Le 21 septembre 2017, le Comité logement Trois-Rivières participait à la tournée « Pour le droit au logement », organisé par le Front d`action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Lors de l`événement, diverses personnes de la région ont témoigné des problèmes de logement auxquels elles sont confrontées et qui mettent en péril leur santé physique et morale. Parmi les invités assistant à ces audiences, on retrouvait Leilani Farha, rapporteuse spéciale de l`ONU, Béatrice Vaugrante, directrice générale d`Amnistie internationale (section Canada francophone) et Christian Nadeau, président de la Ligue des droits et libertés depuis juin 2015. D`ailleurs, c`est ce dernier qui présidait l`audience. Une trentaine de militantes et de militants du FRAPRU de Montréal, de la Montérégie, de Québec et de Saguenay y ont assisté. Trois-Rivières était le troisième arrêt d’une tournée de 5 régions en 5 semaines.

Pour sa part, Christian Nadeau s’inquiète du peu de cas que font les propriétaires de la loi, mais plus globalement du désintérêt des gouvernements envers les personnes mal-logées qui ont très peu de recours. « C’est un droit collectif qui est nié et au final ce sont des vies qui sont fragilisées, des personnes en chair et en os qui se voient méprisées », rappelle-t-il. De plus, il constate que de nombreuses composantes du droit au logement tel que le définit l’ONU, comme la sécurité d’occupation, la capacité de paiement, l’accessibilité, l’habitabilité et l’accès sans discrimination, ne sont pas respectées. Comme le FRAPRU, la Ligue des droits et libertés déplore que Québec et Ottawa ne remplissent pas leur obligation de garantir de droit au logement « au maximum de leurs ressources disponibles », tel que prescrit par le Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels (PIDESC), auquel tous les deux ont adhéré en 1976. La suite >