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Bernard Stiegler

Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue : De la pharmacologie

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Bernard Stiegler, «Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.  De la pharmacologie», Flammarion, 2010.

Extrait du compte-rendu d’actu-philosophia :

«L’ouvrage de Bernard Stiegler est d’abord le diagnostic d’une crise dont la première manifestation est une perte du sentiment d’exister.

D’entrée de jeu, Stiegler s’inscrit dans la lignée de quatre textes dont il pointe les convergences et souligne les orientations spécifiques. Paul Valéry, dans «La crise de l’esprit» en 1919 et «La liberté de l’esprit» en 1939, évoque le malaise nourri par la première guerre mondiale et renforcé par l’approche de la seconde : la guerre n’est pas née contre l’esprit mais en son propre sein, science et technologie, principe et idéaux en ont été les aliments et «Tant d’horreurs n’auraient pas été possibles sans tant de vertus». Dans La Krisis, Husserl évoque à son tour une extinction des lumières qu’il impute au clivage grandissant des sciences positives et des questions de sens : Husserl, on le sait, voit dans ce gouffre un effet –des succès de la science galiléenne et fait de la phénoménologie la discipline capable de réconcilier les questions de sens et les questions de fait pour réinscrire les sciences au sein du monde de la vie. Moins optimiste, Freud, dans Malaise dans la civilisation, analyse l’aspect dual du progrès technique : «(…) la technique vient sans cesse compenser un défaut d’être (…) en provoquant chaque fois un nouveau défaut – toujours plus grand.» […]»

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