C’est avec tristesse que nous apprenons le décès du professeur Gilles Lane. Le Québec perd un penseur.

À le fréquenter nous apprenions comment le philosophe peut conduire ceux qui le veulent à la connaissance. Il posait les questions qui apportent la découverte. Il ne laissait pas un problème avant d’avoir  trouvé ce qu’il était possible d’être trouvé à son égard.

Sans parler de l’écrivain émérite que nous perdons, chacun pouvait reconnaître en lui le pédagogue, le guide et l’homme affable. Ce philosophe  aimait la vérité mais croyait qu’elle devait ouvrir à l’expérience religieuse.Toujours curieux et chercheur dans l’âme, il aimait toutefois dire qu’il ne faut lire que les ouvrages qui nous attirent plus que ceux qu’on nous recommande.

Clément Loranger
Département de philosophie du Cégep de Trois-Rivières