La Perte et l’héritage, un essai sur l’éducation par les grandes œuvres

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[NDLR: nous reproduisons ici un communiqué des éditions Boréal, à l’occasion de la publication de l’essai de Raphaël Arteau McNeil intitulé «La perte et l’héritage»]

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« L’éducation a toujours été l’exercice d’une forme d’autorité, et la génération lyrique a rêvé d’un monde sans autorité. L’une ou l’autre devait donc céder. Ce fut l’éducation, et les slogans scandés dans les années 1960 sont devenus les dogmes de la pédagogie moderne : les enfants naissent libres, il faut les laisser eux-mêmes construire leurs savoirs sans brimer leur élan naturel. […] Si, comme le veut Roland Barthes, un classique est simplement un auteur qu’on enseigne dans les classes, ce sont les syllabus de cours, donc les professeurs, qui font les classiques. Discréditer les classiques et octroyer une liberté absolue au professeur, à l’individu professeur, a été une seule et même chose. C’est ainsi que nous, de la génération déshéritée, avons lu tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi, selon les goûts et les caprices de nos professeurs. Une éducation dite libre est inévitablement une éducation bigarrée et éclatée, sans cohérence ni corpus commun. »

Raphaël Arteau McNeil propose ici une défense et une illustration de ce qu’il appelle « l’éducation par les grandes œuvres ». Constatant lucidement la perte qu’a représentée pour les jeunes générations le fait d’éradiquer presque complètement des programmes scolaires, au nom d’une modernisation et d’une démocratisation à courte vue, toute initiation comme toute référence à la « grande » culture occidentale, l’auteur propose non pas un illusoire retour en arrière, mais la simple réactivation de cet héritage injustement oublié, la redécouverte de ses beautés, de ses vérités toujours actuelles et de la liberté dont il est plus que jamais le porteur privilégié.

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Bribes de réflexion autour du jour de la dernière Pâque

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Pour la culture ambiante, la fête de Pâques est souvent réduite à n’être presque rien d’autre qu’un amusement avec les lapins et les cocos en chocolat.

 

Pour la contreculture, c’est devenu une occasion pour dénoncer l’un des hameçons du capitalisme qui y déploie une orgie de sucre en attendant le prochain party qui sera annoncé dès le lendemain dans les vitrines des magasins.

 

Pour le chrétien, Pâques est un rappel du jour de la résurrection du Christ lors de la dernière Pâque (sans « s ») sous l’Ancienne Alliance, qui instaure grâce à la substitution sacrificielle du Christ une « passover » (Pessa’h) établissant une Nouvelle Alliance, abolissant du même coup la séparation entre le laïc et le clergé puisque tous les disciples du Christ participent à son œuvre.

 

Pour le cynique, peut-être trouvera-t-il de son côté qu’à son goût, au travers de tout ça le monde met bien du temps à se désenchanter.

 

Est-ce que la philosophie peut en dire quelque chose ?

Probablement.

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