A-t-on le droit de rater sa vie ?  Question audacieuse qu’aborde Yann Dall’Aglio dans un livre paru le 7 septembre dernier, dans la nouvelle collection de philosophie «Antidote», aux Éditions Flammarion.

 

Partant avec humour de la déclaration du publicitaire Séguéla qui disait, pour défendre le président Sarkozy, que «si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie», Yann Dall’Aglio tenter d’éclairer les perspectives philosophiques que tout cela soulève, en ayant recours notamment à Aristote, Locke, Sénèque et Job, tout en réfléchissant au sens des notions telles que la réussite, le succès, la félicité, la simplicité et l’ambition.

 

«Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex ? Une Rolex, enfin ! Tout le monde a une Rolex ! Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !»  Grâce à la déclaration de Jacques Séguéla, nous versons notre énième larme phosphatée sur l’authenticité dévoyée, la fin des joies simples et des vraies valeurs, le règne du matérialisme. L’indignation aura été sociale («Quel mépris pour les smicards ou les chômeurs !») ; poéticodomestique («Qu’est-ce qu’une Rolex, à côté du sourire de ma fille ?) ou métaphysique («Et le désir d’éternité ?»).
 Une fois dépassée l’émotion, quelles sont les questions que cet impair a eu le mérite de soulever ?  Pourquoi la richesse n’est pas la félicité ?  Pourquoi culpabiliser le succès ? Prôner la simplicité en oubliant l’ambition ?
 Pourquoi celui qui a réussi dans la vie, en tant que socialement constituée, aurait raté sa vie, faute de l’avoir vécue ?

 

Yann Dall’Aglio enseigne l’amour de la sagesse en région parisienne.
 Une Rolex à 50 ans est son premier livre sur le non-sens de la vie.


Auteur Yann Dall’Aglio
Editeur Flammarion
Date de parution 7 septembre 2011
Collection Antidote
ISBN 978-2-08-126244-7
Pages 124