurore en 1974. En 1929, après avoir rencontré le poète, romancier et critique littéraire Louis Dantin (1865-1945), docteur en philosophie (1887), il découvre la poésie. En 1929 aussi, il publie un recueil de poésies À l`ombre de l`Orford (Sherbrooke, Chez l`auteur, 60 p.). En 1930, ce même livre est publié à Montréal à la Librairie de l`Action Canadienne-Française, 157 p.; une 2e éd. paraît en 1948 chez Fides dans la  collection « Nénuphar » (116 p.). D`autres éditions, chez le même éditeur, verront le jour en 1964 et 1979.

 

 

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