Décès
Décès de Jean-Claude Leclair
18/05/13
Le 10 février 2013 est décédé, à Trois-Rivières, à l`âge de 72 ans l`enseignant retraité Jean-Claude Leclair des suites d`une longue maladie. Marié à Brigitte Demuynck, il laisse dans le deuil ses deux enfants : Natacha et Olivier ainsi que ses petits-enfants Xavier et Raphaëlle Leclair.
Il naît le 20 septembre 1940 dans la municipalité de Lemieux, près de Victoriaville dans la région des Bois-Francs. Il est le fils de Lucien Leclair et de Anne-Marie Beaudoin et l`ainé d`une famille de treize enfants. Il effectue ses études primaires à Princeville. Il poursuit ses études classiques au Collège Notre-Dame-des-Servites, à Ayer`s Cliff dans la région des Cantons-de-l`Est. Puis, il passe une année au Noviciat des Pères Servites à Montréal. Ensuite, il étudie trois ans à l`Université Saint-Paul d`Ottawa, en Ontario. Par après, il part étudier pendant cinq ans à l`Université catholique de Louvain (UCL), en Belgique. C`est là qu`il rédige sa thèse de doctorat sur le philosophe français Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808) sous la direction de Jacques Étienne. Durant son séjour en Europe, il effectue de nombreux voyages en Italie, notamment à Pérouse, où il obtient un diplôme d`Italien. Le 31 juillet 1969, il revient à Trois-Rivières, en Mauricie.
Décès de Ronald Dworkin
27/03/13
Le 14 février 2013 est décédé à 81 ans, à Londres, victime d`une leucémie, le philosophe américain Ronald Dworkin. Il fut professeur à Londres et à New York. Il était également connu comme l`un des plus grands spécialistes de la philosophie du droit. Son expertise des constitutions américaine et britannique et sa théorie du droit d`étendaient hors du domaine purement juridique pour en aborder les versants politiques et moraux. En cela, il s`opposait à toute une tradition de philosophie du droit positiviste, étudiant le droit comme une réalité à part entière. Sa contribution la plus marquante à la théorie politique (sa théorie de l`égalité) demeure l`une des positions les plus influentes du XXe siècle. En effet, à gauche de l`échiquier politique américain, il défendait la discrimination positive permettant de dépasser une conception abstraite de l`égalité de droit en accordant à des minorités l`accès à des formations ou fonctions auxquelles elles n`auraient pas accès. À son avis, les individus possèdent de façon plus fondamentale que le droit créé par une législation explicite un certain nombre de droits. Par conséquent, dans la pratique judiciaire, cela se traduit par une priorité accordée aux arguments de principe sur les arguments politiques.
Son œuvre a suscité de nombreuses critiques, qui tiennent à l`importance des questions qu`il soulève : le pouvoir discrétionnaire des juges, l`existence des droits individuels. À ce jour, il mérite d`être reconnu comme l`un des plus éminents spécialistes de la pensée juridique contemporaine. Il était membre de l`American Academy of Arts and Sciences, organisation dédiée à l’enseignement et le progrès des connaissances, qui joue le rôle de société honorifique aux États-Unis.
Décès de Jean-Bertrand Pontalis
22/01/13
Le 15 janvier 2013 est décédé, à Paris, à l`âge de 89 ans le philosophe et psychanalyste français Jean-Bertrand Pontalis. Agrégé de philosophie, docteur en psychologie, ancien chargé de cours au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) puis à l`École pratique des hautes études, il était une immense figure intellectuelle française. Il fut également l`un des élèves du psychiatre et psychanalyste français Jacques Lacan (1901-1981) dont il publia une transcription des premiers séminaires dans le Bulletin de psychologie. Il sera aussi l`un des rares psychanalystes, avec Maud Mannoni (1923-1998), elle-même élève de Lacan, à signer le « Manifeste des 121 » titré « Déclaration sur le droit à l`insoumission dans la guerre d`Algérie, publié le 6 septembre 1960 dans le magazine Vérité-Liberté. Menacé en cela d`un blâme, il fut défendu par le philosophe français Maurice Merleau-Ponty (1908-1961), dont il était proche, qui allèguera qu`un fonctionnaire peut signer une pétition.
Il naît le 15 janvier 1924, à Paris. Il grandit dans le milieu de la bourgeoisie parisienne. Il est l`arrière petit-fils du publiciste et homme politique français Antonin Lefèvre-Pontalis (1830-1903) et le petit-neveu de l`industriel français Louis Renault (1877-1944). Toutefois, il n`aime guère qu`on lui rappelle sa généalogie, dont il fait néanmoins état dans ses récits autobiographiques. Il fait ses études secondaires au Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine où, en 1941, il est l`élève du philosophe français Jean-Paul Sartre (1905-1980) qu`il continue d`ailleurs de fréquenter au Café de Flore dans le quartier Saint-Germain-des-Prés. Ses études supérieures s`accomplissent au lycée Henri-IV et à la Sorbonne, à Paris. En 1945, il obtient un diplôme d`études supérieures en philosophie avec un travail sur le philosophe hollandais Baruch Spinoza (1632-1677), sous la direction du philosophe et historien de la philosophie Henri Gouhier (1898-1994).
Décès de Claude Lévesque
3/04/12
Le 22 mars 2012 est décédé à l`âge de 85 ans à l`hôpital Pierre-Le Gardeur (Terrebonne), le philosophe québécois Claude Lévesque. Né à Montréal, il détient une maîtrise en sciences médiévales, une licence en théologie ainsi qu`un doctorat en philosophie de l`Université de Montréal. De 1960 à 2002, il est professeur au département de philosophie de l`Université de Montréal. Durant sa carrière, il s`intéresse à l`importance du motif de l`écriture dans la mise en question de la philosophie traditionnelle, décortiquant notamment l`œuvre des philosophes allemands Friedrich Nietzsche et Martin Heidegger ainsi que de l`essayiste français Maurice Blanchot et du philosophe français Jacques Derrida.
Entre 1957 et 1960, durant ses années d`étude en psychologie, il découvre l`œuvre freudienne. En 1963, à Paris, il assiste, en même temps que Jacques Derrida (1930-2004) au séminaire du psychiatre et psychanalyste français Jacques Lacan (1901-1981). En 1989, il est élu à la Société royale du Canada. En 1991, il devient membre de l`Académie des lettres du Québec (ALQ). En 2002, il reçoit le Prix Spirale pour son essai Par-delà le masculin et le féminin (Aubier,2002). En 2004, il collabore à la publication Cahier de l`Herne, no. 84 « Jacques Derrida » en y faisant paraître le texte « Au nom du réel ». En 2005, il est l`instigateur du 23e Colloque des écrivains qui se tient le 4 novembre de la même année sous le thème « Qu`en est-il des intellectuels aujourd`hui ? ». Cet événement est organisé par l`ALQ au Centre de Montréal des Archives nationales du Québec. De 2005 au 7 avril 2008, il assume les responsabilités de vice-président de l`Académie des lettres du Québec. Parallèlement à son enseignement, il réalise plusieurs séries d`émissions culturelles à la chaîne FM de la Société Radio-Canada.
Décès de Lucien Jerphagnon
4/02/12
Le 16 septembre 2011 est décédé à l`âge de 90 ans, victime d`un cancer, l`historien français de la philosophie Lucien Jerphagnon à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Son épouse Thérèse, sa « meilleure moitié », comme il aimait l`appeler, lui a communiqué son amour pour l`Espagne dont elle enseignait la langue. Il avait un frère cadet, le physicien Jean Jerphagnon (1936-2005). Il était le spécialiste de saint Augustin dont il a dirigé la traduction des Oeuvres complètes dans la « Bibliothèque de la Pléiade », chez Gallimard. Il s`est aussi consacré à l`étude de la transition du polythéisme au christianisme dans l`Empire romain. Il était également le disciple et l`ami du philosophe français Vladimir Jankélévitch (1903-1985), lui-même imprégné de culture grecque et judéo-chrétienne. Il était de même proche de Pierre Grimal (1912-1996), spécialiste de la civilisation romaine, de l`historien Paul Veyne, spécialiste de la Rome antique et de l`helléniste française Jacqueline de Romilly (1913-2010). Il a été aussi le professeur du philosophe français Michel Onfray durant ses études de philosophie.
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