Patricia Nourry

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Article par Patricia Nourry

Activités au Cégep de Trois-Rivières pour la Journée mondiale de la philosophie

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Le 16 novembre prochain, nous célébrerons la Journée mondiale de la philosophie.

Instituée en 2005 par l’UNESCO, cette journée nous rappelle l’importance de la réflexion et du dialogue rationnels afin de mieux penser le monde et de l’habiter avec davantage de sagesse…

Diverses activités seront donc organisées au Cégep de Trois-Rivières, du 13 au 17 novembre, afin de souligner ce bel événement :

«Les suggestions de vos professeurs-es». Ne ratez pas, à la bibliothèque, l’exposition d’oeuvres à caractère philosophique sélectionnées par les professeurs-es du département de philosophie pour les étudiants.

Ciné-philo. Le 16 novembre, le film Agora sera projeté, à compter de 18:30h, à l’Agora du pavillon des Humanités. Martin Hould et Christian Boisclair animeront l’activité (l’entrée est gratuite).

Paroles de sagesse. Surveillez bien les écrans d’information à l’entrée des pavillons des Humanités et des Sciences (ainsi que dans les cafétérias des deux pavillons) et vous verrez que les philosophes d’hier à aujourd’hui ont encore beaucoup à nous dire!

« Face à la complexité du monde actuel, la réflexion philosophique est d’abord un appel à l’humilité, à la prise de recul et au dialogue raisonné, pour construire ensemble des solutions aux défis qui nous dépassent. Elle est le moyen privilégié de former des citoyens éclairés, prémunis contre la bêtise et les préjugés. Plus les difficultés sont grandes, plus la philosophie est utile pour donner du sens aux questions de la paix et du développement durables. »

Irina Bokova
Directrice générale de l’UNESCO

Sources :

https://fr.unesco.org/events/journee-mondiale-philosophie

http://www.unesco.org/new/fr/social-and-human-sciences/themes/most-programme/humanities-and-philosophy/philosophy-day-at-unesco/

http://www.un.org/fr/events/philosophyday/

David contre Goliath, Simone contre TransCanada

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[NDLR : l’article qui suit a d’abord été publié dans la rubrique « Le Devoir de philo », coordonnée par Antoine Robitaille, de l’édition du samedi 24 et dimanche 25 décembre 2016 du Devoir. Nous le reproduisons ici avec les autorisations nécessaires.]

 


 

David contre Goliath, Simone contre TransCanada

Que répondrait Weil aux géants de notre temps ?

S’inclinerait-elle face aux puissants?

 

Patricia Nourry

(Professeure de philosophie au cégep de Trois-Rivières)

 

Il était une fois un conte en trois temps, ponctué par « Puis vint un jour », « Quand tout à coup » et se concluant par « Ils eurent beaucoup d’enfants ». Une histoire rude, semblable aux récits fondateurs de jadis dans lesquels des Cronos dévorent vraiment leur progéniture et des David ont maille à partir avec des Goliath. Elle raconte la lutte qu’il nous a fallu mener en mobilisant toute l’énergie dont nous disposons, pour faire face à ce que Simone Weil (1909-1943) appelle « la nécessité ».

 

L’an de grâce 1610… Les habitants de l’Île-de-France se plaignent « de la cherté et de la nécessité de la bûche ». Le bois est alors la source première d’énergie : il sert au chauffage, à la cuisson, aux chantiers navals, aux combustions diverses que requièrent les arts et métiers… Utilisée dès l’aube de l’humanité, cette ressource connaît, aux XVe et XVIe siècles, une crise sans précédent, provoquée par la surutilisation et la mauvaise gestion des forêts, qui sont saccagées.

 

« Puis vint un jour » où une autre substance, connue depuis le XIe siècle, inaugura une nouvelle ère énergétique : le charbon de bois (et sa cousine, la houille). Sorti des entrailles de la terre, noir comme l’enfer et dégageant des fumées pestilentielles, ce « combustible du diable » s’imposera au XVIIIe avec l’avènement de la révolution industrielle en Angleterre, puis partout dans les villes européennes où, comme le dit le poète, « sans fin, vomissant le charbon, l’usine en feu dévore un peuple moribond ». Deuxième en importance à travers le monde (elle fournit 28 % de l’énergie utilisée mondialement, tout en étant responsable de 46 % des émissions en CO2), cette ressource cède désormais le pas à un nouveau maître : « l’or noir »…

 

« Quand tout à coup » gicla le pétrole ! Dernier viatique de l’humanité, cet hydrocarbure couvre 32 % des besoins énergétiques de la planète, impose ses diktats aux grands marchés et oriente les enjeux géopolitiques mondiaux. Au Canada, depuis 1853, gazoducs et oléoducs étendent leurs réseaux souterrains sur plus de 840 000 km. Une panacée dangereuse, comme d’aucuns le savent, puisque c’est une énergie sale, coupable de grands désastres écologiques, en plus d’être non renouvelable. Qu’à cela ne tienne, « nous avons besoin de pétrole dans cette société », déclarait, en janvier dernier, le porte-parole de TransCanada. La rhétorique est péremptoire ; brute comme la ressource dont elle fait la promotion. « Rien ne peut arrêter ce projet », disait encore Alexandre Gagnon, ex-directeur de Pétrolia, au sujet des forages par fracturation hydraulique sur l’île d’Anticosti. Les géants grondent, la terre tremble (littéralement, en Oklahoma !), les gouvernements châtrés par la partisannerie tardent à agir ; et David se sent bien petit dans toute cette histoire…

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Grrrr…

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[NDLR : l’article qui suit a d’abord été publié dans la revue « Philosopher. La revue de l’enseignement de la philosophie au Québec », Numéro 23, Automne 2011 (pages 80 à 85). Nous le reproduisons ici avec les autorisations nécessaires.]

Grrrr…
par Patricia Nourry, Cégep de Trois-Rivières

«Chien qui aboie ne mord pas», dit l’adage. Un adage qui, d’aucuns l’auront appris à leurs dépens, ne se vérifie pas toujours! J’en tiens pour preuve cette fois où j’ai été mordue par le molosse de mon voisin : une bête horrible, un cerbère énorme qui aboie de jour comme de nuit, tant pour avertir du passage d’un marcheur ou de l’arrivée des voitures, que pour signaler le vol des mouches (quand ce n’est pas simplement pour se délasser et rompre le silence!)… Pour le dire autrement, ce chien-là est de ceux qui ne décolèrent pas. Or, n’est-il pas vrai qu’en faisant du bien à un ennemi, on conjure en quelque sorte les mauvais sentiments que nous nourrissons contre lui? J’ai dû le croire car un jour, calmé en apparence par la présence de son maître avec qui je discutais, j’ai avancé une main caressante et amie vers l’animal qui, pour toute réponse, m’a vicieusement pincé les doigts! Chien qui aboie… ne rigole pas!

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Patricia Nourry

Jouez hautbois, résonnez musettes!

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NDLR : Notre collègue et amie Patricia Nourry a publié, dans l’édition du 24 décembre du Devoir, un très bel article : «Le temps des Fêtes… et des désastres» (titre d’origine : «Jouez hautbois, résonnez musettes!»).

Cet article est son second «Devoir de philo», coordonné par Antoine Robitaille pour Le devoir.  Elle y avait précédemment publié «Pascale chez les cigales» et elle est aussi notamment l’auteure de «L’esprit des Humanités» et de «Bientôt les vacances».

Pour lire l’intégralité de son dernier texte, cliquez ici

La dixième philoconférence: Robert Mager et le conservatisme en religion

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Les Philoconférences vous convient à un nouveau rendez-vous, le Lundi  29 mars prochain, à 19hrs, à l’église Saint-James située sur la rue des Ursulines au Centre-ville de Trois-Rivières. Vous êtes invités à venir entendre Robert Mager, professeur titulaire à la Faculté de théologie et de Sciences religieuses de l’Université Laval (http://www.ftsr.ulaval.ca/profs/rmager/), nous présenter une conférence intitulée La religion est-elle essentiellement conservatrice?

«Un aspect remarquable de beaucoup de discours conservateurs est leur organisation autour du principe d’ordre, ordre fondé, dans le cas des discours chrétiens, sur une vision de Dieu comme grand ordonnateur (créateur, législateur, fondement moral, etc.). On peut se demander si cette quête d’ordre n’est pas inhérente à l’expérience religieuse elle-même. Vécue dans une condition humaine marquée par la fragilité de toute chose, la religion serait d’abord reconnaissance pour un ordre reçu et, par-là, conservatrice, mais elle s’accomplirait ensuite dans la réponse à ce don initial, une réponse originale ouvrant à la transformation de l’ordre du monde.»

La conférence de M. Mager sera suivie du lancement de son dernier livre Modernité et religion au Québec. Où en sommes-nous?, publié aux Presses de l’Université Laval, ouvrage collectif qu’il a codirigé avec Serge Cantin (http://www.ftsr.ulaval.ca/profs/rmager/document/mrq.html).

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