Exemple de la section de problématisation, avec les concepts «Opinion» et «Vérité»

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Opinion et vérité
(exemple d’introduction)

(Sujet amené + référence historique) 
Au Ve  siècle avant Jésus-Christ, Socrate et les sophistes s’interrogeaient sur la valeur à accorder aux différentes opinions. Alors que Socrate s’efforçait de trouver des définitions véridiques et universelles concernant des vertus comme la justice; les sophistes soutenaient au contraire que la vérité est relative, estimant que toutes les opinions se valent. Environ 2500 ans plus tard, le débat est toujours présent, mais beaucoup plus sanglant. En effet, les attentats dirigés par Ben Laden et dont ont été victimes les États-Unis le 11 septembre 2001 indiquent qu’on ne s’entend toujours pas sur une vérité universelle. Cette situation m’amène à me poser la question suivante :

(Sujet posé) 
Des opinions divergentes sur un même sujet peuvent-elles être aussi vraies l’une que l’autre ?

(Démonstration du caractère philosophique de la question) :
a)    Le caractère fondamental de la question posée :

Si je réponds par l’affirmative, alors cela signifie qu’il sera toujours impossible de trouver une définition, une vérité universelle, ce qui implique qu’une entente entre tous les peuples, tous les êtres humains est irréalisable. La guerre sera donc inévitablement toujours présente sur la Terre.

b)    Le caractère controversé de la question posée :

Certains comme Socrate, affirment que des opinions différentes ne peuvent être toutes deux porteuses de vérité, car la vérité en tant que telle ne doit comporter aucune contradiction, or des opinions contraires sont basées sur un ensemble de contradictions. 2. L’antithèse et son argument : Alors que d’autres, comme les Sophistes, croient que des opinions divergentes peuvent être aussi vraies l’une que l’autre, car nos opinions proviennent de nos impressions, qui elles ont bien une réalité et en cela ne peuvent être fausses; or il peut y avoir autant d’impressions concernant une même chose que de personnes pour en juger.

Exemple de la section de problématisation, avec les concepts «Plaisir» et «Amour»

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Plaisir et amour
(exemple d’introduction)

(Sujet amené)
À voir tous les Cupidons qui tentent de nous vendre n’importe quoi en ce temps de la St-Valentin, il est apparent qu’amour rime avec chocolat, aphrodisiaque, passion, plaisir donc. Mais il y a une face cachée à cette lune : l’amour est aussi un âpre combat. Combien de femmes continuent à aimer leur homme dans un climat de violences de toutes sortes ? Combien il y a d’hommes qui persistent à aimer malgré les maux de tête répétés de leur Valentine ? Amour-bonbon ou amour-rose, épines incluses. Cet étrange paradoxe nous amène à la question suivante :

(Sujet posé)
Est-ce que le plaisir est nécessaire à l’amour ?

(Démonstration du caractère philosophique de la question) : 

a)    Le caractère fondamental de la question posée :

Cette question a toutes les apparences d’être philosophique, puisque la réponse à cette question aura des conséquences déterminantes sur notre façon de vivre l’amour ou non. Si je réponds par l’affirmative, je devrai m’évertuer à faire de cette relation une sorte de no man’s land où la recherche de satisfactions sera centrale. Je devrai aussi réfléchir à la nature du plaisir à rechercher. Ça implique également qu’aussitôt le plaisir absent de cette relation, aussitôt l’amour cessera. Faudra agrandir le cimetière des amours-morts pour cause d’hécatombe appréhendé.

b)    Le caractère controversé de la question posée :

De plus, quoi de plus controversée que cette question. Les partisans du nécessaire plaisir invoquent notre vie si courte pour placer un amour comme « ailleurs », le plaisir devant être au cœur de cette expérience, sans quoi ça devient de l’obligation, un devoir familial…  Par contre, les opposants à cette vision vont quant à eux faire appel au réalisme d’un nécessaire compromis : chaque personne est unique et le plaisir de l’un est différent du plaisir de l’autre, il serait donc illusoire d’adhérer à la conception du nécessaire plaisir en amour, qui rendrait tout amour durable impossible, selon eux.

Exemple pour la formulation et l’explication de l’argumentation

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Exemple pour la formulation de l’argumentation
Formulation du lien entre la thèse et l’argument («je crois que p parce que q») :
Je crois que la démocratie est un système politique défaillant, parce que la majorité des individus ne sont pas en mesure de déterminer quelles sont les bonnes décisions à prendre.

(Notons ici que l’explication de l’argument sera très importante : est-ce parce qu’on suppose que la majorité des gens sont des idiots?  Est-ce que l’éducation ne fait pas justement en sorte que la majorité est suffisamment instruite pour juger?)

Explication du lien entre la thèse et l’argument : 
Pour prendre une bonne décision, les bonnes intentions ne suffisent pas, il faut aussi avoir une bonne connaissance du sujet en question.  C’est d’ailleurs pourquoi on dit parfois que «l’enfer est pavé de bonnes intentions».  Cependant, les décisions politiques couvrent une très large variété de sujets et d’enjeux.  Or, ces enjeux comportent non seulement des controverses concernant la manière de tenter de les aborder et de les régler, mais en plus ceux-ci sont souvent complexes (après tout, si les solutions étaient si évidentes, on les aurait déjà appliquées).  Le problème ici, c’est qu’il n’est pas vraiment possible de bien connaître tous les dossiers, puisqu’il y en a tout simplement trop pour le temps dont on peut disposer, en tant que citoyen, pour fouiller chacun de ceux-ci.  Par conséquent, si la majorité n’est pas apte à prendre les bonnes décisions, ce n’est pas parce que la majorité serait composée d’idiots et ce n’est pas non plus parce que la majorité n’aurait pas l’éducation nécessaire.  C’est plus simplement (ou plus humainement), parce que la majorité ne dispose tout simplement pas du temps nécessaire pour bien connaître tous les dossiers qui seront impliqués par les prises de décisions.

Exemple de l’argument :

Par exemple, la majorité des gens vont travailler 40 heures par semaine.  À cela s’ajoutent parfois des contraintes familiales, ainsi que du temps pour des loisirs.  En fin de compte, lors d’élections par exemple, il devient difficile de disposer du temps nécessaire pour lire à fond tous les programmes politiques de tous les partis.  Mais encore là, lire les programmes n’est pas suffisant, puisqu’il faudrait aussi s’assurer qu’ils ne contiennent pas de sophismes de caricature.  Et pour le savoir, il faudrait pouvoir s’informer à fond sur les sujets et sur l’état des lieux dans la réalité, «sur le terrain», en s’assurant d’en saisir tous les aspects.  Or, on ne peut pas faire cela pour tous les sujets : santé, éducation, environnement, économie, etc., car ça deviendrait un travail à temps plein.  Par conséquent, on se prononce davantage sur la base d’impressions et de connaissances partielles que sur la base d’une véritable connaissance de toutes les implications.
Formulation de l’objection («certains pourraient m’objecter que non-p, parce que x) :
Par contre, certains pourraient m’objecter que la démocratie n’est pas un système politique défaillant, car au contraire elle rend plus difficile la prise de contrôle par des «spécialistes» qui pourraient être tentés de privilégier leurs propres intérêts lors de décisions politiques.…(refaire les mêmes étapes que pour ce qui précède)…