C`est jeudi, le 19 novembre 2015, à 18h00 à l`Amphithéâtre Ernest-Cormier (K500) du Pavillon Roger-Gaudry qu`a lieu la conférence intitulée « Les défis de la démocratie ». Pour l`occasion, on pourra y entendre trois éminents théoriciens politiques : Pierre Rosanvallon, Michael Sandel et Charles Taylor. Ces mêmes conférenciers reprennent, à ses racines historiques, la réflexion sur la démocratie comme manière de gouverner, comme organisation sociale et économique et comme projet de société. L`événement s`inscrit dans le cadre des « Conférences de la montagne »; il est organisé en partenariat avec la Chaire de recherche du Canada en Éthique publique et théorie politique (détenue par Marc-Antoine Dilhac, professeur au Département de philosophie de l`Université de Montréal) et l`Université de Montréal. La rencontre sera animée par Daniel Weinstock, professeur de droit à l`Université McGill. L`entrée est gratuite.

 

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MESSAGE IMPORTANT

 

En raison des événements tragiques survenus récemment à Paris, Pierre Rosanvallon est contraint d’annuler sa participation à cette conférence.

 

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Repères biographiques

 

Rosanvallon, Pierre

 

Pierre Rosanvallon est un sociologue et historien français; il est également militant politique et permanent syndical. En 1966, il réussit le concours de HEC. En 1969, il est recruté comme conseiller économique de la CFDT. En 1977, il publie avec le philosophe et altermondialiste Patrick Viveret, L`Âge de l`autogestion : Pour une nouvelle culture politique (Seuil). En 1978, il soutient un troisième cycle d`histoire à l`EHESS et commence une carrière d`enseignant-chercheur. En 1982, il crée la Fondation Saint-Simon avec l`historien français François Furet (1927-1997). En 1985, il soutient sa thèse d`État. En 2000, il publie La Démocratie inachevée. Histoire de la souveraineté du peuple en France, (Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires »; Folio Histoire, 2003). Depuis 2001, il occupe la chaire d’histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France tout en demeurant directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). En 2002, il crée « La République des idées », groupe de réflexion, orienté centre-gauche, conçu comme « un lieu de production et d’échange d’idées neuves en Europe et dans le monde ». Depuis 2002, il est membre du Conseil scientifique de la Bibliothèque nationale de France. Depuis 2004, il est également membre du Conseil scientifique de l’École normale supérieure. En 2006, il publie un essai La contre-démocratie : La politique à l’âge de la défiance (Seuil; Points-Essais, no. 598). À partir d’octobre 2007, il dirige le site Internet « La Vie des idées », qui publie des chroniques et essais contribuant au débat d’idées dans de nombreuses disciplines. En 2008, il publie La Légitimité démocratique. Impartialité, réflexivité, proximité (Le Seuil, coll. « Points Essais »). En 2015, il publie Le Bon Gouvernement (Seuil), ouvrage dans lequel il propose des pistes pour reconstruire cette démocratie « épuisée ».

 

Sandel, Michael J.

 

Michael Sandel est un philosophe politique américain. Il est professeur à l`Université Harvard (Cambridge), au sein du département de science politique. On peut rattacher son œuvre au courant communautarien de la philosophie politique américaine, notamment de par le type de critique de la théorie de la justice du philosophe américain John Rawls (1921-2002) qu’il a développé dans Liberalism and the Limits of Justice (Cambridge University Press,1982). En 1999, ce même ouvrage est traduit en français sous le titre Le libéralisme et les limites de la justice (Seuil).  Ses ouvrages sont traduits dans plus de vingt-cinq langues. Sandel s`intéresse aux aspects de la vie moderne qui mettent à mal la solidarité humaine. Ses cours sur la morale politique, qui prennent la forme de dilemmes de la vie moderne, ont été mis en ligne et suivis par des milliers de personnes dans le monde, notamment en Chine, au Japon et en Corée du Sud, où l`auteur a un statut de vedette. 

 

Taylor, Charles

 

Charles Taylor est professeur émérite de science politique et de philosophie à l’Université McGill (Montréal) où il enseigne de 1961 à 1997. Dans les années 1990, son œuvre philosophique prend une stature internationale. À cette époque, il est reconnu comme un des représentants du communautarisme. Taylor place la notion d`identité (individuelle et collective) au centre de la conscience moderne. Sa réflexion se situe au carrefour de nombreux courants de pensée et disciplines : la philosophie analytique, la phénoménologie, l’herméneutique, la philosophie morale, l’anthropologie, la sociologie, la politique et l’histoire. Ses écrits, traduits en 20 langues, portent sur un éventail de questions comme l’intelligence artificielle, le langage, le comportement social, la moralité et le multiculturalisme.

Parmi ses nombreuses publications, en 1989, il publie, Sources of the Self: The Making of the Modern Identity (Harvard University Press). En 1998, ce même ouvrage est publié aux Éditions du Seuil sous le titre : Les Sources du moi : La formation de l`identité moderne. En 1999, il publie La Liberté des modernes (PUF). En 2003, son oeuvre a été couronnée par la première Médaille d’or décernée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. En 2007, il est nommé par le gouvernement du Québec coprésident de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles (dite « Commission Bouchard–Taylor ») avec le sociologue et historien québécois Gérard Bouchard. En 2007 toujours, il publie A Secular Age (Belknat Harvard); ce même livre est publié en français aux Éditions du Seuil sous le titre : l`Âge séculier. De plus, le 14 mars 2007, il reçoit le prestigieux Prix Templeton, qui récompense une contribution décisive à la recherche spirituelle.  En 2010, il publie, avec Jocelyn Maclure, Laïcité et liberté de conscience (Boréal / La Découverte). En 2015, il publie Les avenues de la foi : Entretiens avec Jonathan Guilbault autour de cinq livres qui rendent libres (Novalis, Montréal). Cette année, il a reçu conjointement avec le philosophe et sociologue allemand Jürgen Habermas, le Prix John W. Kluge 2015, décerné par la Bibliothèque du Congrès américain, à Washington.

 

 

 

 

 

Info. :   cdlm.umontreal.ca