Article marqué Éthique
Décès de Ronald Dworkin
27/03/13
Le 14 février 2013 est décédé à 81 ans, à Londres, victime d`une leucémie, le philosophe américain Ronald Dworkin. Il fut professeur à Londres et à New York. Il était également connu comme l`un des plus grands spécialistes de la philosophie du droit. Son expertise des constitutions américaine et britannique et sa théorie du droit d`étendaient hors du domaine purement juridique pour en aborder les versants politiques et moraux. En cela, il s`opposait à toute une tradition de philosophie du droit positiviste, étudiant le droit comme une réalité à part entière. Sa contribution la plus marquante à la théorie politique (sa théorie de l`égalité) demeure l`une des positions les plus influentes du XXe siècle. En effet, à gauche de l`échiquier politique américain, il défendait la discrimination positive permettant de dépasser une conception abstraite de l`égalité de droit en accordant à des minorités l`accès à des formations ou fonctions auxquelles elles n`auraient pas accès. À son avis, les individus possèdent de façon plus fondamentale que le droit créé par une législation explicite un certain nombre de droits. Par conséquent, dans la pratique judiciaire, cela se traduit par une priorité accordée aux arguments de principe sur les arguments politiques.
Son œuvre a suscité de nombreuses critiques, qui tiennent à l`importance des questions qu`il soulève : le pouvoir discrétionnaire des juges, l`existence des droits individuels. À ce jour, il mérite d`être reconnu comme l`un des plus éminents spécialistes de la pensée juridique contemporaine. Il était membre de l`American Academy of Arts and Sciences, organisation dédiée à l’enseignement et le progrès des connaissances, qui joue le rôle de société honorifique aux États-Unis.
Conférence de Benoît Garceau
13/11/12
C`est vendredi, le 16 novembre 2012 à 19h30 à la Salle Mélançon du Séminaire St-Joseph, à Trois-Rivières qu`aura lieu la conférence de Benoît Garceau, o.m.i. intitulée « Message spirituel de Maurice Zundel pour notre temps ». Le conférencier est Docteur en philosophie de l`Université de Montréal. L`événement est organisé conjointement par le groupe Rencontre intelligence et foi et la librairie Paulines dans le cadre de la série Repères pour l`essentiel.
Benoît Garceau a suivi les cours du jésuite et philosophe canadien Bernard Lonergan (1904-1984), à l’Université pontificale grégorienne, à Rome, où il fut étudiant de 1952 à 1956. Il a été ensuite professeur au Département de philosophie de l’Université d’Ottawa de 1956 à 1983 et à la Faculté de théologie de l’Université Saint-Paul de 1983 à 1990. Il a été recteur du Séminaire universitaire Saint-Paul de 1986 à 1990 et supérieur provincial de sa communauté, les Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée, de 1990 à 1996. Il est présentement professeur auxiliaire aux deux universités. Il est l’auteur de Judicium. Vocabulaire, sources, doctrine de Thomas d’Aquin (Vrin, 1968), La voie du désir (Médiaspaul, 1997), Le savoir et le sens (Médiaspaul, 2001), L’expérience de Dieu avec Thomas d’Aquin (Fides, 2001), ainsi que de nombreuses contributions à des revues philosophiques.
«Manuel d’éthique», Vinh-De Nguyen et Jonathan Roy
6/05/10
Présentation de l’éditeur :
«Comment agir moralement? Comment vivre pour bien vivre? C’est pour répondre à ces questions fondamentales que se sont construites les théories éthiques de l’Antiquité jusqu’à nos jours.
On peut regrouper ces théories en deux groupes définis chacun par l’adoption et l’érection d’une valeur particulière au rang d’un principe suprême de la moralité. Dans le premier, se retrouvent celles qui tiennent le Bonheur – soit individuel soit collectif – pour la valeur suprême : l’eudémonisme grec, l’éthique rationnel ou égoïste, l’utilitarisme, et l’éthique bouddhiste. Les éthiques du second groupe, qui subordonnent toute valeur au respect de la Dignité, comprennent la morale du devoir de Kant, l’éthique de Hans Jonas, celle de John Rawls et l’éthique des droits.
Dans cet ouvrage, la deuxième partie est consacrée à l’étude des éthiques du Bonheur, la troisième, à l’analyse des éthiques de la Dignité.L’histoire de la pensée éthique n’est pas seulement celle des éthiques normatives (c’est-à-dire les éthiques qui nous définissent les règles du bien-faire et du bien-vivre); elle est encore celle des théories qui dénient à la morale et à toute éthique normative toute prétention à la valeur absolue, à l’universalité et à la vérité. Il ne nous semble pas injustifié de faire un examen de ces conceptions négatrices. La dernière partie de cet ouvrage est donc consacrée à l’étude des conceptions de Marx-Engels et de Nietzsche qui, en dépit de leurs différences, professent le même déni de la morale du point de vue idéologique. On étudiera également le relativisme éthique ainsi que l’émotivisme d’Ayer dans lesquels on retrouve un déni de la morale d’un point de vue épistémologique.
Cet ouvrage se veut un manuel, c’est-à-dire un instrument de travail, de là, l’effort de la part des auteurs pour réaliser la clarté dans les exposés par un langage simple, par le choix des textes d’auteurs, l’établissement d’un glossaire, des exercices et par la présentation des modèles de dissertation éthique.»
Le cours d’Éthique et culture religieuse; un dispositif idéologique pour faire reculer les Lumières.
20/02/09
-Conférence – 13 mars 2009 – Le nouveau programme d’Éthique et Culture Religieuse (ECR) comporte des faussetés, des incohérences internes et des omissions troublantes.
Lors de cette conférence nous exposerons quelques a priori inadmissibles sur lesquels repose ce nouveau programme. Nous démontrerons que ce nouveau programme est en parfait décalage avec les fondements de la modernité et que, conséquemment, il prépare très mal les jeunes générations à leur futur rôle de citoyen autonome et responsable.
Le capitalisme est-il moral ?
10/10/08
En ces jours de difficultés financières, il serait peut-être bon de se questionner sur le rôle du capitalisme dans notre monde. L’efficacité du capitalisme ne devrait-elle pas se soumettre aux règles du juridico-politique ? Est-il tolérable que s’il y a des profits, ils soient privés et que s’il y a des pertes, comme c’est le cas présentement, ce soit à la collectivité de payer ? Ne devrions-nous pas orienter le capitalisme vers un développement durable ou vers un fonctionnement éthique ? Enfin, orienter le capitalisme vers des buts que la morale commune approuve. À ce sujet, on peut notamment lire Le capitalisme est-il moral ? d’André Compte-Sponville, dont un peut avoir un avant-goût en lisant ce résumé.
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