C`est jeudi, le 27 novembre 2014 à 18h00 à la Librairie-bistro Olivieri à Montréal qu`aura lieu une causerie intitulée « La pensée de Jacques Derrida aujourd`hui ». La rencontre sera animée par Nicolas Lévesque, des Éditions Nota Bene. On pourra y entendre Georges Leroux, professeur émérite au Département de philosophie de l`Université du Québec à Montréal  et Ginette Michaud. L`événement a lieu à l`occasion du lancement des trois livres ci-après.

 

D`abord, les Appels de Jacques Derrida, précédé de Justices, de Jacques Derrida. Ouvrage publié sous la direction de Danielle Cohen-Levinas et Ginette Michaud. Danielle Cohen-Levinas est philosophe et musicologue. Professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheure associée aux Archives Husserl de l’École normale supérieure (ENS), elle a fondé en 2008 le Centre Emmanuel Levinas – Collège des études juives et de philosophie contemporaine. Pour sa part, Ginette Michaud est professeure au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Elle est membre du comité responsable de l’édition du séminaire de Jacques Derrida et a coédité les deux volumes du Séminaire La bête et le souverain (2008 et 2010). Puis, Jacques Derrida. L`art du contretemps par Ginette Michaud, publié aux Éditions Nota Bene, à Montréal. Ensuite, Penser à ne pas voir. Écrits sur les arts du visible (1979-2004) de Jacques Derrida. Il s`agit de textes réunis et édités par Ginette Michaud, Joana Maso et Javier Bassas, aux éditions La Différence, à Paris.

 

 

Jacques Derrida

 

 Jacques Derrida

 

Philosophe français, formé à la phénoménologie, il s`inspire des philosophes allemands Friedrich Nietzsche (1844-1900) qui critique les grandes oppositions conceptuelles et Martin Heidegger (1889-1976), qui critique la détermination du sens de l`être comme présence. Pour sa part, il prolonge la critique de ces deux derniers par une critique de la conception de l`écriture comme substitut de la parole. C`est ainsi que très tôt, il adopte une démarche de critique de la métaphysique (questionnement de ses présupposés) en tant que discours prétendant au savoir absolu.  Conséquemment, son projet consiste dans la « déconstruction » de toute la métaphysique traditionnelle et de ses conditions de fonctionnement considérée comme caractéristique de la pensée occidentale. La déconstruction désigne, chez lui, la critique qu`il fait du logocentrisme du discours philosophique et métaphysique. Sa réflexion tend à montrer que la tradition philosophique, de Platon à Hegel, a systématiquement privilégié la voix et l`oralité comme origine du discours et de la vérité sur l`écriture dans sa matérialité. Il est avec l`écrivain et sémiologue français Roland Barthes (1915-1980) et le philosophe français Michel Foucault (1926-1984) avec qui il publie en 1968 l`ouvrage collectif Théories d`ensemble (Seuil, coll. « Tel Quel »), un de ceux qui ont le plus réfléchi aux problèmes de l`écriture.

 

La suite >