Sommaire

 

Présentation

G.W.F. Hegel : repères biographiques

Choix de citations

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Présentation

 

L`année 2017 marque le 200e anniversaire de publication de L`Encyclopédie des sciences philosophiques du philosophe allemand Georg Wilhelm Friedrich Hegel considéré comme le principal représentant de l`idéalisme allemand. Avec  Aristote et Thomas d`Aquin, il est l`un des grands penseurs systématiques ainsi que le plus influent des philosophes postkantiens.

Publié en 1817 à Heidelberg dans sa première version, l`ouvrage contient sa philosophie exposée sous forme de système. En ce sens, Hegel affirme dans la Préface : « Le besoin de fournir à mes auditeurs un fil conducteur pour mes leçons de philosophie est la cause directe qui m`a fait publier cette vue générale de l`ensemble de la philosophie plus tôt que je n`en aurais eu l`intention » (Vrin, p. 13). L`ouvrage  se divise en trois parties : 1º la « Logique », la science de l`idée en soi et pour soi, 2º la « Philosophie de la Nature » en tant que la science de l`idée dans son être-autre, 3º la « Philosophie de l`Esprit », comme pensée de l`idée qui revient à soi à partir de son être-autre. Ces mêmes parties correspondent à la triade Idée/Nature/Esprit qui gouverne l`ensemble de la philosophie hégélienne. Le texte est divisé en paragraphes parfois composés de deux parties différentes. Les lignes introductives, denses et complexes, exposent la thèse. Parfois, elles sont suivies de remarques qui en développent le sens de manière très claire.

 

En février 2012, l`ouvrage est présenté, traduit et annoté par le philosophe français Bernard Bourgeois chez Vrin dans la collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques – Poche » (620 p.).

 

 

 

 

G.W. F. Hegel : repères biographiques

 

Le 27 août 1770,  il naît à Stuttgart, capitale du duché de Wurtemberg, dans une famille de la petite bourgeoisie. Aîné de trois enfants, il est le fils de Georg Ludwig Hegel, fonctionnaire des finances à la Cour des comptes de Stuttgart et de Maria-Magdalena, née Fromm.

En 1773, il entre à l`école primaire allemande. En 1775, il débute à l`école latine. En 1780, il amorce ses études à l`école religieuse, le Gymnasium illustre de Stuttgart. En 1783, sa mère meurt de dysenterie. De 1788 à 1790, après de brillantes études secondaires, il étudie au gymnase (lycée) de Stuttgart où il se familiarise avec les idées de l`Aufklärung. En octobre 1788, il entre au Séminaire (Stift) protestant de Tübingen où l`aide d`une bourse ducale lui permet de poursuivre ses études; il y étudie la théologie et la philosophie. Le Stift, où se forment les futurs ecclésiastiques du duché, est alors réputé pour la qualité de son enseignement et la sévérité de son règlement; l`institution a pour mission de former de bons pasteurs, fidèles au régime. Néanmoins, Hegel déteste ses cinq ans passés à Tübingen, années marquées par le doute religieux, l`inquiétude théorique et le sentiment d`oppression. À l`époque, il a comme condisciples le poète allemand Friedrich Hölderlin (1770-1843) et le philosophe allemand Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (1775-1854) avec lesquels il partage les enthousiasmes romantiques. C`est aussi là  qu`il s`éprend des idées de la Révolution française qu`il perçoit comme une résurrection de la démocratie grecque. Toutefois, il s`efforce ensuite d`en comprendre l`échec, qui est celui d`une liberté trop « absolue ». Diplômé de théologie, il renonce à une carrière de pasteur. En 1790, Hegel, Hölderlin et Schelling partagent la même chambre au séminaire de Tübingen et les mêmes goûts : ils lisent les auteurs grecs, Spinoza et Kant. Ils se passionnent pour Rousseau et les auteurs du mouvement littéraire Sturm und Drang (1770), tels Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) et Friedrich von Schiller (1759-1805), qui revendiquent le droit d`être soi, de s`exprimer, d`aimer. En 1793, Hegel obtient le grade de Magister philosophiae mais il refuse le pastorat, préférant le poste incertain de précepteur.

De 1793 à 1796, il est précepteur des enfants (deux filles et un garçon, fort jeunes) d`un bourgeois de Berne (Suisse), Steiger de Tschugg, avec l`espoir d`y poursuivre  ses études en philosophie. Accueilli par une famille cultivée, celle-ci l`introduit dans les cercles intellectuels de la ville et lui laisse l`usage de sa grande bibliothèque. C`est à cette époque qu`il découvre la pensée du philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804), fondateur de la doctrine de « l`idéalisme transcendantal ». Du 9 mai au 24 juillet 1795, il rédige Vie de Jésus, ouvrage de jeunesse marqué par la morale kantienne. Composé au moment où il est précepteur à Berne; l`opuscule est retrouvé dans ses papiers à sa succession et publié après sa mort en 1835. Du 20 novembre 1795 au 29 avril 1796, il écrit Critique de l`idée de religion positive. En 1796, il écrit La Positivité de la religion chrétienne. La suite >