Bernard Stiegler

Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue : De la pharmacologie

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Bernard Stiegler, «Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.  De la pharmacologie», Flammarion, 2010.

Extrait du compte-rendu d’actu-philosophia :

«L’ouvrage de Bernard Stiegler est d’abord le diagnostic d’une crise dont la première manifestation est une perte du sentiment d’exister.

D’entrée de jeu, Stiegler s’inscrit dans la lignée de quatre textes dont il pointe les convergences et souligne les orientations spécifiques. Paul Valéry, dans «La crise de l’esprit» en 1919 et «La liberté de l’esprit» en 1939, évoque le malaise nourri par la première guerre mondiale et renforcé par l’approche de la seconde : la guerre n’est pas née contre l’esprit mais en son propre sein, science et technologie, principe et idéaux en ont été les aliments et «Tant d’horreurs n’auraient pas été possibles sans tant de vertus». Dans La Krisis, Husserl évoque à son tour une extinction des lumières qu’il impute au clivage grandissant des sciences positives et des questions de sens : Husserl, on le sait, voit dans ce gouffre un effet –des succès de la science galiléenne et fait de la phénoménologie la discipline capable de réconcilier les questions de sens et les questions de fait pour réinscrire les sciences au sein du monde de la vie. Moins optimiste, Freud, dans Malaise dans la civilisation, analyse l’aspect dual du progrès technique : «(…) la technique vient sans cesse compenser un défaut d’être (…) en provoquant chaque fois un nouveau défaut – toujours plus grand.» […]»

La suite >

Patricia Nourry

Jouez hautbois, résonnez musettes!

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NDLR : Notre collègue et amie Patricia Nourry a publié, dans l’édition du 24 décembre du Devoir, un très bel article : «Le temps des Fêtes… et des désastres» (titre d’origine : «Jouez hautbois, résonnez musettes!»).

Cet article est son second «Devoir de philo», coordonné par Antoine Robitaille pour Le devoir.  Elle y avait précédemment publié «Pascale chez les cigales» et elle est aussi notamment l’auteure de «L’esprit des Humanités» et de «Bientôt les vacances».

Pour lire l’intégralité de son dernier texte, cliquez ici

WikiLeaks

Éthique appliquée – Wikileaks, Machiavel, le confort et l’indifférence (+AJOUT)

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Petite note sur deux sujets différents autour de la pensée de Machiavel, qui peuvent intéresser les professeur(e)s abordant Machiavel dans le cours d’éthique.

Le confort et l’indifférence
Confort et indifférence«Le confort et l’indifférence», œuvre bien connue du cinéaste Denys Arcand, quoique ce film n’a peut-être pas toute la charge sociale de son documentaire «La lutte des travailleurs d’hôpitaux» ou la charge affective de la question de la transmission dans les «Invasions barbares», cette œuvre disions-nous, «Le confort et l’indifférence», contient maints clins d’oeil à des passages de Nicolas Machiavel.  Pour les professeur(e)s qui abordent Machiavel dans le cours d’éthique, mentionnons au passage que ce film de Denys Arcand est disponible gratuitement en ligne sur le site de l’ONF (109 min.).

Wikileaks

«[…] nous jouons en ce moment même
une partie très importante au terme de laquelle
nous saurons si nous sommes toujours des citoyens,
ou si au contraire nous ne sommes plus que les sujets passifs
d’une oligarchie financière et politique qui se méfie de nous
mais refuse que nous nous méfions d’elle,
qui nous gouverne et refuse que nous la maîtrisions.»
– Jean Noël Lafrargue (source)

Par ailleurs, avec Wikileaks, il semble que l’actualité suscite à nouveaux frais des réflexions sur le «jeu» de «l’enceinte» du politique.

Pour les personnes qui veulent en savoir un peu plus sur ce qui émerge du continent Web à ce sujet, parmi les nombreuses références disponibles, je me permets d’en signaler quatre :

D’abord, du côté des blogues :
–> «Suite de la fuite», par Jean-Noël Lafarge (Maître de conférences associé à l’Université Paris 8 et bien d’autres choses), qui synthétise de nombreuses considérations émises au sujet de ce qui se joue.
–> «Le ban de Wikileaks» (et «Ligne de démarcation»), par Martin Lessard (notamment Chargé de cours à l’UQAM en «architecture des médias et des réseaux»), qui resitue Wikileaks dans la perspective de la «tribu humaine».

Et du côté des médias, mentionnons notamment :
–> «En finir avec le secret et la raison d’État», par Dominique Cardon (sociologue), publié dans Le Monde.

–>   «Live with the WikiLeakable world or shut down the net. It’s your choice», par John Naughton (professeur en «public understanding of technology» à l’Open University, au Royaume-Uni), publié dans The Guardian.

Face à l’actualité, nous manquons toujours de reculs.  Sans doute que le temps nous dira si cette actualité qui se déroule sous nos yeux constitue quelques lignes lancées, ou quelques bouts de pain dans la marre aux canards, dans un confort et une indifférence.