Catherine David, journaliste au Nouvel Observateur et romancière,  nous offre avec  L’homme qui savait tout, une perspective intéressante sur un penseur qui n’est plus guère aujourd’hui connu que de nom : Pic de la Mirandole.

Le roman nous conduit dans les méandres dramatiques de la fin du Quattrocento à Florence, puisque l’histoire de Pic est indissociable de celle de Florence et de l’idéal humaniste dont la cité des Médicis a été le giron.

Laurent le Magnifique (de Médicis de son autre nom) est mort depuis peu.  Son fils, un attardé politique notoire, est incapable de gouverner Florence.  Les armées du roi de France, Charles VIII,  menacent  la cité. Cette dernière est mûre pour la domination d’un fanatique : le terrible moine Savonarole.  Les malheurs qui guettent la ville, il les attribuera à sa dépravation, à son culte des vanités. Le moine entraîne le bon peuple de Florence dans son délire.  Pic, ancien disciple de Savonarole, se prépare à l’affronter.  Il devine derrière le guide spirituel, le fou prêt à tous les maux au nom du bien.  Celui que beaucoup estiment être le plus grand rhéteur de son temps, expert en mille et un sujets, veut mettre tout son art, tout son savoir (qu’on disait sans fond),  au service du salut de la belle Florence, de l’idée qu’il se fait de Florence. La philosophie se prépare à affronter le fanatisme.  Trop tard…

Le roman est plus qu’un récit de la vie de Pic. Il  nous fait goûter à l’atmosphère de la cité qu’on nomma la seconde Athènes.  Une atmosphère sombre il est vrai.

À lire donc pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur cette époque et sur Pic.

Auteur: Catherine David
Editeur: Seuil
Date de parution: mars 2001
Nombre de pages: 480 pages
Format: 15 cm x 22 cm
ISBN 2020387131