C`est du 9 au 19 octobre 2014 qu`aura lieu la 5e édition du Festival littéraire « Québec en toutes lettres » sous le thème « Doubles et pseudos ».

Au niveau de la programmation, quelques activités retiennent notre attention. D`abord, du 9 octobre au 2 novembre, à la Bibliothèque Gabrielle-Roy (galerie), dans le cadre des « Activités en continu », une exposition intitulée « Autoportraits ». Précisons que l’autoportrait est un thème récurrent de la pratique artistique d’Herménégilde Chiasson, ce dont témoigne la sélection d’œuvres sur papier exposées à la bibliothèque Gabrielle-Roy.  Ainsi, les festivaliers auront le loisir de faire le lien entre les écrits de l’auteur et ses créations picturales. Cet événement est présenté en collaboration avec le regroupement des éditeurs canadiens-français et la Bibliothèque de Québec.

Puis, dimanche, le 12 octobre, à 14 h 30 au salon du 2e étage de la bibliothèque Gabrielle-Roy, une Table ronde ayant pour titre « Romain Gary, l`enchanteur ». Drôle, inventif, exubérant dans sa vie comme dans son œuvre, Romain Gary, avec son double Émile Ajar, a inspiré de nombreux écrivains québécois. Pour l`occasion, les auteurs Guillaume Corbeil, Dominique Fortier et Anne-Marie Olivier parleront du personnage, de ses mystères et de l’influence qu’il a eue sur eux. L`entretien sera animé par Bernard Gilbert, directeur de « Québec en toutes lettres ».

 

Romain Gary

Romain Gary

 

L`écrivain français d`origine russe Romain Gary (1914-1980) est un romancier de l`angoisse et des mensonges du monde moderne et que l`impossible quête de son identité a conduit au suicide après s`être inventé un double littéraire (Émile Ajar). Révolté par les injustices tragiques du monde moderne, il affirme dans son œuvre ses valeurs humanistes : justice, liberté et tension vers l`absolu, et une morale de l`héroïsme. En 1956, il publie Les Racines du ciel (Gallimard) qui se veut une fresque de la vie coloniale en Afrique Équatoriale française. Le roman traite des efforts d`un homme pour sauver les éléphants africains; il prend les allures d`un reportage sur les chasseurs d`ivoire et la colonisation du Tchad. Pour ce livre, il reçoit le Prix Goncourt la même année. En 1958, son roman est adapté au cinéma par le réalisateur américain John Huston. Mentionnons aussi que c`est dans ses romans que passe sa dénonciation d`un univers de mensonges et de déguisement : La Promesse de l`aube (Gallimard, 1960), Chien blanc (Gallimard, 1970) et Charge d`âme (Gallimard, 1977).  

 

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