Historien et politologue de formation, ancien professeur d’histoire canadienne à l’Université Laurentienne (à Sudbury, en Ontario) et directeur des pages culturelles du Devoir depuis 2002, Jean-François Nadeau avait déjà publié, en 2007, une biographie fort remarquée sur Pierre Bourgault, qui a fait événement.  Il reprend maintenant l’exercice d’analyse avec une autre biographie, mais en plongeant dans de tout autre eaux politiques, où tout à l’inverse il «met en lumière la place qu’occupe la droite extrême dans la fondation du Québec contemporain.»  Et ce singulier personnage d’influence qu’il analyse, c’est Robert Rumilly, l’homme de Duplessis

Une exploration d’une autre facette, plus obscure, de notre histoire sociale, politique et culturelle que celles de sa précédente biographie sur Pierre Bourgaut, disions-nous ?  À vous de juger des ramifications extrêmement diverses de ce qui a tissé notre histoire !  Voici donc la présentation, par Jean-François Nadeau, de cette ombre omniprésente à son époque, que semble avoir été Robert Rumilly :

«L’historien Robert Rumilly, un intellectuel au temps de Duplessis{mosimage}
Né en Martinique, éduqué en Indochine puis en France, Robert Rumilly s’installe au Canada en 1928. Il va y devenir un des historiens les plus prolifiques du XXe siècle, tout en devenant un des proches conseillers de la droite, notamment de Maurice Duplessis. Toute sa vie, Robert Rumilly va s’employer à défendre des idées réactionnaires, au nom d’une conception de la société qui emprunte à celle de son maître, l’idéologue français Charles Maurras. À travers le parcours étonnant de cet homme à la force de travail hors du commun, c’est tout un pan de l’histoire intellectuelle du Québec que l’on découvre.
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Cette philoconférence aura lieu le lundi 15 février à 19h., à l’Église St-James.  Comme à l’habitude, l’entrée est libre et gratuite.