Texte de présentation du conférencier Serge Cantin
(seconde philoconférence, 19 novembre 2008)


Bonsoir à tous,

En mon nom personnel et au nom du comité organisateur de cet événement il me fait plaisir de vous souhaiter la bienvenue à cette deuxième rencontre des Philoconférences.

Nous poursuivrons cette année encore les visées que nous nous sommes fixées lors de la création des Philoconférences, soit de favoriser le développement d’une culture philosophique au cœur même de la Cité, et de créer, par le biais de ces rencontres, un lieu propice à l’échange, à la réflexion et à la critique. Pour ce faire nous vous proposerons trois conférences, l’une en février (la date et le conférencier restent à confirmer), une autre le 8 mai qui nous sera donnée par Michel Delon, spécialiste de l’époque des Lumières et celle de ce soir offerte par Serge Cantin.

Serge Cantin  est un essayiste, un chercheur et un enseignant engagé. Après des études en sociologie à l’Université de Montréal il réoriente sa formation et termine, en 1988, un doctorat en philosophie à l’Université Paul-Valéry de Montpellier. Sa thèse de doctorat donna lieu à la publication d’un premier ouvrage, Le philosophe et le déni du politique. Marx, Henry, Platon, ouvrage préfacé par Fernand Dumont et qui valut à son auteur le prestigieux prix Raymond-Klibansky. Serge Cantin est professeur titulaire au Département de philosophie de l’Université du Québec à Trois-Rivières et chercheur au Centre interuniversitaire d’études québécoises. Spécialiste de la pensée et de l’œuvre de Fernand Dumont, il a rédigé l’introduction générale aux oeuvres complètes de Fernand Dumont, qui paraîtront très bientôt aux Presses de l’Université Laval. Monsieur Cantin est aussi l’auteur de plusieurs livres et d’un grand nombre d’articles parus dans des ouvrages collectifs et des revues universitaires ou culturelles. Il a prononcé plusieurs conférences au Québec et à l’étranger. Enfin, il est membre titulaire de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Ce soir, Mr. Cantin nous entretiendra de l’avenir de la culture dans un monde désenchanté, un monde dans lequel, depuis l’avènement de la Modernité, les traditions s’effacent et avec elles une certaine mémoire, un rapport à la temporalité qui assurait jadis aux hommes une place dans le monde et un sens à leur existence. Apparemment nous sommes des affranchis mais qu’en est-il de cette liberté sans précédent, comment l’exercer dans un monde désormais infini, un monde silencieux et sans Dieu, un monde revenu des vieilles utopies politiques d’hier? Sans balise ni repère, sur quoi s’appuieront nos convictions? Même en reniant leur héritage, le pari pour nous, reste fondamentalement le même que pour nos pères : trouver réponse aux sempiternelles questions qui font de nous des hommes : qui sommes-nous? Où allons-nous? Qu’est-ce que ce monde et a-t-il une quelconque finalité? Comment vivre ensemble? Pour certains le désenchantement du monde met en péril l’horizon de la pensée, la culture elle-même…

Pour nous en parler, accueillons sans plus tarder Serge Cantin.

Patricia Nourry