Plaisir et amour
(exemple d’introduction)

(Sujet amené)
À voir tous les Cupidons qui tentent de nous vendre n’importe quoi en ce temps de la St-Valentin, il est apparent qu’amour rime avec chocolat, aphrodisiaque, passion, plaisir donc. Mais il y a une face cachée à cette lune : l’amour est aussi un âpre combat. Combien de femmes continuent à aimer leur homme dans un climat de violences de toutes sortes ? Combien il y a d’hommes qui persistent à aimer malgré les maux de tête répétés de leur Valentine ? Amour-bonbon ou amour-rose, épines incluses. Cet étrange paradoxe nous amène à la question suivante :

(Sujet posé)
Est-ce que le plaisir est nécessaire à l’amour ?

(Démonstration du caractère philosophique de la question) : 

a)    Le caractère fondamental de la question posée :

Cette question a toutes les apparences d’être philosophique, puisque la réponse à cette question aura des conséquences déterminantes sur notre façon de vivre l’amour ou non. Si je réponds par l’affirmative, je devrai m’évertuer à faire de cette relation une sorte de no man’s land où la recherche de satisfactions sera centrale. Je devrai aussi réfléchir à la nature du plaisir à rechercher. Ça implique également qu’aussitôt le plaisir absent de cette relation, aussitôt l’amour cessera. Faudra agrandir le cimetière des amours-morts pour cause d’hécatombe appréhendé.

b)    Le caractère controversé de la question posée :

De plus, quoi de plus controversée que cette question. Les partisans du nécessaire plaisir invoquent notre vie si courte pour placer un amour comme « ailleurs », le plaisir devant être au cœur de cette expérience, sans quoi ça devient de l’obligation, un devoir familial…  Par contre, les opposants à cette vision vont quant à eux faire appel au réalisme d’un nécessaire compromis : chaque personne est unique et le plaisir de l’un est différent du plaisir de l’autre, il serait donc illusoire d’adhérer à la conception du nécessaire plaisir en amour, qui rendrait tout amour durable impossible, selon eux.