Sébastien Charles vient d`être nommé vice-recteur à la recherche et au développement par le conseil d`administration de l`Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) en septembre 2018.

À titre de cadre supérieur, le vice-recteur à la recherche et au développement assiste le recteur dans la direction de l’Université et il participe ainsi à la planification et à la coordination de l’ensemble des activités de l’Université. Comme vice-recteur à la recherche et au développement, il est notamment responsable d’assumer la planification et la réalisation des orientations stratégiques institutionnelles concernant la recherche, la valorisation de la recherche, l’international, le développement institutionnel et le recrutement des étudiants. Enfin, il contribue conjointement, avec le vice-recteur aux études et à la formation, au développement des ressources professorales.

Charles est titulaire d’un doctorat de recherche en philosophie de l’Université d’Ottawa. Il est spécialiste du Siècle des Lumières et de la philosophie française contemporaine.

 

Repères biographiques

 

 

Né en 1971, il fait ses études supérieures à l’Université Nancy-II en France, puis une maîtrise et un doctorat à l’Université d’Ottawa.

En 1999, il est professeur agrégé de philosophie à l’Université d’Ottawa, puis à l’Université de Sherbrooke. La même année, il publie Une fin de siècle philosophique : Entretien avec André Comte-Sponville, Marcel Conche, Luc Ferry, Gilles Lipovetsky, Michel Onfray, Clément Rosset. (Montréal, Liber, 255 p.). Dans cette publication, il interroge six philosophes français sur la place de la philosophie dans nos vies à la veille du troisième millénaire.

De janvier 2001 à janvier 2015, il est professeur titulaire à l’Université de Sherbrooke où il dirige le Laboratoire de recherche sur la pensée moderne, de janvier 2002 à janvier 2014. Ses recherches portent sur l’idéalisme et le scepticisme à l’âge classique.

De 2002 à 2004, il occupe le poste de vice-doyen à la recherche de la Faculté de théologie, d’éthique et de philosophie à l’Université de Sherbrooke.

En 2003, il publie Berkeley au siècle des Lumières : Immatérialisme et scepticisme au XVIIIe siècle (Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque d’histoire de la philosophie », 368 p.). Son étude examine comment fut reçu l’immatérialisme berkeleyen. En 2003 aussi, il publie La Philosophie française en questions. Entretiens avec Comte-Sponville, Conche, Ferry, Lipovetsky, Onfray et Rosset (Paris, Librairie générale française, 318 p.).

En 2004, il dirige un recueil collectif consacré à la pensée moderne, Épistémologie et science selon Berkeley (Québec, PUL, coll. « La République des Lettres », 177 p.). En 2004 également, il participe comme interviewer à l`ouvrage de Gilles Lipovetsky, Les Temps hypermodernes (Paris, Grasset, 196 p.; aussi Le livre de Poche, coll. « Biblio Essais », 2006, 125 p.).

En 2005, il est professeur agrégé de philosophie à l’Université de Sherbrooke. En 2005 aussi, il codirige avec Marc-André Bernier (UQTR), un autre recueil collectif consacré à la pensée moderne, Scepticisme et modernité (Publications de l`Université de Saint-Étienne, 272 p.). En 2005 toujours, il reçoit le Prix Broadview Press de l’Association canadienne de philosophie pour la publication de Berkeley au siècle des Lumières : Immatérialisme et scepticisme au XVIIIe siècle.

En 2007, il publie L’hypermoderne expliqué aux enfants : correspondance 2003-2006 (Montréal, Liber, 156 p.). L`ouvrage est traduit  en portugais (Barcarolla, 2009) et en italien (Bonanno, 2009). La même année, il codirige avec Pierre-Henri Tavoillot, Qu’est-ce qu’une société d’individus ? (Montréal, Liber, 248 p; aussi Paris, Diffusion du nouveau monde, 252 p.). En 2007 aussi, il dirige Repenser la tolérance en contexte multipolaire : un dialogue Nord-Sud incontournable (Sofia, Éd. Est-Ouest). En 2007 également,  l’Agence universitaire de la Francophonie lui décerne le Prix de la Francophonie pour jeunes chercheurs en sciences humaines.

De juin 2010 à mai 2013, il est directeur du Département de philosophie et d’éthique appliquée à l`Université de Sherbrooke. Au sein de cette université, il a également œuvré à titre de professeur titulaire et de vice-doyen à la recherche de la Faculté de théologie, d’éthique et de philosophie.

En 2011, il codirige avec Syliane Malinowski-Charles, Descartes et ses critiques: Actes du colloque international organisé dans le cadre du Congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir – Québec, mai 2008 (Québec, PUL, coll. « La république des Lettres », 294 p.). Ce même ouvrage est à nouveau publié chez Hermann à Paris, en 2014.

En 2013, il devient doyen de la recherche et de la création à l`UQTR, et ce, pour un mandat de cinq ans. Il assiste le vice-recteur à la recherche et au développement, notamment en ce qui a trait à la recherche subventionnée et commanditée. La même année, il dirige Hume et la religion (Hildesheim, Georg Olms Verlag).

En 2014, il dirige en collaboration avec Élodie Argaud, Nawalle El Yadari et Gianni Paganini, Pour et contre le scepticisme. Théories et pratiques de l’Antiquité aux Lumières (Paris, Honoré Champion, coll. « Libre pensée et littérature clandestine », 312 p.).